Test Rossignol Escaper 97 Nano 2025

Note moyenne : 8,7/10
siewicz

Un Zero G 95 en mieux

Rossignol Escaper 87 nano
Avis sélectionné
Profil du testeur : 34 ans | 1,80m | 65kg | Expert | Aime
Taille testée : 176
Acheté : en ligne
Conditions du test : Une saison, toutes condis, toutes neiges, env. 20 000m D+

Points forts

Comportement général
Couleurs modèle femme plus jolies
Solidité
Semelle noire (merci Rossignol)

Points faibles

Trop fort

Contexte

Ces Rossignol Escaper 97 Nano viennent en remplacement de mes Dynastar M-Tour 99, dont je pense que ce sont les meilleurs skis de rando actuellement en circulation (rien que ça), mais qui ont quelques soucis de fiabilités. Après 2 saisons, un allé-retour en SAV puis une autre saison, je préfère les quitter et prendre une paire qui se rapproche le plus possible des MT99, un peu de solidité en plus. 

Sur le papier, l'Escaper 97 Nano est ce ski : il sort du même moule que le M-Tour d'une production commune Ross-Dynastar. La construction ressemble et il embarque en plus un renfort titanal, ce qui met en confiance sur la solidité.

Sur le terrain, le Nano et le M-Tour sont deux faux jumeaux au tempérament très différent; bonne lecture !


Caractéristiques

  • Taille 176cm
  • Poids annoncé à 2,6Kg la paire, pesés à 2,7Kg ou 3,5Kg la paire skis-fix-peaux
  • Côtes 126-97-116 mm
  • Rayon 20m
  • Grand rocker spatule - cambre normal - léger rocker talon
  • Construction champs droits, noyau Paulownia + fibres de basalt + renfort titanal

En réalité, les côtes sont exactement les mêmes que le M-Tour (vérifié en les posant l'un contre l'autre) et on est plutôt vers 98,5mm au patin. Notez que c'est le modèle féminin et qu'il est identique au modèle homme en 177 (hormis la déco).


En montée

Avec 3,5Kg la paire fixée et peautée, on reste dans ce qui se fait de léger pour cette largeur au patin : c'est identique à mes anciens 0G et 100g de moins que les Dynastar. Encore une fois, pour presque 100 au patin c'est top.

Je remarque cependant quelques différences avec les Dynastar. Dès la 1ère montée, la spatule me semble plus longue et évidement plus dure à manier sur des virages courts. Côté conversion en revanche, RAS c'est léger et maniable.

En accroche dans le gelé je n'ai rien ressenti de particulier, le ski met en confiance et ne glisse pas intempestivement.

Le portage est très confortable, pas de différence avec mes anciens skis de rando.


En descente

Bien que le shape soit identique au Dynastar, le comportement est très différent. On est plus proche d'un ZeroG 95 qui déjauge (sans dec, pour de vrai) que du M-Tour 99 qui est un allrounder joueur.

En effet, la spatule -au ressenti "plus longue"- demande de l'attention : avis aux skieurs aimant un comportement alpin (entendre "ça se skie en appuis languette"). Ils tolèrent moins bien les appuis centrés que j'avais adopté sur le 99. Étonnant car le point de montage est le même, mais sachant cela, je l'aurais monté plus en avant.

Côté talon il n'y a pas grand chose à dire. Il se fait oublier, dans le bon sens du terme : ni trop présent ni pas assez.

La rigidité met en confiance sur le dur. Les skis ont du renvoi sur piste, dans les neige dures et de printemps (peu présent sur le Dynastar) et demandent à ce qu'on leur rentre dedans. D'ailleurs il vaut mieux, c'est assez exigeant comme programme pour les jambes (techniquement et musculairement). Les skis aiment qu'il y ait quelqu'un à bord, gare aux relâchement au mauvais moment.

J'ai d'ailleurs fait l'essentiel de la saison avec mes grosses chaussures, des Tecnica Zero G Tour Pro qui tiennent bien mieux le ski que mes Scarpa F1 XT ou mes Fischer Travers Pro 2 qui sont plus facilement mises à mal par la rigidité du ski, notamment sur les neiges changeantes, où l'on se fait facilement chahuter si on est pas réveillé.

Curieux, je les ai même emmenés en station et ils étaient loin d'être hors de leur zone de confort. Toute comparaison avec une vraie paire d'alpin mis à part, on peut envoyer assez fort et finir frais à la fin de la journée. Ça carve, ça tourne sec et ça encaisse une quantité raisonnable de traffolle.


Conclusion

L'Escaper 97 Nano me fait beaucoup penser à son aîné alpin, le Rossignol Sender 106 Ti qui est un ski au tempérament "sérieux", qui prône l'efficacité plus que le plaisir.

Il est selon moi un mix entre un Zero G 95 et le M-Tour 99 dont il partage le shape. Il est rigide et très adapté aux neiges dures. Il est à l'aise dans le raide et au printemps. La spatule généreusement dimensionnée lui apporte de la portance en poudre qui manque cruellement au Blizzard mais il perd le caractère joueur du Dynastar.

Pour qui ?

Sans hésitation, pour ceux qui veulent un Zero G95 qui déjauge.

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