Test Blizzard Zero G 95 2019

39 tests Blizzard Zero G 95.

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Note moyenne : 8,8/10
englarus2

Ce sont les skis qui ont accompagné mes meilleures sessions

Blizzard Zero G 95
Avis sélectionné
Profil du testeur : 40 ans | 1,86m | 74kg | Expert | Die
Taille testée : 178
Acheté : 360€ en ligne
Conditions du test : Un peu toutes conditions.

Points forts

Légers
Parfaits en poudreuses pour de grandes courbes
Joueurs malgré la taille

Points faibles

Il faut la technique et le physique pour les maitriser dans les conditions plus difficiles

Après plus de trois décennies de ski et de snowboard, je me mets enfin au ski de randonnée, avec ces skis - en 178.

Montés avec des Marker Kingpin 13, dans l'optique de pouvoir les utiliser sur piste également une fois la pandémie dernière nous, je les ai étrennés sur une dizaine de sortie. Des sorties courtes pour me dérouiller les jambes, et des sorties un peu plus longues, pour chauffer les cuisses.

J'utilise des peaux colltex, que j'ai ajustées à la taille des skis.

Première impression, en les déballants : les skis (j'ai les bleus) sont à la fois sobres et beaux, et surtout incroyablement légers (surtout par comparaison à ma paire habituelle de Dupraz, qui font vraiment paquebots à côté).

Deuxième impression, une fois remisés : le top sheet me semble un peu fragile. Après quelques sorties, il y a déjà des rayures, voire de petits bouts qui s'éfilochent. Rien de grave, c'est de l'usure sans conséquence, mais ça pose des questions sur le long terme.

Troisième impression, en montant : ça monte bien. Vraiment. Quand la trace est faite, c'est même incroyablement facile, léger. Je me surprends à monter des dénivelés qui me rebutent habituellement en course à pied. On monte comme on marcherait, en fait. Le poids ne se fait pas sentir, c'est fluide, un vrai plaisir.

Sans trace, évidemment, c'est moins évident - une sortie avec 1000 m de dénivelé positif dans 30 cm de poudreuses, littéralement seul (à part un groupe de 3 qui me rattrape... avant de bifurquer sur un autre itinéraire au bout de 30 mètres...) me l'a rappelé. Là, c'est une autre affaire - mais les skis ne sont pas vraiment en cause : j'étais seul, sans aucune aide pour la trace, dans des grosses conditions. Et à vrai dire, les cuisses ont chauffé, mais je n'ai pas souffert au-delà avec des courbatures pendant des jours, bien que j'ai senti passer un peu d'acide lactique dans les jambes.

Quatrième impression, à la descente : WOUAH. Mes meilleures sessions. Les skis déjaugent seuls, on allonge les grandes courbes sans soucis et la vitesse vient vite. On peut la tenir sur la durée, dans la pente. Le pied total.

En conditions traffolées, ça peut devenir une autre histoire : je n'ai pas un gros gabarit et les skis sont un peu grands pour moi, je pense. En conditions printanières, c'est un régal. 

Avec une neige croutée dessus et molle dessous, ils sont même impossibles à skier, mais là encore, à moins d'être Candide, ou un coureur du freeride world tour : ce n'est pas le skis qui est en cause, mais le skieur.

Bref : je suis fan, archi fan. 

Pour qui ?

De (très) bons skieurs, qui veulent faire de la randonnée (soit exclusivement, soit en complément)

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