Test Blizzard Rustler 10 2018

26 tests Blizzard Rustler 10.

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Note moyenne : 9,2/10
Hudd
Par Hudd

Performance et polyvalence sont ses maîtres mots

Blizzard Rustler 10
Avis sélectionné
Profil du testeur : 27 ans | 1,75m | 65kg | Expert
Taille testée : 188
Acheté : en ligne
Conditions du test : Toutes neiges, tout terrains, tout temps

Points forts

Légèreté
Rigidité flexion et torsion
Aisance sur tout les terrains

Points faibles

RAS

Durant ce test, je vais faire une comparaison avec les Blizzard Peacemaker, les Blizzard Cochise 2013 et les Faction Prime 3.0 (test en cours de réalisation) – à savoir que les anciennes versions des Cochise sont différentes de celles sur le marché actuel.

Pour cet hiver 2018, Blizzard a revu entièrement sa gamme de skis Freeride possédant un rocker à l’arrière. Effectivement, aurevoir Peacemaker et Gunsmoke, dites bonjour à la gamme Rustler.

Pour avoir testé les deux prédécesseurs, je peux comprendre cette idée de les changer totalement. Je pense qu’ils ont voulu redonner un caractère un peu plus alpin et sérieux qui leur correspond mieux, et ils ont eu raison. Je m’explique…

Non pas que les Peacemaker et Gunsmoke aient été de mauvais skis, loin de là. Cependant, il est vrai que le rocker arrière très développé cumulé a une certaine souplesse, faisait perdre le caractère des skis par rapport au reste de la gamme Freeride. Si on aime Blizzard à la base, c’est entre autres pour la puissance de leurs skis. Or, dans le cas présent on pouvait parfois se demander où était l’essence même de la marque. Ces deux anciens de la marque n’en restaient pas moins efficace pour les skieurs solides aimant aller vite, tournicoter dans les airs et sauter de grosses barres.

Durée du test à ce moment : 15 sorties environs, toutes conditions, tous terrains, alpin et rando.

Chaussures utilisées
: Nordica Strider 120 dyn.



  • PASSONS À LA PARTIE TECHNIQUE :


Taille choisie : 188 (longueur réelle avec rockers : 186.5)

Rockers : Long à l’avant, court à l’arrière (voir photos)

Poids sans fixation : 1950g par ski.

Poids avec fixations (Shift) : 2800g par ski.

Flex au touché : Bien dosé, avec un patin très solide et petit à petit une diminution du flex vers les extrémités, je dirais 7/10 spatule et 8/10 au talon. En prenant comme référence l’ancien Cochise 193 a qui je mettrai à 9,5/10 en talon (il y aura toujours plus rigide). Bref on a quelque chose d’assez raide sous le pied sans être une barre à mine (ce n’est pas le but).

Position des fixations : Sur le repère constructeur : à 86cm du talon.

Pourquoi les avoir montés en Shift ? Tout d’abord parce que j’avais une paire à placer et deuxièmement car j’ai toujours voulu avoir une paire de skis de rando solide mais pas trop lourde, hors Low tech et fixations à plaque (en fait, ça ne laisse pas trop de choix).

Je suis ravi de la position constructeur, je n’en ai pas essayé d’autre et n’en vois pas l’intérêt puisque les skis fonctionnent à merveille dans cette position.



  • ET EN SKIANT ÇA DONNE QUOI ?

   SKIABILITE SUR TERRAIN DAME ET PRÉPARÉ


En 188, la largeur au patin est de 104mm, ce qui reste tout à fait convenable pour passer une partie de la journée sur piste. La prise d’angle se fait très facilement, dès lors qu’on pousse sur les genoux. J’arrive à apprécier la conduite coupée et carving sans trop me soucier du reste (petits et longs virages). En appuyant dessus le ski se déforme et libère une énergie très convenable pour ce type de matériel (chose qui n’était pas évidente sur le peacemaker). Si par hasard vous êtes adepte des virages relativement courts sur piste, ce produit devrait vous intéresser, sa capacité à tailler est remarquable.

L’ensemble rigidité et solidité en torsion avec cette plaque titanal « découpée » rend l’ensemble solide, facile et fonctionne parfaitement.


   PISTE NON DAMEE, BOSSES ET TRAFOLLE :


Dans ce terrain, j’ai skié tout droit et en mode « ski de bosse », pour me faire une idée. Finalement, c’est bien dans les deux cas. Il manque quand même un peu de rigidité si vous voulez tirer des droites à mach 12 sur de longues distances sans se faire secouer mais c’est un bon compromis. Le comportement est vraiment serein, je n’ai pas observé de déformation abusive des skis, n’étant pas toujours adepte des grosses droites dans les bosses ça me convient tout à fait.

Dans un style plus technique(bosses), la longueur et la largeur ne rendent pas la chose des plus évidente (je trouve ça plus simple avec des skis en 180 de 80-90 au patin) -mais ne suis pas pro dans le domaine- cela-dit, ça n’en reste pas moins agréable, j’en reviens à la même conclusion que pour la piste damée avec la rigidité et la torsion.

Dans la trafolle ça rejoint ce que j’ai dit plus haut, il y a mieux (le cochise ou bonafide sera plus serein à très haute vitesse) mais c’est un compromis qui permet vraiment de s’y exprimer sans difficulté. A savoir que j’aime prendre de la vitesse et y faire des grandes courbes, sans forcément aller tout droit a mach12. En fait, je n’ai pas encore vu les limites dans ce terrain avec mon niveau, mon gabarit et mon engagement. A l’inverse, j’ai essayé exactement le même terrain et même neige avec le Faction prime 3.0, j’avais vraiment l’impression de ne pas pouvoir garder la vitesse sans prendre le risque de me faire mettre au tapis, c’était assez déconcertant !

Donc pour un ski comme le Rustler, je suis très content de son comportement qui convient tout à fait à mon style de ski sur ces terrains.


   EN POUDREUSE ET NEIGE DOUCE :


A l’époque où je skiais les Cochise il y a quelque chose qui m’avait marqué, c’était leur rebond incroyable dans la poudreuse. Chose que je n’avais pas forcément retrouvée avec les peacemaker et Gunsmoke, cela à cause de la souplesse trop prononcée des talons. Souplesse qui rendait aussi la conduite trop en dérive et finalement pas assez directive à mon goût.

Ici, grâce à la réduction du rocker et à l’augmentation de la rigidité en talon du Rustler, j’ai enfin pu retrouver cette sensation. Le tout en gardant un comportement plus évident et facile par rapport au Cochise. Ce petit rocker peu prononcé est très efficace pour une conduite sérieuse et intuitive.

La spatule fonctionne également à merveille pour ne pas avoir à douter, ceci tout en appui languette.Avec les fixations sur la position constructeur il y a suffisamment de longueur à l’avant pour se sentir en sécurité.


   DANS LES AIRS :


Pour moi une journée parfaite de ski ne va pas sans quelques "envolées sauvages". Je suis souvent à la recherche d’une barre à sauter ou d’un relief pour faire un grab, un 3.6 ou un backflip. J’étais ravi du pacemaker dans ce domaine, notamment grâce au montage +3. Mais finalement, avec le rustler je trouve ça encore mieux. Et ce grâce à la légèreté des extrémités. Les skis sont construits avec des zones de carbone en spatule et talon (J’ai d’ailleurs noté que ça n’altérait pas le comportement en toutes neige).

De mon ressenti, un très bon shape pour prendre de beaux vols à haute vitesse sans avoir de mauvaise surprise à la réception.


 AUTRE :


J’ai eu la possibilité de les utiliser en couloir (45°) étroit et parsemé de cailloux avec une neige dure et souple par endroits. Je m’y suis senti en confiance, pourtant ce n’est pas vraiment ma tasse de thé.



  • EN RÉSUMÉ :

Le pack Rustler + Shift me fait revoir tout mon quiver, depuis que j’ai ça en main je n’ai pas skié le reste (hormis les Prime 3.0 pour test privé). Je les utilise pour tout, y compris en randonnée.

Les Rustler sont vraiment de bons skis offrant une aisance certaine sur beaucoup de terrains. Je dirais qu’ils excellent en poudre, piste, trafolle, et dans les airs, quelle que soit la vitesse.

Le shape et la construction rendent la conduite facile et intuitive, sans perdre en efficacité.

Pour qui ?

Fort freeskieur de petit à moyen gabarit (conviendra quand même à certains grands gabarits) à la recherche d'une paire performante sur tout les terrains.

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