Test Aluflex GPo 2025

1 Test matos Aluflex GPo.

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bkkaset

Toucher la neige

Aluflex GPo
Avis sélectionné
Profil du testeur : 42 ans | 1,85m | 72kg | Avancé
Taille testée : 189
Acheté : 350€ d'occasion
Conditions du test : Poudre, Hp, pistes tout type de neige

Points forts

Toucher de neige
Confort
Qualité de glisse
Rapport fou vivacité/portance
Onctueux

Points faibles

Un poil court en 189
En flex M : pour gabarit léger comme le mien
Topsheet marque facilement

À l’ombre des pentes de la vallée du Giffre, il existe une petite marque artisanale qui shaperait des skis alpins dont le toucher de neige n’aurait d’égal que la plénitude des sommets environnants : Aluflex.
Tel un phare dans l’océan des productions de masse, son rayonnement s’étend au sein d’un obscur mais fervent cercle de skipasseurs. Une confrérie discrète, presque initiatique, mystique.
Intrigué par leur obsession, attiré par leurs louanges, titillé par ces promesses — non plus de simple glisse, mais de quelque chose qui s’apparente au bonheur — j’ai ouvert la boîte de Pandore.
Et j’ai fait l’acquisition du GPO 189, en flex M.


Alors, vais-je enfin toucher la neige ?


GPO : Grandes Pentes Ouverture — un ski moderne

Ce GPO n’est plus une promesse. C’est un Graal.

Un ski moderne, facilitant, performant — voilà ce que murmure la prophétie (et la marque sur son site) Avec ses 110 mm au patin, il s’inscrit dans une largeur prometeuse : assez pour flotter, pas trop pour rester polyvalente. Une cote pensée pour nos montagnes alpines et pour ces journées où l'on peut basculer vers l'ouverture de ses grandes pentes vierges.

Le flex M se révèle étonnamment accessible pour mon gabarit (1.85 74 kg, niveau tourisme +), particulièrement en spatule : progressif, tolérant, presque accueillant. Sous le pied, la structure se tend davantage, offrant ce soutien discret mais essentiel quand la vitesse s’invite. Le talon, lui, accompagne sans jamais enfermer.

Le ski est relativement centré, sans excès. Suffisamment pour libérer le pivot, pas assez pour perdre le cap. Un équilibre rare.

Le shape est une ligne continue, une respiration. Des courbes tendues de l’avant à l’arrière, un bombé harmonieux, presque organique, orgasmique. La spatule, fine, étirée, semble désigner l’horizon — comme appelée par les grandes pentes avant ouverture.

Rocker avant pour déjauger, talon subtilement relevé pour libérer la sortie de courbe et la créativité , cambre discret pour garder le lien. Tout est là, sans ostentation.

Ce n’est pas un ski du passé. C’est une proposition. Une vision.

Comme dans un rêve

Je les ai sortis dans ces neiges froides et sans fond de ce janvier, celles qui avalent les repères et suspendent le temps.

Je doutais. Seulement 110 sous le pied. Une erreur, pensais-je.

Dès les premiers mètres, le doute s’efface.

Le ski ne flotte pas : il émerge. Il respire dans la neige. Il vit.

Comme dans un rêve, dans les forêts du Beaufortain, tout devient simple. Le ski pivote sans résistance, se replace sans effort, absorbe sans rompre. La spatule déjauge naturellement, sans jamais douter, sans jamais subir et sans faire subir .

Grandes courbes, petites courbes — peu importe. Le rayon n’est plus une contrainte mais une intention. Le ski répond, toujours. Sapins serrés, souches cachées : il se faufile, se joue du terrain. Il se joue de vous. Il joue avec vous.

Lâche les gaz. Il tient.

Car sous cette douceur se cache une assise réelle : un contact ski-neige permanent, une stabilité qui n’a pas besoin de s’imposer pour exister.

Comme dans un rêve, encore, le ski est d’une douceur troublante.

  Moelleux, oui — mais jamais mou. Le flex travaille, accompagne, renvoie avec justesse. Il n’y a pas de tour de force, pas de brutalité : seulement une continuité.

Le montage trouve un point d’équilibre presque invisible. On ne le sent pas — et c’est précisément pour cela qu’il est juste.

Il n’y a pas besoin de plus large.
Il y a juste besoin de skier plus.

J’ai touché la neige.

Quand la neige se transforme La poudre s’efface, mais quelque chose demeure avec ce GPo, même avec ses 110 au patin.

Sur piste, le GPO accélère. Franchement. Sans prévenir. Le cambre reprend la parole, la carre s’inscrit en courbe malgré la largeur, le ski allonge la courbe avec une facilité déconcertante.

Accroche saine, jamais brutale. Rayon modulable à souhait. Le ski accepte d’être conduit, mais préfère être suggéré.

Je ne sais pas si cela vient de la semelle, du shape, ou de cet équilibre global difficile à définir, mais il va vite, beaucoup plus vite mes autres skis

Je ne comprends pas vraiment. Mais pourtant maintenant, je sais.
Je sais ce que signifie “toucher de neige”.

C’est cette sensation de continuité. Cette onctuosité qui ne sacrifie jamais la vivacité. Car le ski reste alerte, prêt à changer de rythme, à relancer, à jouer.

Le talon est là, présent sans être autoritaire. Juste assez pour conclure la courbe, pour donner du relief, pour injecter ce qu’il faut d’énergie.

Onctueux, mais jamais pataud. Vif, mais jamais exigeant.Un équilibre. Un véritable bonbon pour skieur.

The last dance

Bien sûr, tout n’est pas absolument parfait. Mais la beauté vient des imperfections.

Dans la trafolle dense, lorsque le terrain se durcit et que les reliefs se heurtent, le flex M montre ses limites, tout comme la longueur pour moi et la monte relativement centree.

Mais ce n’est pas là que ce ski veut exister. Le GPO n’est pas une arme. Ce n’est pas un ski de combat.

C’est un ski de sensation. Un ski de mouvement. Un ski de liberté.

Il est là pour vous faire danser.

Fermez les yeux.
Oubliez le reste.
And enjoy the ride…

Pour qui ?

Amoureux du Ski (plutot léger en flex M) voulant un ski facilitant à l'approche moderne
9/10
Accessibilité & confort
Performance grandes courbes
Performance petites courbes
Performance trafole
Aptitudes piste
Aptitudes freestyle

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