Test Salomon Shift 2020

33 tests Salomon Shift.

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Note moyenne : 8,5/10
Vallorcin

Une fixation de descente permettant de… monter

Avis sélectionné
Profil du testeur : 47 ans | 1,63m | 62kg | Expert | Chamonix-Mont-Blanc
Acheté : en ligne
Conditions du test : 2 mois toutes neiges

Points forts

Sécurité en descente
Mixité complète
Confort

Points faibles

Le poids qui limite le D+ mais elle est pas faite pour ça

Motivation de l'achat

J’ai cherché une fixation répondant à des normes de sécurité certifiées (Tüv) et permettant de se déplacer en montagne (de faire un petit trajet avec du dénivelé positif). Je suis tombé sur plusieurs offres dont la Switch. Je les ai montées sur des skis Head Kore 93. L’ensemble fixations et  skis  pèse 5 k g la paire ce qui, pour ce type de configuration, est relativement léger.

Test en montée

J’ai fait des petites rando de 300 m à 500 m de dénivelé. En montée, comme c’est une fixations à pins, le mouvement est optimum. Pas de perte d’énergie comme pour les fixation à plaque. En gros, une proportion 30% montée et 70% descente (piste ou hors piste) est bienvenue. La destination de ce genre de fixation mixtes nouvelle venues, c’est arrivé en haut de remontées mécaniques de pouvoir faire une montée d’appoint pour atteindre un spot.

J’ai vu noté « pour ceux qui font moins de 1000m de dénivelé ». Mouais… mais en fait nettement moins. Ce n’est pas fait pour de la randonnée avec 1000 ou 1500 m de D+ . La différence de poids avec un fix de rando « moyenne » étant de 300 g par pied, il s’ensuit un surcroît de fatigue inutile. Cette fixation n’est pas adaptée à la randonnée classique, elle est faite pour le freeride et la freerando.

Test en descente

En descente j’ai fait des essais toutes neiges sur piste et hors piste sur deux mois. En gros rien à dire, ça va bien dan les deux domaines. La chaussure est parfaitement maintenue et avec une certaine souplesse. La Shift amène une rondeur, un amorti agréable, ce qui, associé au Head kore 93, qui est un ski onctueux, donne un vrai confort et une conduite de virage souple et arrondie.

Il faut des chaussure à insert un peu rigides et qui tiennent correctement les skis, sinon on perd l’avantage donné par la Shift. Comme d'habitude c'est la cohérence dans la combinaison cohérent ski-chaussure-fixation qui donne un bon résultat.

Maniement

Il faut un peu d’habitude. Pour la montée, on déverrouille la buté avant pour mettre les pins en action. On les ouvre en appuyant sur le levier avant. Avantage, la buté avant peut se mettre à la main sur la chaussure, sans que le ski soit nécessairement au sol (grâce au levier qui contrôle l’ouverture et la fermeture des pins). Il faut ensuite bloquer les freins. Pour passer en position ski il faut déchausser et mettre les butées av et ar dans la position descente. Note : bien déneiger la butée arrière sinon elle ne veut pas ....

Fiabilité / Solidité

On a une impression d’ensemble de solidité, mais il faut voir à l’usage.

Intérêt

L’idée a été lancée vers 2009 par Tony Lamiche, mais elle paraissait un peu saugrenue à l’époque. Elle a été reprise en 2015 par l’équipe Salomon. On peut saluer l’avancée technique nécessaire pour arriver à un produit vraiment mixte : une vraie fixation rando à pins et une vraie fixation de descente à mâchoire à l’avant et à l’arrière. 

Pour qui ?

Pour le freeride et la freerando

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