Test Atomic Backland 2019

5 tests Atomic Backland.

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Note moyenne : 8,2/10
Whipperman

Simples, efficaces

Avis sélectionné
Profil du testeur : 26 ans | 1,78m | 73kg | Avancé
Acheté : 375€ en magasin
Conditions du test : Ski de rando (1200 m D+)

Points forts

Poids, prix, simplicité, confort

Points faibles

un peu souples

Contexte

Ce sont mes premières chaussures de ski de rando, j’ai attaqué cette année à en faire. J’ai donc pas de comparaisons possibles à part avec des chaussures d’alpin (Hawx Prime 110). Je les ai eu en destockage dans un magasin grenoblois qui m’a fait le thermoformage de la coque et du chausson. J’ai rajouté des semelles Sidas avec une peu plus de support sous le pied.

Sur le papier

C’est le modèle 2019, identique au 2018 (en 2020 le modèle a été changé, avec un système Boa) :

  • 74° d’amplitude de rotation
  • 1 crochet + 1 scratch 30mm sur la tige
  • 1 crochet avec un cable sur le dessus du pied
  • les crochets ont une sorte de “came” en plastique pour les bloquer en position ouverte
  • verrouillage de la tige avec une barrette (free lock 2)
  • inserts low tech
  • coque et chausson thermoformables
  • Semelle caoutchouc
  • fit fin (98mm)
  • languette amovible et changeable : languette hard (orange, d’origine sur la backland Carbon ou soft (noire, d’origine sur la backland)
  • 2.2kg la paire avec les languettes
  • Livrées avec des “cales” pour reduire d’½ taille le chausson
  • prix officiel 529€

C’est à priori des chaussures de rando polyvalentes, ni ultra light ni freeride, à un prix bien placé. Pour le freeride plus énervé il y a la gamme Hawx Ultra.

Dans le mag

En magasin j’ai tout de suite été marqué par la différence avec les chaussures de ski alpin : le chausson est beaucoup plus fin et on sent plus la coque. Niveau largeur elles sont un peu plus fines que les Hawx Prime. De ce que j’ai compris il ne faut pas s’attendre à un confort identique entre des chaussures de rando et d’alpin de manière générale.

Le vendeur m’a conseillé de changer direct les semelles (“bonnes pour mettre dans des bottes de pluie”) et de thermoformer avec. Dans mon cas j’ai les pieds penchés vers l’intérieur, les semelles permettent de recaler le pied à plat et dans l’axe. Je vous renvoie sur le site de Sidas qui explique ca.

RAS pour la compatibilité avec les fixations (Dynafit St Rotation).

Sur les conseil du vendeur, j’ai fait le tour des vis pour mettre du frein filet. En effet y’en avait bien besoin.

Sur le terrain

Testées sur des Zag Adret XL montés avec des Dynafit Radical ST 2. A noter qu’il n’y a pas d’accroche dédiée pour le leash, j’ai mis l’anneau Dynafit à la base du cable de serrage ca va pas mal.

En montée

On peut enlever les languettes pour avoir plus de souplesse, dessous il y a un tissu étanche. Sauf que c’est pas très facile d’enlever les languettes avec le pied dans la chaussure. Donc pour l’instant je les ai laissées, les chaussures sont déjà bien assez souples et légères.

Pour déverrouiller la tige on relève la barrette derrière, super facile à faire. Comme il y a un ressort la barrette tient bien en position et il n’y a pas de verrouillage intempestif.

Le confort en montée est top, on ne sent rien qui limite les mouvements pas de points de pression ou de frottements. Il y a une bonne liberté angulaire ce qui permet de marcher assez naturellement.

En général je monte avec le crochet du bas serré au mini et le crochet de la tige en position ouverte. Les cames en plastique ont l’air de rien mais sont hyper efficace pour garder les crochets ouverts sans qu’ils se baladent.

En descente 

c’est toujours une histoire de compromis. vu le poids et la souplesse de la chaussure il ne faut pas s’attendre à des chaussures hyper rigides pour skier de la trafollée en appui languette. Mais ce ne sont pas non plus des tongs, en skiant équilibré Av-Ar avec des appuis pas trop bourrin, on arrive à descendre de manière efficace et sans se faire peur. Je me pose la question de passer sur les languettes orange plus rigides et ce que ca pourrait améliorer.

Un point qui peut faire bizarre c’est la hauteur de la chaussure : elle donne l’impression de monter moins haut que d’autres. En comparant avec les 2020 il semble qu’Atomic a corrigé ce point.

Le flex est assez particulier, des tests le mentionnent : c’est pas du tout progressif, donc tout mou puis d’un coup c’est bloqué.

Des tests mentionnent qu’on peut avoir froid à cause de la fine épaisseur de plastique et du chausson : je n’ai pas eu ce problème mais je ne suis pas vraiment frileux des pieds.

Durabilité

Elles ne semblent pas avoir de gros point faible : la barrette de verrouillage est assez imposante, les crochets ne font pas cheap. Au début je trouvais que le câble faisait fragile mais finalement il est plutôt costaud.

La semelle ne présente pas de grosse usure, mais je n’ai pas fait beaucoup de marche d’approche sur des cailloux.

Conclusion

Des chaussures polyvalentes, équilibrées qui correspondent bien au ski de rando classique. Bonnes en montée, pas trop mauvaises en descente tant qu’on cherche pas à attaquer. La version carbon plus rigide et légère doit être un très bon modèle. A voir ce qu'apportent les languettes "hard". 

Je pense donc qu’elles devraient convenir à 70% des randonneurs, ni freerideurs ni mangeurs de graine; ainsi qu’à ceux qui veulent attaquer le ski de rando. 

Pour qui ?

Tous les randonneurs ni freerideurs, ni ultra lights
8/10
Facilité de chaussage
Confort
Serrage/Manipulations
Précision
Style/Look
Finition du produit
Solidité/Durabilité
Rapport qualité/prix
Débattement
Accroche sur terrain difficile (glace/pierre)

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