Test Giro Jackson MIPS 2020

1 test Giro Jackson MIPS.

Donnez-nous votre avis !
Postez un avis de qualité et augmentez vos chances de recevoir gratuitement du matériel dans le cadre de notre programme de Tests privés.
LeChevreuil du 38

Un oreiller pour votre neurone !

Avis sélectionné
Profil du testeur : 33 ans | 1,87m | 85kg | Expert | Lyon
Acheté : 170€ en magasin
Conditions du test : Utilisation ski en station avec runs backcountry/freeride. Testé sous diverses conditions (pistes, HP, poudreuse, sous la neige légère, soleil et printemps) sauf peut être grand froid (genre -20°C) ou la pluie. Testé sur une saison raccourcie (COVID quoi)

Points forts

Légèreté
Confort
Les réglages pour le maintien optimal.

Points faibles

RAS (pour le moment)

Profil du testeur : Skieur assidu par le passé, le travail et la famille m’oblige à me « contenter » d’une quinzaine de sorties par an. Cela veut dire que je privilégie mes sorties lorsqu’il y a beaucoup de poudreuse, dans les sapins lorsqu’il pose encore des pizzas, sans oublier une ou deux sorties au printemps lorsqu’il fait doux. Je skie principalement en station mais privilégie l’aspect backcountry/freeride dès que je peux.

Je fais partie de cette génération qui à grandit avec la démocratisation progressive du port du casque au ski et je trouve cela plutôt positif ! Pas parce qu’on ne m’appelle plus « tête de gland », ça c’est resté malheureusement, mais parce qu’on fait un sport à risque vis-à-vis des chutes et notamment depuis que les skis « faciles » ont démocratisé aussi le HP.

En tant qu’enfant puis ado j’ai forcément passé quelques casques mais une fois ma grosse tête ayant atteint son volume de pastèque, j’ai gardé un casque Giro Encore pendant facile 8 ans !! Autant dire qu’il était temps de changer (je me suis rendu compte qu’il est recommandé de changer tous les 5 ans au moins…). Et en 8 ans il y en a eu de l’amélioration, j’y reviendrai !

Début 2020 je reçois un casque en cadeau de ma famille, un Oakley Mod5 – le look était stylé mais la taille ne correspondait pas. Et si vous avez la flemme de lire toute la tartine de ce test, repartez au moins avec le conseil suivant : un casque, ça s’essaye avant !

[Aparté sur essayage magasin] Bref retour au magasin pour changer la taille en plus grand, mais là surprise, la taille du dessus est beaucoup trop grande même en serrant les réglages à fond. Hop ruban de couturière pour mesurer le tour de tête : 59cm…aussi maintenant connu comme le pire tour-de-tête à avoir. Et pour cause 59cm pour beaucoup de marques est pile entre deux tailles (un M ira de 55 à 59cm, là où le L ira de 59 à 64). Rajoutez à cela le commentaire du vendeur (qui aura été très patient) ajoutant à juste titre que « les casques c’est un peu comme les chaussures ; un 59cm dans une marque ne taillera pas pareil chez une autre….et parfois c’est même entre les modèles différents d’une même marque ! ». Après avoir pris une pension complète sur 5 jours au Vieux Campeur, essayé tous les modèles et marques possibles (« monsieur, c’est une corbeille à papier ça, veuillez la reposer ») ma tête a enfin élu le Giro Jackson Mips en taille M (55.5 – 59cm ; pour rappel la taille M du Oakley qui allait aussi jusqu’à 59cm me serrait beaucoup trop…comme quoi ça conforte la remarque du vendeur ci-dessus). [fin Aparté]

Je dirais que le Jackson MIPS se situe dans le haut de gamme ou du moins sur le moyen/haut de gamme vu le prix public (170€, on trouve d’autre modèles Giro jusqu’à 250€) ; j’en reviens au fait que je n’avais pas suivi l’évolution des casques depuis 8 ans, j’étais à la limite de la syncope quand j’ai vu les prix des casques de nos jours…mais j’ai rapidement compris pourquoi aussi dans les aspects techniques.

La plupart des casques sur ce segment sont proposés avec des serrages de tête type « Boa », qui permettent d’ajuster précisément le maintien à votre crâne. Le Jackson en est pourvu (appelé In Form 2 Fit system) et s’utilise très bien même avec des gants. Le serrage se fait sur l’arrière du crâne sur ce modèle (certaines marques proposent un serrage/ajustement à 360° par exemple). Encore une fois l’importance d’essayer un casque puisque sur d’autre marque, et avec ma forme de crâne, certains serrages me créaient des points de pression.

Le collier de serrage peut également s’ajuster de manière verticale, pour encore une fois s’adapter à votre morphologie et bien venir serrer sur la base de votre crâne.

La jugulaire est évidemment ajustable et comporte un rembourrage autour de la sangle. La fermeture clip est classique. Facilement manipulable avec des sous-gants ou gant, un peu plus difficile avec des moufles. Il est bon de rappeler que c’est pas la jugulaire qui est censé maintenir votre casque en place….si le casque bouge trop sans celle-ci, c’est qu’il est probablement trop grand !

Le poids : grosse révolution pour moi. Avec mon ancien Giro Encore j’aurai pu me caler un sac de plâtre sur les cervicales que c’était pareil (750g….ouch). Sur le Jackson on tombe à 420g (en taille M) et je vous dit qu’on sent directement la différence sur l’essayage à la maison, mais plus flagrant sur les premières journées de ride : plus de mal au cou après une longue journée et sur de petites chutes sans choc direct, la tête n’a plus cet effet « fouet » que j’avais avec le poids du Encore. J'ai pas eu l'occasion de me mettre de grosse boite pour le moment donc pas de retour la dessus. 

Le MIPS : (Multi-directional Impact Protection System) technologie présente sur plusieurs marques ; qui permet de réduire certaines forces en rotation sur des chute directe sur le tête. Je suis pas allé jusqu’à me sacrifier pour tester cela, même si certaines conversations entendues l’hiver dernier sur des télésièges m’ont donné envie de me jeter tête la première en bas !

Aérations : Au premier abord on pourrait croire que le casque ne comporte pas d’aérations. Elles sont en effet assez discrètes mais très efficaces ! Testé sur les fortes températures de Févril 2020, on n’a pas la tête qui finit en mode Hammam/Sauna. Lors des journées plus froide/poudreuse, je ski avec une balaclava donc je ne pourrais dire si les aérations cause trop de froid (les aérations n’ont pas de réglages permettant de les fermer). L’intérieur du casque est tel qu’un "réseau" d’aérations est présent entre celle sur l’avant et celles de l’arrière, pour évacuer plus aisément la chaleur. Le casque comporte également une aération en bordure du front, qui permet de rediriger l’air vers votre masque. En tout cas l’efficacité des aérations et bien meilleure que celles de mon ancien Giro Encore, qui en comportait plus. Très nette amélioration comparé au Giro Encore en ressentit sur les marches d'approches qui mettent une petite suée ! 

Intégrations masque : En parlant de masque, mon Smith I/OX (assez volumineux) s’intègre parfaitement avec le casque. (c.f. photo). J’avais pris le soin de l’emmener (tout comme la balaclava) pour les essayages. Le casque possède un maintien de bandeau de masque à l’arrière : celui-ci est rigide en plastique et c’est un des reproches que je ferai à ce casque. J’ai peur qu’avec le temps et des températures trop froides celui-ci ne viennent à casser (ce qui est arrivé sur un autre modèle Giro qui a la même attache de mon frère). J’aurai préféré un système d’attache élastique comme sur certains Smith essayé….à voir, pour le moment je le manipule le moins possible et avec précaution. Il est amovible si vous ridez avec le masque sous le casque (ou si il casse et que vous devez le remplacer).

Oreillettes / Doublure : Celles-ci sont amovibles si besoin ; après avec la couche MIPS et le système de serrage, c’est pas une manipulation que je ferai au quotidien mais plus un choix sur la saison. Je ridais avec un bonnet sur mon casque précédent mais je suis repassé en mode « nude » comme les instagrameuses, notamment parce que le casque est très confortable à la base (et puis le style je m’en fous, pas comme quand j’avais 20/25 ans). La doublure (amovible pour être lavée) est en Polartec®.

Style/Look : Là on est sur quelque chose qui tranche un peu (d’après les retours de mon entourage). Pour essayer de le décrire, on est plus proche d’un casque type « bowl/skate » que « freeride » mais avec beaucoup d'aérations visibles, ce qui est sur c'est que le design est particulier. Pour ceux qui ont la flemme de regarder les images, la remarque de ma grand-mère résume assez bien : « on dirait une c**ille de Robocop » en référence à l’aération frontale qui ressemble à la visière de l’Android susnommé… à vrai dire elle n’a pas tort !! Pour celles qui aimeraient le look, la version femme est le Terra Mips. Existe en plusieurs coloris, je suis resté sur un noir matte classique, voulant le garder plusieurs années et ayant peur de me lasser des autres coloris proposés. Souvent on dit le matte rayant facilement, pour le moment pas de mauvaise surprise...mais comme c'est la première saison, peut être que je faisais plus attention dans les sapins ;) 

Emballage : le casque était dans une boite carton (recyclable, bien !) bien pensée comme un tiroir (cf photo). C’est pas ça qui fera acheté le casque mais l’effet « unboxing » était plaisant. Une housse en tissus avec cordon de serrage était également fourni – pratique pour protéger l’aspect matte le plus longtemps possible lors du transport.

Note : si 10 était le casque parfait, j’enlèverai 0.5 pour l’attache masque en plastique qui je pense risque de casser, puis 0.5 pour le fait que les aérations ne puissent pas se réguler/fermées sur un casque à ce prix = note de 9/10. 

Pour qui ?

Skieur assidu (vu le prix) cherchant le confort pour ces cervicales sur de longues journées.

commentaires

Pas encore de commentaire
Laissez votre commentaire Connectez-vous pour laisser un commentaire