Test Scott Scrapper 105

Test Scott Scrapper 105 2022

6 Tests Scott Scrapper 105.

Postez le votre!
Note moyenne : 8,2/10
Arnaudpec

Scott Scrapper 105 — l’arme freerando polyvalente

Scott Scrapper 105
Avis sélectionné
Profil du testeur : 26 ans | m
Taille testée : 182

Après plusieurs sorties en station, en hors-piste et en freerando avec peaux, voici mon retour détaillé sur les Scott Scrapper 105 montés avec des fixations de randonnée. Je cherchais une paire capable de tout faire : monter efficacement, envoyer en poudre, rester stable quand la neige se dégrade et garder un minimum de sécurité quand on doit rentrer par la piste. Clairement, le Scrapper 105 joue dans cette catégorie du ski freeride moderne polyvalent… mais avec un vrai caractère.

Premières impressions et construction

Dès la prise en main, on sent que le ski a été pensé pour un usage hybride. Avec ses 105 mm au patin, on est sur un vrai gabarit freeride, mais le poids reste contenu pour envisager des sorties en peaux sans exploser les jambes à la montée. La construction sandwich avec noyau bois apporte une sensation de densité rassurante. On n’a pas ce côté “vide” que peuvent avoir certains skis trop orientés légèreté.

Le profil combine rocker en spatule et en talon avec un cambre classique sous le pied. Sur le papier, c’est la recette actuelle pour combiner flottaison, pivot facile et accroche suffisante. Dans les faits, ça fonctionne vraiment bien, à condition d’avoir un minimum de technique.

En montée : un vrai compromis cohérent

Montés en freerando, les Scrapper 105 restent logiques dans leur programme. Ce ne sont évidemment pas des skis de rando pure ultra light, mais ils restent suffisamment légers pour envisager des sorties de 800 à 1200 m de D+. L’équilibre est bon, le ski ne tire pas exagérément vers l’arrière, et la largeur au patin ne gêne pas tant que ça la progression.

En dévers, il faut bien appuyer sur les carres : les 105 mm demandent un peu plus d’engagement qu’un ski de 90 mm, mais rien d’anormal. Les conversions passent bien, surtout grâce à un talon relativement sain et pas trop encombrant. On sent que ce ski est avant tout conçu pour la descente, mais il reste cohérent à la montée pour quelqu’un qui privilégie le plaisir en bas.

En poudreuse : là où il prend tout son sens

C’est évidemment en neige fraîche que le Scrapper 105 s’exprime pleinement. Dès les premiers virages en poudre, la spatule déjauge naturellement. Le rocker fait le travail sans qu’on ait besoin de forcer l’appui arrière. Le ski reste joueur, maniable, et donne envie d’accélérer.

À vitesse modérée, il pivote facilement. En forêt ou dans des combes plus techniques, il reste suffisamment réactif pour enchaîner les changements de direction. En grandes pentes ouvertes, on peut lâcher les chevaux : le ski devient plus stable et rassurant à mesure qu’on accélère. On sent une vraie solidité sous le pied, avec un bon filtrage des irrégularités.

Ce n’est pas un ski ultra freestyle, mais il garde un côté ludique appréciable. Les appuis sont francs, le rebond reste mesuré mais efficace, et le ski ne demande pas d’être constamment sur la défensive.

Neige trafolée et conditions changeantes

C’est souvent là que les skis freeride se font juger. Dans la trafolle, le Scrapper 105 s’en sort très honorablement. Il absorbe bien les variations de terrain, sans devenir incontrôlable. On sent qu’il a suffisamment de rigidité pour ne pas se faire tordre dans tous les sens.

À haute vitesse dans une neige déjà bien marquée, il reste stable, mais demande quand même de bonnes jambes. Ce n’est pas un ski “bulldozer” ultra rigide, mais il a assez de structure pour garder le cap. Si on skie de manière active, il répond présent.

Sur neige plus dure ou légèrement glacée, il montre ses limites naturelles de ski large. L’accroche reste correcte grâce au cambre sous le pied, mais on n’est évidemment pas sur la précision d’un ski piste. Il faut adapter son style, arrondir un peu plus les courbes et éviter de vouloir tailler comme avec un ski de slalom.

Sur piste : mieux que prévu

Le retour station est souvent un moment redouté avec des skis de 105 mm au patin. Pourtant, le Scrapper 105 se défend plutôt bien. Tant que la neige n’est pas béton, il carve de manière saine. Il faut engager un peu plus le corps pour mettre le ski sur l’angle, mais une fois posé, il tient correctement la courbe.

À vitesse moyenne, c’est agréable. À très haute vitesse sur piste dure, on sent que ce n’est pas son terrain de jeu favori, mais il reste prévisible. Pour un ski orienté freerando, c’est déjà très positif.

Pour qui ?

Le Scott Scrapper 105 s’adresse clairement à un skieur intermédiaire avancé à expert qui veut une seule paire pour sortir des sentiers battus. Ce n’est pas un ski pour débuter en freeride. Il demande un minimum de technique et d’engagement physique, surtout quand les conditions deviennent exigeantes. En revanche, pour quelqu’un qui aime monter chercher ses lignes, profiter d’une vraie flottaison en poudre et garder un ski capable de gérer toutes les neiges de la journée, c’est un choix très cohérent. Il incarne bien l’esprit freerando moderne : accepter un léger compromis à la montée pour maximiser le plaisir à la descente.
8/10
Accessibilité & confort
Performance grandes courbes
Performance petites courbes
Performance trafole
Aptitudes piste
Aptitudes freestyle

Recevoir gratuitement du matériel à tester (et garder), ça vous intéresse ? Les Tests Privés sont là pour vous ! Nous vous expliquons tout ici.

Commentaires

Aucun commentaire

Laissez votre commentaire Connectez-vous pour laisser un commentaire