Test Picture Organic Clothing Welcome Darkblue 2018

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Shane Harrisson

Efficace et confortable

Avis sélectionné
Profil du testeur : 46 ans | 1,86m | 89kg | Avancé
Acheté : 289€ en ligne
Conditions du test : Variés: outdoor de mi saison, rando en vtt, grand vent et neige soufflée, soleil voilé et gel...

Points forts

Imperméabilité top
Design et fit
Respirabilité

Points faibles

Où est-ce que le Recco est localisé ? – Tout près… – Où ça ? … (Je vous laisse compléter la réplique de fin du Colonel Trautman au Colonel Zaysen)
Tirettes d’aération dans un seul sens
Fragilité des poches Napoléon
Absence de poche intérieure

Testeur : 45 ans, 89 kg (avec l’équipement – vêtements, chaussures, sac ABS, DVA, pelle, sonde, dorsale, casque, masque… on doit facilement dépasser les 100 kg), 1,86 m

Skis : Salomon QST 118 185cm 2017, Salomon Warden 13, réglées habituellement à 8,5 / 9 pour du « toutes neiges ». En poudre, je suis plutôt sur 9,5.

Chaussures: Rossignol All Track Pro 130, 29,5 Mondopoint, 338 mm

Snowboard: Nidecker Ultralight 163 2013, Salomon Quantum Shadow 2019, -13/+13

Chaussures : Burton Imperial 2017 en 45


Conditions du test :

Val Thorens la Grande Première 2019, températures négatives (max -5 °C), venteux à très venteux le samedi (foehn avec de très grosses rafales et pas mal de neige soulevée le samedi matin), et conditions meilleures le dimanche, avec des températures de l’air négatives (tout juste), peu de vent et un léger soleil.

Hormis Val Tho, balades à vélo par temps sec de d’octobre à novembre, veste de tous les jours surtout par temps venteux et pluvieux – en Belgique, la pluie, on sait ce que ça veut dire.


Taille testée, Specs techniques

• Veste en taille L, couleur Petrol Blue

• Membrane Dryplay recyclable

• Imperméabilité 20K MM / Respirabilité 20K G

• Tricot multidensité hybride

• Stretch 3 couches

• Traitement déperlant durable, sans PFOA et PFOS

• Zones tricotées en haut du dos et au niveau du cou – perso, je sais pas où, peut-être que vous avez oublié de le mettre ou vous avez fait un Ctrl+C Ctrl+V d’un autre modèle

• Coutures cousues-collées – les gars, sur votre site web, enlevez l’accent circonflexe du u

• Zippers YKK Waterproof

• Zips de ventilation sous les bras

• Jupe pare-neige stretch

• Système pour relier pantalon et veste

• Protège poignets

• Capuche ergonomique ajustable

• Essuie-masque

La veste freeride par excellence. La Welcome Jacket 3 couches offre une légèreté et une respirabilité ciblée pour un ride à haute intensité. Elle bénéficie d'une construction unique en body mapping, utilisant la doublure intérieure Thermal Dry System sur les zones de votre corps qui transpirent le plus et la membrane recyclable DRYPLAY 20K/20K pour une imper-respirabilité incomparable. Vous restez au sec toute la journée. Pour les plus exigeants, elle est également équipée de zones de ventilation zippées et de coutures entièrement collées. Sa capuche avec lien de serrage, ses poignets ajustables et sa jupe pare-neige qui s'attache au pantalon s'adaptent au mieux à votre morphologie pour éviter à la neige de rentrer.


Initialement, je voulais une veste pas trop chaude pour un peu toute saison, pour des balades, des sorties VTT et pour une utilisation « quotidiennes pour le taf’ ». Cependant, pas question de rogner sur la respirabilité et l’imperméabilité : 20K/20K restant pour moi quoi qu’il arrive un minimum. J’aurais pu « reconvertir » mes Burton (AK 2L Stagger et AK 3L Freebird), mais je les conserve exclusivement pour les sports d’hiver et puis, en balade dans les bois, je préfère être bien visible (eu égard aux bons/mauvais chasseurs qui n’ont pas toujours envie de rentrer broucouille - j’espère juste qu’il n’y a pas trop de daltoniens parmi eux), donc, du jaune fluo fait le job (rien à voir avec un gilet de la même couleur, pas de politique ici). Pour une fois, je me suis aussi dit que j’allais essayer une membrane autre que GORE-TEX (Pro ou pas) en restant quand même sur quelque chose de technique genre hardshell 3L (en tout cas dans leur descriptif, ils disent 3 couches).


Comme toujours chez Picture, le même petit folder standard attaché à la veste, qui reprend des specs qu’il y a peut-être (ou pas). Avant l’achat, vérifiez sur leur site web ou un le site web marchand ou inspectez le produit en shop et ne vous fiez pas à ces petits folders accrochés aux fringues neufs.


Le fit de la veste taille L (en ce qui me concerne, 186 cm, 89 kg, et épaules très larges) est vraiment parfait. Je suis bluffé. C’est meilleur que ma Freebird. Donc d’entrée de jeu, grosse satisfaction. Même dans la vie de tous les jours, avec chemise/gilet/pull/sweat… en dessous, c’est top pour moi d’un point de vue morphologique. Elle n’a pas non plus ce côté carton que l’on retrouve parfois sur du matériel freeride « entrée de gamme ». Donc de prime abord : good.


Les tirettes sont sympa avec les petits sapins qui rappellent en permanence le logo de la marque. Vos designers ont eu une top idée.


Les poches sont vraiment fonctionnelles : une poche forfait extérieure sur le biceps gauche, deux poches extérieures, 2 poches Napoléon extérieures dont une avec l’essuie masque mais cependant, pas de poche intérieure pour mettre ses papiers bien au sec (les gens qui rident avec leur mobile et écoutent de la musique en même temps risquent d’être déçus). Les poches Napoléon, côté intérieur sont en voile noir qui me semble fort fin, donc absolument éviter de mettre quoi que ce soit de lourd ou anguleux dedans (j’ai même peur avec un smartphone grand écran). Ces poches ne permettent aucunement d’être accédées de l’intérieur, ce pourquoi j’ai mentionné la probable déception des riders qui officient en musique : pas moyen de faire passer un écouteur à moins de trouer les poches soi-même (ce que je ne recommande pas au vu de la finesse du voile).J'ai aussi un peu peur de la compatibilité de cevoile avec certains velcro.


Ok, assez de considérations techniques, venons-en au test à proprement parler.


Avant Val Tho, donc une utilisation balade, vélo et casual : rien à dire tant en termes de respirabilité qu’imperméabilité. Je n’ai jamais été mouillé tant de par l’extérieur que de par l’intérieur (quand je suis au bout de ma vie dans une montée ne compte pas vraiment). Donc, comme veste de loisir, elle remplit complètement mes attentes. Pour la protection anti mauvais chasseur, je préfère et espère ne jamais avoir à la mettre à l’épreuve. Le fit, comme je l’ai déjà mentionné est excellent et ne souffre pas même si je me charge en plus d’un sac à dos (bureau avec PC ou rando avec eau, outils, trousse de secours, etc.).


Bien. Passé ce préambule, une veste de freeride se teste… à la montagne. Ma « configuration » pour ce test est donc une première couche X-Bionic Accumulator Evo, ma dorsale Dainese, comme deuxième couche mon Spyder Wengen jaune (bon, jaune et bleu ça fait minion, mais on ne se moque pas siouplaît) et enfin, la veste et le sac à dos (tout pareil que pour mes rides habituels avec ma Freebird).


Malgré le fort vent (jusqu’à 160 km/h dans la matinée selon Météo France) et les cristaux de neige projetés du samedi, je reste bien au chaud. « Rien » ne passe. Ça skie bien, pas de gêne particulière pour les mouvements. La tirette remonte haut assez à hauteur du buff (voire même plus haut) ce qui fait que le cou reste protégé.


Le dimanche, changement de temps, bien moins de vent, des voiles nuageux et du soleil, et encore une fois, des performances au rendez-vous, mais que j’estime moindres que ma Freebird en termes de respirabilité, pas que je sois trempé ou mouillé, mais en tant que sensation générale. D’un autre côté, on n’est pas sur le même produit non plus. Le casque passe bien sous la capuche et à la Folie Douce, la veste a résisté à 3 douches au Champagne et une douche au mousseux (faux pas croire que le staff chanteur(euse)/DJ va cramer des Mumm à 110 boules, on laisse ça aux clients).


Le côté éco-responsable. Picture se targue d’avoir 58% de polyester recyclé entrant dans la composition de ce produit. Pas mal. Pas mal du tout. J'irai quand même pas vérifier. Ah oui, Patagonia annonce un GORE-TEX 100% recyclé sur la Powder Bowl. Euuhh, vous pouvez faire mieux les gars. Continuez comme ça. Ma remarque n’est pas du tout négative, mais plutôt un encouragement à progresser encore dans cette voie du recyclage. Juste un point: éco-responsable, mais on emballe la veste dans un grand sac en plastique. Pas moyen de faire dans un tissus qui par exemple pourrait servir de housse de casque.


Venons-en aux points négatifs maintenant (‘chuis pas un Bisounours) pour cette veste « freeride par excellence » d’une marque qui je cite encore « ambitionne de devenir une référence de l’outdoor, en plus d’être le partenaire de glisse idéal mais surtout durable ». Putain les mecs : où est le Recco ? Freeride ? Recco ? Vous voyez pas ? Ben pour beaucoup de gens, si. C’est un standard dans les stations tant en Amérique du Nord qu’ici en Europe. On peut même vous retrouver enseveli par survol d’hélicoptère. Qu’est-ce que vous attendez ? On parle d’une veste à 400 boules. Même D4 sur certaines vestes (bien moins chères) en propose. Toute personne mettant ça dans ses critères élimine d’entrée de jeu votre marque.


Autre point négatif, toujours à mettre en rapport avec le prix initial de la veste (419,99 EURO sur leur site web) : les zips d’aération sous les bras. Contrairement à mes Burton, il n’y a qu’une seule tirette, on ne peut l’ouvrir que de haut en bas (et pas dans l’autre sens) et ces tirettes ne sont pas waterproof. Donc si vous avez un sac à dos, c’est un peu ballot de l’enlever pour pouvoir s’aérer un peu les aisselles et tout pareil avec la réciproque pour tout fermer si on se gèle les canes.


Avis général.

Perso, je trouve que c’est un bon produit, mais que je trouve un peu trop cher en « full price » compte tenu de ce qu’il apporte/ce qu’il manque. En promo dans un shop ou sur un site marchand, elle présente un excellent rapport qualité/prix avec un plus un chouette design et ce serait ballot de bouder son plaisir. Donc foncez si elle vous plaît.


Améliorations ?

Facile : relisez mes points négatifs et direct : BIM ! On sait ce qu’on peut faire.


Les plus

  • Imperméabilité top
  • Design et fit
  • Respirabilité


Les moins

  • Où est-ce que le Recco est localisé ? – Tout près… – Où ça ? … (Je vous laisse compléter la réplique de fin du Colonel Trautman au Colonel Zaysen)
  • Tirettes d’aération dans un seul sens
  • Fragilité des poches Napoléon
  • Absence de poche intérieure


Pour qui

Freerider, skieur, snowboardeur, monoskieur. Euh non, pas monoskieurs, elle ne fait pas assez années ’80 (je déconne). Et également, c’est une excellente veste de loisirs « outdoor ».


Conflits d’intérêts

Je ne suis employé/rémunéré/sponsorisé par aucune marque relative au matériel testé (ici en l’occurrence, Picture Organic Clothing). 

Pour qui ?

Freerider, skieur, snowboardeur, monoskieur. Euh non, pas monoskieurs, elle ne fait pas assez années ’80 (je déconne). Et également, c’est une excellente veste de loisirs « outdoor ».

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