Test Salomon Qst 118# 2018

21 Tests Salomon Qst 118#.

Postez le votre!
Note moyenne : 8,1/10
victoramo38

Acheté 70€ sur un malentendu, devenu le meilleur achat de ma vie

Salomon Qst 118
Profil du testeur : 19 ans | 1,75m | 65kg | Expert
Taille testée : 185
Acheté : 70€ d'occasion
Conditions du test : Du bon gavage dans 40 cm de peuf bien fraîche, mais aussi testé sur piste glacée par erreur et dans de la trafolée bien lourde en fin de journée.

Points forts

Flottaison et déjaugeage de folie : Dans la grosse peuf, le shape est un pur régal ; le ski reste en surface infiniment bien sans effort.

Effet "trampoline" hyper joueur : C'est un ski très fun et souple qui bondit de partout entre chaque virage dès qu'on pousse fort dedans.

Solidité de la semelle à toute épreuve : Une résistance impressionnante face aux requins ; même après de gros impacts où on pense avoir traversé, la semelle n'a presque rien.

Excellent comportement à haute vitesse : Un vrai paquebot ultra stable dès qu'on lâche les freins dans les grands espaces.

Association parfaite avec la STH 13 : La fixation offre une super élasticité avec un flex "mou" en 3D sur l'avant qui encaisse parfaitement le relief.

Points faibles

Un vrai paquebot à basse vitesse : Avec 118 mm au patin et 185 cm de long, l'inertie se fait vite sentir dans les sapins ou les couloirs serrés ; ça demande de la cuisse pour faire pivoter le truc court.

Accroche sur piste très moyenne : Sur le dur ou le carrelage, ce n'est évidemment pas fou. Avec son rayon de 27 m, il faut obligatoirement charger avec énormément de vitesse si on veut espérer mettre de l'angle et couper sur la carre.

Topsheet d'origine d'un ennui mortel : Le design d'origine manquait franchement de saveur, ce qui m'a obligé à sortir les bombes de peinture et le vernis pour lui donner une vraie gueule.
très vite pardonnés
Physique à piloter avec des chaussures trop rigides : Interdiction de sortir les pompes de course au flex en béton (type 140) sous peine de perdre ses jambes au bout de deux runs ; il exige un flex plus progressif pour être apprécié.

Le contexte de l'achat :

À la base, je roulais des Soul 7 en 172 cm mais je les trouvais beaucoup trop courts et trop fins pour les gros jours. Je suis tombé sur ces QST 118 en 185 cm d'occasion pour 70 balles. Je me suis dit que j'allais presque pas m'en servir... Au final, c'est la paire que j'ai le plus sortie de l'hiver, devant mes Zag, mes Mata Ti et mes Ross de Géant FIS. Passer sur ce paquebot de 185 cm pour 118 mm au patin m'a fait bizarre au début, mais quel régal.

Le montage et l'accord avec les chaussures :

Ils sont montés avec des Salomon STH 13. Gros point positif sur ces fixations, on sent vraiment le flex "mou" en 3D dans le bon sens du terme sur la butée avant, ça encaisse super bien.

Niveau chaussures, j'ai deux paires type race : une Atomic en 120 et une Head en 140 avec un gros angle d'attaque (je fais 65kg) . J'ai essayé une demi-journée avec les Head en 140... j'ai cru que j'allais perdre mes jambes, c'est beaucoup trop rigide et usant pour ce ski. Depuis, je reste sur les Atomic en 120 et ça se passe nickel : l'angle de la chaussure permet de rester calé en appui languette pour piloter le monstre sans mourir au bout de deux runs.

Comportement en grosse poudreuse (Le trampoline) :

On va pas se mentir, c'est un test 100% axé peuf. À haute vitesse comme à moyenne vitesse, c’est un pur régal. Le shape est super fun, hyper joueur et très souple. On est loin d'un ski de freestyle pur, mais le ski bondit de partout. Ça déjauge infiniment bien. Quand on pousse fort dedans, le truc se transforme en trampoline entre chaque virage. On flotte tellement qu'on en oublierait presque la sensation de s'enfoncer (comme on dit, plus les skis sont fins plus la pow est profonde, mais là on flotte presque trop !).

Dans le technique et les sapins (Ça pèse) :

Dès que le terrain se resserre, type couloirs très fins ou tricotage dans les sapins, là ça devient plus sérieux. On sent vite le poids des bêtes et l'inertia du 185 cm. Ça commence à piquer un peu les cuisses si on veut les faire pivoter court à basse vitesse.

Sur la piste et les bosses :

Je me suis retrouvé sur la piste avec parfois (par erreur, je pensais qu'il y avait de la pow...). Bon, c'est évidemment pas fou. Ça n'accroche pas des masses sur le dur. Avec un rayon de 27 mètres, si tu veux mettre de l'angle et de la vraie carre, t'as pas le choix : faut mettre énormément de vitesse pour que le ski s'enroule. Dans les bosses (moguls), c'est très marrant mais niveau performance pure on repassera.

Solidité et Custom Home-Made :

Gros gros point positif sur la résistance de la bête. J'ai tapé des requins (sharks) où j'étais persuadé d'avoir traversé le ski jusqu'au noyau. En rentrant, surprise : la semelle n'avait "presque" rien, c’est du costaud. Par contre, le topsheet d'origine était super ennuyeux à mourir. Du coup, je me suis fait un petit custom maison : peinture à la bombe complète puis vernis haut de gamme pour que ça tienne. Je vous glisse les photos pour la frime !

Pour qui ?

Pour ceux qui veulent un gros jouet de freeride ultra fun, joueur et incassable pour les jours de gavage, sans avoir peur d'un rayon de 27m. À monter avec une fix alpine qui a de l'élasticité et des chaussures au flex progressif (autour de 120) pour en profiter un max sans y laisser ses genoux.

Pour qui ?

C'est la paire de gavage par excellence, le gros jouet ultime pour les jours de profonde. Par contre, soyons clairs, c'est absolument pas praticable tous les jours de l'hiver. Pour en profiter sans subir le reste du temps, il faut obligatoirement l'avoir au moins en deuxième ou troisième paire dans son quiver. À sortir uniquement quand les conditions sont réunies pour lâcher les freins.

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