Test Salomon s/pro supra dual boa 130

Test Salomon s/pro supra dual boa 130 2026

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sebizarre

Attention un boa peut en cacher un autre !

Profil du testeur : 48 ans | 1,79m | 78kg | Avancé
Acheté : 700€ en ligne
Conditions du test : Piste en neige froide/béton à début de soupe, hors piste dans de la peuf légère à trafollée, lourde et transformée. Bref un hiver compliqué... d'ailleurs ça a fini en parapente cette histoire !
Cet avis matos est issu du programme de Tests Privés de Skipass permettant à nos lecteurs de recevoir du matériel pour un test longue durée. Inscrivez-vous !
Chaussures de ski Salomon S/Pro Supra Dual BOA 130

Points forts

Facilité d'ajustement durant la journée
Customisable (chausson et coque)
Légèreté pour des pistardes
Semelle Gripwalk
Qualité de fabrication/finition

Points faibles

Prix (la nouveauté se paie cher)
Système avec beaucoup de câbles pour le chaussage/déchaussage
Pince talon

J’suis pas devenu herpétologue pour autant… mais force est de constater que ça fait beaucoup là non ?! 

Merci à Skipass pour la sélection sur ce TP et cela tombe très bien car mes anciennes chaussures, des Head Raptor WCR arrivant à 12 ans d’âge (comme un bon rhum millésimé) avec encore une bonne rigidité et sans fissure, j’envisageais tout de même leur remplacement.

Ces nouvelles Salomon S/Pro Supra Dual BOA 130 furent donc accueillies comme les rois mages (mais sans galette).

Caractéristiques :

  • Custom Shell™ HD pour personnaliser la coque et le collier (le tout en polyuréthane relativement fin avec un poids de 1.9KG qui reste très contenu pour une chaussure de piste).
  • Chausson Exowrap avec une bande élastique sur le coup de pieds, sensé améliorer le maintien mais qui, si la chaussure est choisie à la bonne taille, ne m’a pas parue révolutionnaire avant ou après le thermoformage. Il reste confortable et précis pour cette gamme de chaussure. La languette est démontable et customisable (+/- 8mm de mousse), avec un spoiler arrière de 6 mm, que j’ai gardé car la chaussure n’est pas particulièrement inclinée.
  • Strap de 50 mm vissé avec bloqueur, efficace et rajoute un peu de rigidité.
  • Réglage de progressivité nommé Power spine (plaque métallique qui relie le collier et la coque).
  • Semelle Gripwalk (ISO 23223).

Essayage :

Avant de recevoir les pantoufles de Cendrillon, passage rapide en magasin (j’achète toujours mes chaussures en boutique, car l’essayage est primordial ainsi que le bootfiting) pour valider la taille avec une coque en 26/26.5 pour ma part (j’arrive à la limite du chausson en longueur, donc chaussettes fines obligatoires) mais les modèles Supra étant en largeur moyenne avec 100mm au métatarse, pour garder en précision, la coque 27/27.5 était trop large.

Ressenti avant bootfiting : la chaussure est confortable et le serrage « englobant » sans vraiment de point de pression, c’est d’ailleurs le 1er avantage du BOA (je fais le même constat sur d’autres pompes ayant ce système en VTT, gravel/route ou ski de rando).

Le 2iem avantage, c’est l’ajustement en cours de ride avec seulement quelques clics sans avoir à se battre avec des crochets à ouvrir, micro régler, refermer, voir que ce n’est pas suffisant et recommencer… Par contre il faut s’y habituer, en effet le serrage étant très progressif, sur des bottes rigides avec un gros chausson, il faut arriver à un certain niveau de serrage pour en sentir les variations, système très intéressant mais en restant objectif tout n’est pas parfait non plus.

A l’utilisation le double système BOA est bien pensé mais lors du chaussage/déchaussage il faut composer avec l’ensemble des câbles et notamment le système d’attache du collier qui une fois libérée fait un peu salade de câbles avec celui du bas et peut gêner l'écartement de la coque.

L’angle d’ouverture est étroit, pour ma part il a fallu chauffer le plastique pour assouplir la coque du bas afin que je puisse les enfiler les premières fois, j’ai le pieds fin mais long, ce qui génère un important bras de levier et me pose des soucis avec les chaussures n’ayant pas une ouverture suffisamment large ou souple.

NB : la languette ayant un système de réglage par scratch sur l’avant du chausson (pour l’avancer/reculer), si vous tirez trop de dessus, elle finit par se détacher et vous êtes bon pour sortir/remettre le chausson dans la coque, pas idéal à l’arrière de la bagnole sur le parking du télécabine…


BO(r)A BO(r)a

Ce n’est pas la Polynésie mais bien le principal critère de choix de cette pompe (et accessoirement l’atout marketing mis en avant). Donc double système, que l’on visse et dévisse au grès des besoins, ce qui après quelques descentes pour chauffer les gambettes permet d’ajuster le serrage très facilement en quelques clics. Il y a une graduation très pratique pour s’y retrouver, à titre perso, je démarre vers 2/5 pour finir à 3/5 en fin de journée un fois le chausson bien assoupli.

La tenue du talon n’est pas exceptionnelle donc serrage fort sur le coup de pied pour augmenter le maintien, qui reste tout juste suffisant couplé à des semelles moulées, mais je le rappelle j'ai le pied fin.

Ce BOA est donc bidirectionnel (serrage et desserrage graduel) ce que je n’avais jamais vu sur de précédents systèmes et très pratique à utiliser même avec des gants.


En piste :

Pour comparer à des chaussures de race dans lesquelles les pieds sont « figés » sans un millimètre de mouvement, les Salomon sont plus typées loisir même avec une rigidité de 130, j’ai ressenti la différence de précision sur la pince talon notamment. Cependant la puissance que l’on peut imprimer sur la languette reste très proche, pour mon niveau (avancé) et poids (78kg hors taxe…) est amplement suffisant pour tailler de belles courbes à bonne allure et s’amuser en HP même avec des neiges compliquées. A voir pour des gabarits plus costauds qui skient vraiment fort notamment sur le collier où l'on ressent une légère déformation lors des appuis marqués mais cela rend la chaussure également plus confortable avec un meilleur amorti sur le long terme, mes tibias peuvent en attester ! Après une grosse journée avec les Head, épilation intégrale, alors qu’avec les Salomon à peine une petite rougeur. 

La chaleur est moyenne, ce qui évite de trop transpirer et garde les pieds au chaud jusqu’à -10°C, pas encore testé au-delà.


Solidité :

Ayant eu un système BOA sur des Scarpa F1, en version (trop) light (remplacé 2 fois…), ici on se retrouve sur la version Ronnie Coleman à son prime ! J’ai fait quelques figures acrobatiques sur des plaques de glace à bonne allure sur piste et de jolies galipettes en hors-piste, RAS tout fonctionne encore parfaitement.

NB : BOA garantit à vie ses systèmes sans même passer par la marque de la chaussure, on va sur le site, on remplit un formulaire, quelques photos, même pas de factures et on en reçoit un tout neuf à la maison (ou au magasin qui peut s’en occuper le cas échéant). 

Pour le reste, la chaussure est de très bonne facture : finition, assemblage, coutures. Elles sont légères pour des pistardes et customisables facilement (coque déformable).


Pour qui / quoi ?

Ce sont des chaussures de piste (ou HP par gravité) donc passez votre chemin pour toutes activités demandant des peaux de phoque car pas de système de pin, ni de walk mode. Le choix du flex en 130 doit prendre en compte la progressivité que donne le système BOA face à une 4 boucles équivalente même si cela reste bien suffisant pour des gabarits moyens à lourds jusqu’à une utilisation avancée, pour les barbus joufflus qui s'envoient des barres à longueur de journée, il faudra peut-être partir sur d'autres modèles. 

Quelques points d'attention avant de faire crier la CB : le volume (100mm) et la pince talon.

Le serrage est son réel point fort, précis, facile et adaptable rapidement en cours de journée.

Bref, tu aimes skier fort sans pour autant vouloir t'inscrire au FWQ, tu acceptes de perdre un peu en précision pour gagner en confort et tu veux pouvoir régler tes pompes en gardant tes moufles, va chercher bonheur ! Maintenant si tu as déjà un système BOA + boucles et tu te poses la question de changer pour un double BOA, pas sûr que ce soit indispensable.

Pour qui ?

Pistards, freeriders par gravité avec un niveau intermédiaire à avancé recherchant du confort et un serrage possible avec des moufles !

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