Test Scarpa Maestrale 2016

11 tests Scarpa Maestrale.

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Note moyenne : 8/10
Pil0
Par Pil0

Maestrale : un équilibre magistral.

Avis sélectionné
Profil du testeur : 25 ans | 1,80m | 67kg | Expert
Acheté : 100€ d'occasion
Conditions du test : Deux grosses saisons, toutes conditions.

Points forts

Polyvalence
Intuitives
Précision des réglages
Puissance à la descente

Points faibles

Régulation thermique
-1 point en confort mais la prochaine fois je prendrai la demi-taille au-dessus

Je vais raconter une sortie qui les a mises à rude épreuve.

13 avril 2019, 6h du matin, on décolle avec le Club Alpin Français. Direction le massif de la Maladeta, où l'on trouve l'Aneto, toit des Pyrénées.

Facilité de chaussage : le capot se décroche et s'ouvre intégralement, très pratique à l'enfilage.

On part à pied en portant les skis sur quelques centaines de mètres. La semelle Vibram fait le travail, les vibrations sont assez bien amorties. Noter la facilité de passage en mode marche avec le large levier fil.

Le chaussage des fixations ne pose aucun problème avec mes Dynafit. Scarpa prend soin d'adapter ses inserts à la technologie low-tech (maintenant il y a même ce qu'ils appellent le "step-in blind", des marques facilitant l'alignement).

Réglages : ces chaussures sont vraiment "personnalisables" en ce qui concerne le serrage. Il y a deux serrages à crémaillère sur le bas, un autre au niveau du tibias et une large boucle montée sur crémaillère aussi pour serrer la jonction au-devant de la cheville. J'ai pour habitude de laisser celle-ci ouverte à la montée, et j'adapte les autres, desserrées. Les lacets permettent d'assez bien maintenir le chausson même avec les boucles ouvertes, mais ce n'est pas parfait, il faut bien serrer sans quoi la languette descend. Le strap tibial ajoute bien à la rigidité à la descente.

Noter qu'en tournant les crochets côté crémaillère il est possible d'allonger ou raccourcir les réglages.

Ceci m'amène au

Chaussant : ces chaussures ont un chaussant standard ; ne les ayant pas thermoformées, si c'était à refaire je choisirais d'adapter un peu le chausson à mon cou-de-pied plus marqué que la moyenne. Mes pieds fins sont bien maintenus. 

Attention, la boucle devant la cheville fait qu'en cas de taille légèrement petite, la circulation sanguine peut bloquer. J'ai plusieurs fois eu froid aux pieds avant de comprendre ça.

Évacuation de la chaleur : Pour rejoindre le glacier de l'Aneto, il y a une bonne "bavante". Ce qui met les Maestrale à l'épreuve de la thermique. En ouvrant les boucles on peut aider mais si le rythme devient réellement effréné, la transpiration s'accumule aux endroits critiques (notamment cheville et talons).

À l'inverse pour garder la chaleur, si tant est que la taille convient – i.e. le sang circule – tout va bien. Même en haute montagne :

Agilité en terrain alpin : pour atteindre le sommet de l'Aneto et des Pyrénées, il faut passer le Pas de Mahomet, quelques dizaines de mètres d'arête effilée et gazeuse, dans le IV. On pose les skis et on cramponne. Les Maestrale cramponnent sans soucis, que ce soit en lanières ou en crampons automatiques (j'ai testé les deux). Le débattement suffit amplement à rester concentré sur la pose de pieds. J'ai même fait de l'escalade mixte AD+ avec ces chaussures.

Juste sous le sommet se trouve une magnifique pente, elle était en poudreuse ...

Skiabilité : même un habitué des chaussures de ski de piste peut enfiler les Maestrale et charger à la descente sans rien craindre ! C'est sans doute le gros avantage de ces chaussures sur d'autres plus légères plus orientées rando. Le transfert des appuis s'opère bien, les sensations sont là. Je me suis amusé à carver un peu en station, les Maestrale rendent l'expérience sympa.

Légèreté : c'est en prenant le souper que je me suis rendu compte que les 2000 mètres de dénivelé se sont somme toute bien tassés. Je n'ai jamais regretté le peu de poids supplémentaire au regard de la solidité à la descente.

Pour qui ?

Ces chaussures s'adressent à tout randonneur à ski souhaitant faire de belles bambées sans se prendre la tête, sans éclater le porte-feuille.

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