Test Völkl Nanuq 2015

8 tests Völkl Nanuq.

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Note moyenne : 7,5/10
Lapin38

Accessibles et confortables, mais géométrie très sensible au montage

Völkl Nanuq
Avis sélectionné
Profil du testeur : 27 ans | 1,75m | 75kg | Avancé | Grenoble
Taille testée : 177
Acheté : en magasin
Conditions du test : Toutes : plein hiver, printemps, neige dure, meuble, du plat, du raide...

Points forts

Très accessibles si bien montés, à la montée comme à la descente
Rapport poids/portance/skiabilité excellent pour le prix

Points faibles

Comportement un peu fade pour ceux qui s'attendent à du gros ski
Spatule souple très légèrement dissociée du reste du ski

Après quelques saisons passées sur des skis de rando très classiques (Dynastar Mythic Light/Alti 89, entre autres), je me décide à prendre du plus large et surtout du rocker avant, choix qui ne va jamais de soi quand on connait les dérives passées de certaines marques !

Comme toujours, le comportement d'un ski est très dépendant du montage des fixations.
La marque constructeur, à l’œil, parait excessivement centrée, surtout pour un combo talon plat/rocker avant.
Je choisis de faire confiance au constructeur, qui est sensé avoir réfléchi à son affaire : trois sorties plus tard, je démonte et remonte à -4. C'était vital...

A la montée :

Le ski n'est pas ultra taillé, donc on monte plutôt bien, d'autant que la largeur sous le pied n'est pas encore handicapante. J'aime bien shunter l'étape couteaux pour passer directement des peaux aux crampons (moins de frayeurs, meilleur rythme, meilleure progression technique) : je dois déchausser plus tôt qu'avec mes Alti 89, mais ça reste honorable.
De toute façon mes Alti sont ma paire neige dure/pente forte (j'essaie quand même d'éviter la réunion des deux, si possible :D), les Nanuq sont plutôt là pour profiter de plus de profondeur et/ou de neige meuble.

Une fois les fixs reculées de 4cm, l'équilibre est bien meilleur, comme toujours en rando où les conversions sont énormément facilitées quand le montage est très reculé. Mais en 178cm pour mon 1m75, ça se maniait très bien même sur la marque constructeur.

A la descente :

C'est plus là que que le contraste se fait.

Sur la marque initiale, le ski est complètement survireur en entrée de courbe, sous-vireur en sortie (la maladie classique du talon plat/rocker avant mal monté). La spatule est très courte et plutôt molle, tandis que le talon plat n'est pas ridicule.

Reculé de 4cm, c'est subitement très bon. La spatule reste 'accessible' (en rando avec la fatigue, ça n'est pas forcément une mauvaise chose...), mais le ski est soudainement très équilibré (conduite à l'ancienne possible), tout en ayant la possibilité de mettre en travers à tout moment - très agréable.

Le ski convient littéralement à toutes les neiges, de novembre à juin ; la spatule est un tantinet souple pour ignorer la croûte mais on 'survit mieux' qu'avec bien d'autres paires...

Seul bémol (à part la spatule presque molle), la semelle certes très légère, mais du coup très peu dense donc à entretenir très souvent sous peine de botter affreusement.

Pour qui ?

Envisageable en paire unique pour les skieurs qui viennent de l'alpin, ou en 2nde paire pour les randonneurs classique à la recherche de largeur et de facilité. Des défauts, mais un placement 'couteau suisse' plutôt bon.

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