Test Scott Pure pow 115 2024

2 Tests Scott Pure pow 115.

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Note moyenne : 9/10
Inak64700

Oublié ?

Scott Pure pow 115
Profil du testeur : 40 ans | 1,80m | 84kg | Expert | Hendaye
Taille testée : 182
Acheté : 350€ en ligne
Conditions du test : Lendemain de chute.

Points forts

Flottabilité

Points faibles

Maniabilité si on compare avec la nouvelle gamme Sea.

Un ski qu’on n’aurait peut-être pas dû oublier

Le Scott Scrapper, devenu plus récemment Pure 115, est mort. Vive le scott 115 !

Un ski qui a marqué son époque

Qu’on soit passé à côté de ce ski ou non, il fait indéniablement partie de l’histoire moderne du freeski. Il a notamment été aux pieds de l’un des plus grands skieurs de la planète. Est-il encore nécessaire de le nommer ? Monsieur Jérémie Heitz.

D’abord pendant ses années sur le Freeride World Tour, puis surtout après, dans La Liste, première du nom, ce ski a marqué toute une génération. Et je pense que dans vingt ans, ce film n’aura toujours pas pris une ride.

Ma rencontre avec ce ski

J’ai possédé le Scrapper 115 en 189 cm pendant la période Covid. Je l’avais monté avec une fixation light. Cette saison-là, il a énormément neigé dans les Pyrénées et je me suis finalement davantage servi de ce ski en randonnée que de mon ski plus classique en 95 mm au patin.

Aujourd’hui, je possède toujours la dernière version, le Pure 115, mais cette fois en 182 cm, toujours monté en fixation light. J’ai fait ce choix parce que j’ai un autre ski large en grande taille, monté avec une fixation alpine classique. Le Pure vient donc en complément de celui-ci, avec une utilisation un peu différente.

Dimensions et caractéristiques

Le Scott 115, c’est un fat assez classique : une spatule autour de 140 mm et un patin de 115 mm. Ce qui le distingue, c’est surtout son rocker avant assez prononcé et sa spatule ronde pas si relevée.

Autre point intéressant : son poids. Pour un ski de cette largeur, il reste assez léger et possède un profil plutôt droit. C’est d’ailleurs ce qui a poussé pas mal d’entre nous à le monter avec des fixations de randonnée.

En 182 cm, la paire pèse environ 3,7 kg. Avec une fixation light, on obtient donc un ensemble de randonnée assez extrême, mais qui a du sens pour certains usages. Ce n’est évidemment pas indispensable, mais ça permet d’avoir un vrai ski de 115 mm au patin pour aller chercher de la neige en montagne.

Usage et positionnement

Dans les Pyrénées, le lendemain d’une grosse chute de neige, il n’est pas rare de retrouver une vallée en partie paralysée. Les risques avalancheux sont importants et les stations ouvrent souvent tard, avec un seul télésiège, parfois une télécabine, et pas grand-chose de plus.

C’est là que ce Scott prend tout son sens. On peut rester dans la forêt, profiter des quelques remontées ouvertes, puis prolonger les runs pour aller chercher quelque chose d’un peu plus intéressant et consistant. Voir même en full rando si l'ouverture est reportée au lendemain. 

L’idée, c’est de pouvoir s’adapter aux conditions du jour et de ne pas passer à côté de la fenêtre de neige fraîche. Dans ce genre de situation, avoir un ski large et relativement léger est un vrai avantage. Et la spatule pour faire la trace est une merveille.

Le montage que je recommande

On est sur un montage assez traditionnel, plutôt directionnel. Personnellement, c’est quelque chose auquel je suis habitué avec les gammes Volkl ou les anciennes gammes Bull de Blizzard.

Si vous aimez moins, n’hésitez pas à avancer un peu le point de fixation, quitte à aller jusqu’à +2 cm. On ne perd pas en flottabilité et on gagne franchement en maniabilité.

C’est une option intéressante pour rendre le ski plus facile à placer.

Sur la neige

Sans surprise, comme je le disais plus haut, le Scott 115 digère instantanément les grosses quantités de neige.

Avec son profil assez droit, ce n’est pas le ski le plus surfy ni le plus pivotant. Comme évoqué dans la partie sur le montage.

Pour le reste, on a affaire à un ski sain et sérieux, qui demande quand même à être travaillé. Il ne tourne pas tout seul : il faut être actif dessus et s’engager un minimum. Mais une fois qu’on a compris comment il fonctionne, c’est un vrai bonheur.

Même sur la neige damée, le comportement reste très sain. Il suffit de bien charger l’avant et de faire mordre l'avant autant que possible pour avoir un ski prévisible, sans mauvaise surprise.

Au final, il fait le job partout. Il est bon dans la poudreuse, reste agréable quand on retrouve de la neige damée et ne donne pas l’impression d’être dépassé dès qu’on sort des conditions parfaites.

Conclusion : un ski oublié plutôt que rejeté ?

Avec mon usage assez spécifique, difficile d’aller beaucoup plus loin dans la rédaction. Le Scott 115 répond parfaitement à ce que je lui demande.

Aujourd’hui, il a disparu du catalogue, alors que la tendance semble plutôt revenir vers des skis plus lourd et surfy avec les nouvelles générations de skis de freeride. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais je trouve que cette gamme Scrapper, ou Pure 115, appelez-la comme vous voulez, avait encore sa place sur le marché.

On en trouve d’ailleurs encore à de très bons prix. C’est donc un ski qu’il ne faut pas hésiter à regarder si vous cherchez un gros ski de poudreuse relativement léger, notamment pour un montage rando.

Ce n’est pas parce qu’il reste des stocks après deux saisons qu’il a été rejeté par la communauté. Au contraire, je pense surtout qu’il a été oublié plutôt que rejeté. Et vu ce qu’il est encore capable de faire, ce serait dommage de passer à côté.

Pour qui ?

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