Mon profil
Habitant en Haute-Savoie, l’hiver je pratique essentiellement le ski de randonnée même s’il m’arrive régulièrement de faire de la piste quand les touristes sont au travail et que les conditions m’appellent.
Je suis très exigeant avec mon matériel et mes avis sont sincères et reflètent mon opinion sans filtre !
Caractéristiques techniques
Profil : Directionnel
Type de cambre : Cambre + rocker avant
Construction : Sandwich
Noyau : Tourblend Tour 2.0 with Ash Core Insert
Taille du ski testé (cm) : 171
Ligne de cotes (mm) : 127-96-111
Rayon (m) : 19
Poids paire skis nus taille ref (en g) : 2520
Technologie : Sandwich Partial Sidewall + Tourblend Tour 2.0 with Ash Core Insert
Prise en main
Tout d’abord je tiens à remercier Blizzard/Tecnica et SKIPASS pour m’avoir sélectionné pour ce test.
J’ai préféré attendre d’avoir rencontré toutes les conditions de neige afin de proposer aux potentiels acheteurs un avis éclairé et je l’espère abouti.
Pour donner du contexte, je les ai équipés d’une paire de Plum Oazo avec des peaux de chez Decathlon (avis à venir). Je skie avec des Scarpa F1 de 2024.
Coté design je le trouve visuellement très réussi, la couleur et l’aspect lui confère un style audacieux et la version féminine est également magnifique.
Un petit millimètre supplémentaire au patin, c’est peu sur le papier… mais suffisant pour marquer une vraie différenciation symbolique face au grand frère le Zero G 95 que l’on croise régulièrement depuis quelques années en randonnée. On pouvait facilement imaginer que ce léger gain de largeur ne sert pas uniquement le marketing et qu’il il apporterait un supplément de portance toujours appréciable en neige poudreuse, tout en conservant la polyvalence qui avait fait le succès de son ainé…verdict sur le terrain.
A la montée :
S’agissant d’un ski de randonnée, il me semble pertinent de commencer par le chapitre de la montée. Le poids est un critère essentiel quand on parle de ski de randonnée et le Zero G 96 est un ski relativement léger pour sa gamme. A la montée il se fait plus qu’oublier, c’est un ski pertinent dans ce domaine. Honnêtement je n’ai rien à lui reprocher à ce niveau-là.
En poudreuse :
Le rocker du Zero G 96 n’est pas très prononcé et malgré ses 96mm au patin ce ski à tendance à « couler » en poudreuse. Il est difficilement maniable et déjauge difficilement. Je ne me suis presque jamais amusé même en conditions parfaite. J’en suis arrivé à la conclusion que je n’avais pas assez de cuisse pour lui imposer un rapport de force. Quand on en arrive là avec un ski ce n’est pas bon signe. Normalement c’est à vous de l’amener et non l’inverse. J’avais le sentiment d’être en conduite accompagné et à part freiner je ne maitrisais souvent pas grand-chose.
En mauvaise neige :
Comme dit l’adage, il n’y a pas de mauvaise neige mais que des mauvais skieurs…si je n’avais pas deux autres paires de ski je me vexerais mais hélas force est de constater que ce Zero G 96 n’aime pas les conditions difficiles. Il vibre énormément même à faible vitesse. Il n’absorbe jamais les imperfections du terrain et en devient piégeux. Il n’est pas joueur et ne pardonne aucune faute même à faible vitesse. Quand les conditions ne sont pas agréables et que le ski ne fait rien pour les faire oublier on passe une mauvaise journée.
En pente raide :
J’ai eu l’occasion d’aller faire quelques couloirs dans le massif de Bornes et les Aravis. Le genre de couloir ou on range vite les skis sur son dos à la montée. Gros point positif que j’évoquais en introduction, le ski est léger et c’est très agréable quand on porte ses skis sur son sac. On verrouille les fixations et c’est parti pour quelques virages sautés et du « ski dérapé ». Je dois dire qu’après la mauvaise impression laissée lors des sorties précédentes je n’étais pas confiant dans mon ski et dès le premier virage hallelujah ! Le ski mord terriblement la neige dure. Il est ultra précis et ultra convaincant, je ne me suis jamais senti autant à l’aise en pente raide. Sa légèreté et son accroche lui confère un plaisir certain. En virage dérapé c’est la même chose, l’accroche est excellente peut être même trop, il faut bien orienter le corps pour laisser le ski déraper sinon il reste planté là, accroché à la neige comme un oiseau à sa branche. Voilà, après cette première sortie en pente raide j’avais l’impression d’avoir enfin trouvé le domaine de prédilection de ce ski capricieux.
Sur piste :
Difficile de se faire un avis avec une fixation et des chaussures de randonnée montée sur un ski lui-même destiné à évoluer loin des domaines skiables mais j’ai eu l’occasion de skier sur le damé. Son rayon de courbe ne permet pas de s’amuser pleinement dans les petits virages et les changements de direction rapide. Il excelle cependant dans les grandes courbes ou son accroche que j’avais ressenti en pente raide ne fait pas défaut. Ce n’est pas le ski le plus agréable sur piste mais ce n’est certainement pas le pire.
Conclusion :
Un ski trop exigeant à mon goût et qui ne met pas la polyvalence à l’honneur. Malgré un design réussi et un poids plume je ne pense pas en faire un compagnon de route qui viendra titiller mes M-Tour 87 ou mes Superguide 95 lors de mes sorties « classiques ». En revanche si vous cherchez un ski qui accroche et que vos cuisses vous permettent de le dompter en mauvaise neige vous pouvez en faire un allié de choix.
Ce ski est selon moi réservé aux skieurs confirmés à la recherche d’un poids plume dans cette largeur de patin.
Les plus :
Design
Poids
Accroche
Les moins :
Prix
Polyvalence
Trop exigeant
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