Test Hestra wakayama mitt 2024

2 Tests Hestra wakayama mitt.

Postez le votre!
Note moyenne : 8,5/10
Thoams

Wakayama, yeah yeah

Profil du testeur : 43 ans | m
Conditions du test : Deux hivers, en station, en rando. Jusqu'à -10°c.

Points forts

Très chaudes
Confort
Qualité de fabrication
Cuir magnifique et look old school
Liner amovible, lavable et facile à sécher
Leash indispensables
Très bonne tenue dans le temps

Points faibles

Volumineuses
Préhension pas optimale (bon, ce sont des moufles...)
Pas Vegan

Retour sur deux ans d'utilisation de ces moufles bien chaudes.

Pourquoi ces moufles ?

Le cahier des charges était nettement moins compliqué que pour choisir une paire de skis : avoir chaud. Ou au moins, ne pas avoir froid aux doigts.

Pour les journées où le thermomètre décide qu'il vaut mieux rester à la maison faut absolument aller skier de la poudre froide, je cherchais quelque chose de vraiment chaud. Pas des gants « suffisamment chauds tant qu'on bouge », mais une paire à sortir justement quand les températures commencent à sérieusement mettre en danger les extrémités.

Je souhaitais des moufles donc. Et en cuir. Et qu’elles soient pratiques. Et qu’elles ne laissent pas entrer la neige. Et qu'elles soient imperméable. Et qu’elles soient jolies… Je cherchais finalement beaucoup de choses.

Avec leur gros cuir, leur coloris Bordeaux/Brown et leur look bien old school, les Hestra Wakayama Mitt cochaient plutôt bien les cases. C’est à la faveur d’une grosse promo d’été que je les ai achetées. 

Commandées en ligne sans essayage préalable, je m'étais fié au guide des tailles de Hestra, qui s'est avéré correct. 

Quelques infos à la louche

  • Modèle : Hestra Wakayama Mitt
  • Coloris : Bordeaux/Brown
  • Construction extérieure : cuir de vache imprégné
  • Isolation : PrimaLoft Gold
  • Liner amovible : laine bouclée, 90 % laine / 10 % polyamide
  • Doublure : liner laine amovible + doublure polaire fixe
  • Serrage : cordon au poignet (simple et efficace)
  • Manchette : néoprène côté intérieur
  • Leash : oui
  • Étanchéité : pas de membrane imperméable (mais c’est de la vache)
  • Utilisation : Piste, freeride, rando, luge, bonhommefemme de neige
  • Durée du test : deux hivers
  • Température minimale rencontrée : environ -10 °C

Hestra les classe parmi ses moufles les plus chaudes, et leur construction explique assez facilement pourquoi. On a du cuir épais à l'extérieur, une isolation primaloft et, à l'intérieur, un gros liner en laine amovible. Ce ne sont toutefois pas non plus des moufles d'expéditions.

Sur le papier, c'est fait pour le froid de nos contrées. Dans la vraie vie c’est fait pour moi.

Du cuir et du old school

Les Wakayama ne cherchent pas franchement à ressembler à du matériel sorti d'un laboratoire.

Du cuir, des coutures apparentes, un petit cordon de serrage autour du poignet et, dans mon cas, ce coloris Bordeaux/Brown qui pousse encore un peu plus loin le côté rétro. Personnellement, j'adore.

La qualité perçue est excellente. Le cuir est très souple. On prend les moufles en main et on a immédiatement l'impression d'avoir affaire à du beau matériel, bien construit et fait pour durer.

Après deux saisons, cette première impression se confirme.

  • Et niveau chaleur ?

C'était quand même la raison principale de l'achat. Sans suspense: contrat rempli.

Je les ai utilisées jusqu'à environ -10 °C et je n'ai tout simplement jamais eu froid aux mains avec. C'est à peu près le meilleur compliment que je puisse faire à une paire de moufles.

En station, lorsque les températures descendent franchement, je sais que je peux les prendre sans réfléchir. En ski de rando, je les mets automatiquement au fond du sac durant les conditions hivernales, pas forcément au printemps.

De manière générale, skiant toujours avec un sac à dos, j'ai toujours deux paires de gants avec moi. Si les températures sont clémentes ou en ski de rando, j’opte pour les gants Decat en cuir ou les mitaines/moufles Mammut

Dès qu’il fait froid, je switche pour les Wakayama, et tout de suite les mains se réchauffent.

  • Confort et préhension

La contrepartie de toute cette chaleur, c'est le volume.

Ce sont de grosses moufles et la préhension n'est clairement pas leur point fort.

Pour tenir les bâtons et skier, aucun souci. Mais dès qu'il faut faire quelque chose d'un peu précis, on retrouve rapidement les limites du concept. Téléphone, fermeture éclair, boucles de chaussures (encore que) ou manipulations du matériel de rando : on a régulièrement plus vite fait de sortir la main.

Il existe certainement plus fin et plus précis. Mais probablement aussi moins chaud.

Et comme je les ai achetées précisément pour les journées où je préfère perdre un peu en dextérité plutôt qu'un doigt, le compromis me convient très bien.

A noter également qu’elles ne remontent pas très haut sur le poignet, mais finalement je n’ai pas de problème de rentrée de neige imprévue. J’ai plutôt l’habitude de fermer la veste par dessus, c’est ok.

  • Liner amovible : simple et efficace

Le liner en laine est amovible et c'est un vrai bon point.

Après une journée, il suffit de le sortir et le séchage est nettement facilité. Je l'ai également lavé, ce qui permet d'entretenir la partie qui passe ses journées directement contre les mains sans avoir à laver le cuir avec.

En cas d’usure prononcée, ce liner est remplaçable. Sur un produit conçu pour durer plusieurs années, c'est particulièrement pertinent : si l'intérieur finit par être rincé avant le cuir, inutile de remplacer toute la moufle. Appréciable.

  • Les leash : indispensables

Autre détail qui n'en est finalement pas vraiment un : les leash.

On enlève régulièrement ses moufles, justement parce que leur volume limite les manipulations précises. Pour sortir le téléphone, ouvrir le sac, manipuler quelque chose ou bricoler une fixation, il suffit de les retirer et de les laisser pendre au poignet.

Pas besoin de les coincer sous un bras. Et surtout pas besoin de regarder une belle moufle en cuir partir toute seule dans la pente vers un nouvel horizon peu recommandable. 

  • Deux hivers plus tard

C'est probablement là que les Wakayama justifient le mieux leur positionnement.

Après deux saisons, la qualité est toujours là. Le cuir vieillit bien, l'ensemble reste en bon état et rien ne donne l'impression d'un produit qui va devoir être remplacé rapidement. Il faut quand même préciser que je les entretiens régulièrement.

Je graisse le cuir pour éviter qu'il ne sèche, avec une attention particulière au niveau des coutures. Ça prend quelques minutes de temps en temps et, sur une paire de moufles en cuir qu'on compte garder plusieurs années, ça me semble être une bonne habitude. Cela permet également de préserver l'imperméabilité. En deux ans, je n'ai pas eu à souffrir d'infiltration à travers le cuir. Je n'ai certes pas utilisé ces moufles sous la pluie. Je ne sais pas si elles sont plus efficace que les modèles à membrane, pour mon utilisation, ça fait largement le job.

En Bordeaux/Brown et avec ce look old school, les quelques traces des hivers passés leur vont finalement mieux qu'un aspect éternellement neuf. Le cuir est finalement plutôt résistant. Il m'est arrivé quelques fois de coincer la moufle dans une boucle de chaussure par exemple, et même en forçant, aucun arrachement ou déchirure. C'est fin, souple, mais résistant.

En bref, ce ne sont pas simplement de jolies moufles qui font bonne impression lorsqu'elles sont neuves. Elles semblent réellement faites pour durer à condition, comme tout beau cuir, de s'en occuper un minimum.

Conclusion

Les Hestra Wakayama ne cherchent pas à être les moufles les plus légères, les plus fines ou les plus précises du marché. Elles sont grosses, en cuir, un peu old school et pas franchement idéales pour faire de la mécanique de précision sur un télésiège.

En montée en ski de rando, mieux vaut aussi les laisser tranquillement au fond du sac. Mais quand le thermomètre plonge, c'est justement là qu'on est content de les y avoir mises. Utilisées jusqu'à -10 °C, je n'ai jamais eu froid avec. Le liner amovible est pratique à sécher, laver et éventuellement remplacer, les leash sont indispensables et, après deux hivers, la qualité de fabrication est toujours aussi évidente.

Elles sont chaudes, confortables, magnifiques et semblent faites pour durer.

Pour qui ?

Pour les frileux qui aiment la peau de vache.

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