Test Millet Trilogy gtx pro 2017

2 Tests Millet Trilogy gtx pro.

Postez le votre!
Note moyenne : 9/10
SamuL

Une trilogie pour une 3L (part. 3/3)

Profil du testeur : 31 ans | 1,78m | 78kg | Expert | Peille
Acheté : 150€ en ligne
Conditions du test : Toutes

Points forts

Adjustabilité
Imperméabilité
Respirabilité (oui quand même. Randonner avec les fesses, quadri et mollets a l'air, c'est quand même très fort)
Résistance dans le temps

Points faibles

Taille un peu petit ou pour des personnes un peu plus filiforme
Respirabilité du tissu même. Pas SI efficace (mais un peu quand même)

Suite et fin de la revue de l'ensemble Millet - Trilogy GTX Pro.


Moi dedans le pantalon, ça donne quoi?


D'allure athlétique, je pense être un peu trop musclé pour ce pantalon (trop musclé des chevilles et de la tête oui... L'ego du mec). Sur la randonnée, le quadriceps et la fesse sont un peu à l'étroit en fin de fente. Toujours dans une taille L, j'aurai pu lui préférer une taille au dessus pour des hanches plus amples. Ce pantalon dispose d'une ceinture a scratch sur les côtés. Je les ai donc laissées ouvertes au maximum, mais l'effort fu vin, ou vingt. (Cela dépendra de la situation). Mais étant un athlète d'élite, c'est le mental qui prime, et ce n'est pas une fin de fente gênante qui va m'empêcher de faire des balades dans la nature. J'ai donc réduit de 10% la profondeur de fente et le problème est réglé. Petite économie sportive pour un gros confort.

Le confort, parlons en. C'est un pantalon tout ce qu'il y a de plus normal en hauteur de hanche. Pas basse (ça a vraiment existé ?) pas haute et encore moins typé salopette. Toutefois, les bretelles permettent un maintien suffisamment haut pour éviter de voir la lune en plein jour. Elles se font facilement oublier et ne gênent pas réellement dans le mouvement. Pour corroborer le problème de taille (titre ?) j'ai fait des randonnées sans elles, voir si elles tiraient trop vers le haut et gênaient ma mobilité de marche. Que nenni. Au final, la technique retenue aura été d'ouvrir le falzard par ses aérations latérales. Car oui, s'il y a bien quelque-chose d'extraordinaire, c'est l'aération de ce bas. Ouverture complète en latéral. J'ai pu donc récupérer en mobilité. Ce qui reste cependant fâcheux lorsque l'on randonne en plein janvier avec de belles températures négatives et un vent qui nous fouette avec sa neige bien sèche. On optera une fermeture étanche et une diminution de la profondeur de fente (titre. Je me répète non?). 

Nonobstant, ce pantalon à quand même plus d'un tour dans sa poche pour s'ajuster a la morphologie de l'alpiniste que je ne suis pas. Les poches sont orientées alpinisme. Donc le strict minimum comme un jean. Pas de grandes et profondes poches. Rien à dire de particulier.

L'aération, bien qu'incroyable en latéral, le tissu en soit est aussi respirant que le haut. Soit, très bien durant l'effort de descente, mais dans la montée, quand on est à peine en dessous de zéro degré celsius, après 800 mètres de dénivelé positif, on commence à avoir bien chaud et l'humidité n'est pas totalement évacuée. Sûrement que dans mon sud il fait plus humide que dans le labo de Chamonix où aurait été conçue cet ensemble. C'est là où le pantalon perd un mec des points, avec sa taille de guêpe, c'est qu'en randonnée quand on a chaud, la veste peut tomber, mais le pantalon... C'est particulier. 

Chaleur d'hiver et variée, en station, le matin quand il fait froid, si vous n'avez pas de sous couche, et bien le tissu n'est vraiment pas agréable. Surtout quand on s'assoit dans la neige ou sur le siège du-dit télésiège. Comme pour la veste en soit. Mais qui met une veste sans t-shirt en dessous?

Je ne parlerai pas de l'imperméabilité qui est identique au haut (et vous avez sûrement du lire la partie une et deux qui la décrivent très bien).

Pour clôturer le sujet du tissu Goretex Pro, ce tissage en nylon plus résistant amène une durée dans le temps non négligeables. A part quelques accrocs dûs aux crampons lors de certaines ascensions, je n'ai que quelques coutures qui montrent des signes de fatigue du fait de l'hyper extension lors de la randonnée. Quasiment 10 ans qu'il me supporte partout. 

Je peux donc conclure que cet ensemble est vraiment solide dans le temps, qu'il résiste et protège très bien de l'eau, que sa respirabilité reste toujours limitée face aux personnes qui ont une forte sudation lors de l'effort et face aux conditions humides du Sud. Je ne suis pas retourné chez Millet pour le changement de tenue puisqu'une occasion chez Helly Hansen s'est présentée sur Leboncoin dans ma région. Mais je serai très curieux de tester les derniers ensemble d'alpinisme de Millet. Vous noterez que sur mon profil il n'y a pas de partie 2/3. C'est normal, un ensemble c'est un haut et un bas. Il n'y a pas de milieu. À part la terre.

Pour qui ?

Alpinisme, freeride

Commentaires

Aucun commentaire

Laissez votre commentaire Connectez-vous pour laisser un commentaire