Interview Kevin Rolland

Le roi des freestylers ne ressemble pas à un freestyler. Pas d'anglicisme à chaque virage de phrase, pas de coolitude projetée au visage de ses interlocuteurs, pas d'iPhone malpoli. En fait, il n'a pas besoin. Avec cette énergie enfantine désintéressée, qui jaillit comme une source, il est ce qu'il a toujours voulu être : le meilleur. Sans agressivité ni revanche, car Kevin, 22 ans, n'est pas un caïd, un cador, un cogneur, il veut juste être le meilleur de la cour de récré. Le meilleur après son idole, Candide, dont les bonnets tricotés étaient soigneusement copiés par la grand-mère du fan Kevin. 

Où sont ces failles que l'on peut suivre pour dévoiler l'homme derrière le personnage ? Celles que l'on parcourt avec un détecteur de blessures pour fouiller un vécu et y dénicher des ambitions tues. Soit il cache bien son jeu, soit il n'a rien à cacher. C'est transparent et presque dérangeant dans sa simplicité. 

Il traverse tout ce cirque avec les yeux grands ouverts, il "kiffe". Il donne ce qu'il est sans rien retenir, ou si peu. En anglais, il y a un adjectif pour définir ce genre de personnalité, un mot qui se traduit par "franc", "sincère". Ce mot, c'est "candid". Ainsi, par un facétieux détour de langage, on peut dire : Kevin is candid.

(©G.D.)

-La première question que l'on se pose tous c'est : pourquoi avoir choisi Coreupt pour sponsor principal ?

-Coreupt est venu me voir avec un projet intéressant que je n'aurais jamais eu l'occasion de faire avec Rossignol - mon premier sponsor, depuis l'âge de 16 ans. Et puis c'est bien dans une carrière d'athlète de changer de sponsor de temps en temps. J'étais en renégociation de contrat, j'ai eu plusieurs options, en réalité trois belles offres qui se valaient dont celle de Coreupt, je n'ai pas hésité. 

-Donc ce n'est pas que pour l'argent ?

-Non (rires). Mon projet avec Coreupt est de créer une gamme de fringues à mon nom  - je n'ai pas eu l'occasion avec Peak Performance - c'était une priorité pour moi. Je suis arrivé a un point dans ma carrière où je veux m'investir dans des pro-models. Il y aura une veste, un pantalon, un sweat, une casquette et un t-shirt... et puis un ski l'année prochaine. 

Surtout, ce qui me plait, c'est que c'est une petite boite, une famille. J'ai une idée, je peux appeler, je suis en relation directe avec les mecs qui font les skis, les fringues. Il y a plus de facilité à faire avancer les choses.

-L'autre question, à laquelle tu as déjà en partie répondu, concerne les JO. Quel impact sur le freestyle ? 

-Les JO c'est forcément un risque, un petit risque, mais je crois qu'il n'y a pas de souci à se faire. Cela dépend de nous. On a notre état d'esprit et ça ne va pas changer, il n'y a pas de dangers imminents, la FIS accepte nos règles, certains juges sont les mêmes aux Championnats du monde et aux XGames, l'ATP et la FIS travaillent ensemble. On va faire les choses bien. 

Je suis ambassadeur du Comité Olympique pour les jeunes, je mets les pieds dans un truc énorme ! J'avais rendez-vous avec le président du CIO, l'un des hommes les plus influents du monde, j'ai parlé les yeux dans les yeux avec ce mec. Ils veulent rafraichir les JO, donc ils ne vont pas faire mourir le ski freestyle. Ils savent ce qui plait aux jeunes et ils veulent le mettre en valeur. 

-Il y a quand même l'exemple funeste des bosses...

-C'est un mauvais exemple. Les bosses n'étaient pas une discipline aussi importante que le freestyle aujourd'hui, il n'y avait pas l'équivalent du Dew Tour ou des XGames avec un rayonnement mondial. On ne va pas abandonner pas les autres compétitions pour les JO. Et puis l'évolution dans les bosses est restreinte, je le sais j'en ai fait longtemps, tu ne peux pas autant t'exprimer que dans le ski freestyle, même si tu autorises les doubles. Avec les JO, le half-pipe a la chance d'être pris en considération autant que les autres sports. 

-Comment tu vas te préparer pour cette échéance ?

-Les JO, c'est seulement deux jours tous les quatre ans. J'entends des gens qui disent que tout est fini depuis que je vais aux JO, ça ne changera pas ma vie de freestyler ces deux jours-là. C'est juste une compétition, c'est juste les JO j'ai envie de dire ! 

On me fout la pression, à me dire que les JO ne se préparent pas comme les XGames, qu'il y a toute une nation derrière toi, des millions de gens, que c'est différent. T'imagines même pas la pression... Si tu te mets une pression comme ça, ça ne marchera pas, d'ailleurs les cadors d'un sport n'emportent pas tout le temps la médaille. 

Je veux gagner, c'est sûr, mais je prends vachement de recul, j'aborde les JO comme les XGames. Je vais tout faire pour être le meilleur du monde, chaque année je m'entraine pour être le meilleur du monde. Les JO c'est pareil, je vais mettre toutes les chances de mon coté. Les JO, c'est la seule compétition que je n'ai pas gagné. Quand ce sera fait, je serai un peu plus serein (rires). 

Il y aura 4 personnes maximum dans l'équipe française, peut-être qu'on sera deux, c'est bizarre et compliqué la sélection, ça fera des déçus, y compris moi peut-être si je me blesse. C'est pour ça qu'il faut arriver à se détacher de l'échéance des JO, sinon, si tu n'es pas sélectionné, tu auras l'impression de rater ta vie, alors que pas du tout.

-Et la préparation physique ?

-Je n'ai jamais eu de préparation physique. Je fais un minimum avec de la course, des pompes, des abdos, à l'arrach quoi ! Maintenant on a un préparateur physique de la fédération, le but est qu'on tienne toute la saison sans se blesser. Je me rappelle en chier avant les XGames, j'avais un mal de chien. Si on pouvait éviter cela avec un kiné tout l'hiver... On skie beaucoup tout l'hiver, on se fait mal, on rouille... il faut prendre soin de soi pour tenir plus longtemps. 

-Tu as une relation très forte avec ton entraineur, Greg Guénet ?

-Je le connais depuis que je suis entré au Club des sports de la Plagne à 7 ou 8 ans. Il était coach de Sandra Laoura et Julien Régnier dans la section freestyle. Je voyais ça, je voulais le faire ! Je suis entré dans la section vers 12 ans, il me connait donc depuis un sacré bout de temps. Il me connait mieux que mes parents je crois, j'ai passé plus de temps avec lui qu'avec mes parents ! Il a un feeling acrobatique, il vient du ski acro, donc il sait faire un triple saut per avec trois vrilles, il a des repères en l'air, il peut m'expliquer un cork 7. Greg m'a apporté un bagage technique dès mes premiers 36, mes premiers backflips, il était là. La notion d'acrobatie en l'air, il me l'a apprise. 

En compétition, il va m'aider sur le choix des tricks en fonction de l'évolution de la compétition, il va me dire le bon mot au bon moment. Au sommet du pipe, il me répète des trucs techniques : "tu pousses sur tes doubles, tu es propres sur tes réceptions".

-Comment fais-tu pour gérer la pression, travailler ton mental ?

-Ca se fait naturellement. Je suis un ultra-stressé. Je dors trois heures la nuit avant les compétitions, je mange deux patates et j'ai plus faim. Tout le monde me fout la pression, je suis allongé dans mon lit, j'ai le coeur qui bat, je me demande comment je vais faire la compétition le lendemain. Et puis à partir du moment où je skie, je stresse moins, je pense à ce que je dois faire. L'important n'est pas le résultat mais ce que je dois faire pour y parvenir. Je me répète à haute voix les étapes : "pousses, mets du jus, dur sur tes jambes..." C'est une parade pour ne pas me laisser envahir par le stress. 

A 15/16 ans, je vomissais au départ, je ne savais plus quoi faire dans le run, je faisais des sauts pas prévus tellement j'étais déconcentré. J'avais tellement envie de gagner que je ne pensais qu'à gagner et pas aux tricks à réaliser pour justement gagner. C'est aussi important d'être bon perdant, d'accepter cela pour être détendu au départ. En haut des XGames, je me dis que je peux perdre, que ce n'est pas la mort, que ce sera dur mais que je survivrai. Ca me traverse l'esprit rapidement. 

-Pourquoi gagnes-tu ?

-Je réussis à être bon dans le mental... ça peut changer, c'est compliqué le mental. Je ne fais pas d'erreur quand je suis soumis à la pression. Je crois que c'est la vraie différence avec les autres. Au début tu n'en as pas, ensuite tu apprends, tu comprends comment fonctionne ton cerveau. Au freestyle.ch, j'ai fait style : «j'y vais tranquille sans entrainement, à l'arrache», j'ai essayé un saut que je n'avais jamais posé, avec la même exigence qu'aux XGames, je me foutais la pression, je ne voulais pas tomber, je me mettais une mauvaise pression. Sur le coup ça m'emmerde de perdre, et pourtant c'est utile. Les seules fois où j'ai perdu, j'avais envie d'accélérer le temps pour être à la prochaine compétition !

-Quelles est la victoire dont tu es le plus fier ?

-La première fois que j'ai gagné les XGames, je n'ai pas réalisé, j'étais dans un truc bizarre, je m'en suis rendu compte après. Cette année en revanche j'étais ultra-lucide, c'était dur de gagner, tout le monde m'attendait, pensais que j'aller me péter la gueule, c'était horrible, vraiment dur à arracher, et quand à la dernière seconde tout a fonctionné... là j'ai kiffé, je me dis que je suis vraiment le meilleur !  

-Comment gères-tu la médiatisation, les interviews, les caméras, les photos, les fans... ?

-Je kiffe la médiatisation, j'ai toujours voulu être le plus fort, j'aime bien quand on parle de moi, ça récompense le travail fourni, j'ai toujours envie de briller - je sais, ça fait gansta ! Petit je voulais être champion du monde, je voulais être le plus fort.

Quand je vois des fans, je me projette quand j'étais une groupie de base. Quand Candide est venu faire une démo à la Plagne, je n'étais pas sponsorisé et je revois ma grand-mère en train de suivre Candide pour compter le nombre de mailles de son bonnet et me tricoter le même. J'étais fan à mort ! J'avais des photos de Tanner, de Candide, de Jon que je découpais dans les magazines et que je collais sur mon armoire. Je me levais la nuit pour suivre les XGames et j'allais écrire des conneries sur les forums de skipass. 

Mes parents ne sont pas compétiteurs : mon père est coiffeur, ma mère vend des fringues ! A l'époque c'est ma grand-mère qui me payait mes fringues et mes voyages. Ca me touche vraiment les fans, parce que j'étais pareil. Parfois on a des impératifs sur les évènements et c'est horrible d'être pressé et de devoir dire "non" à un gamin qui veut un autographe, il va en parler à ses potes et dire que Kevin Rolland est un gros con. Parfois je ne peux pas, ça fait chier. Il faut qu'on reste accessibles. 

-Tu penses à ta reconversion ?

-J'ai conscience que les carrières sont courtes. Je gagne pas mal d'argent depuis pas longtemps. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, alors j'investis un peu, j'ai acheté deux appartements à Montpellier (où est sa famille, ndlr). Pour mon image, j'ai signé avec la deuxième plus grande agence de personnalités du monde (ils gèrent Shakira et Phelps). Ils s'occupent tout, de la négociation des contrats, suivent ma carrière de A à Z, m'ouvrent des portes beaucoup plus facilement. Ils ont un réseau qui me permet de sortir de la famille du ski freestyle... Mais bon, pour leur expliquer mon sport, il faut déjà commencer par leur dire que c'est pas la même chose que Taïg Khris ! 

J'étais à Durban pour soutenir la candidature d'Annecy 2018. J'aime bien me retrouver dans des univers que je ne connais pas, en costard, avec des mocassins à ponpons à 300 euros. Je ne savais même pas faire un noeud de cravate. J'étais assis à coté de Fillon et Killy qui parlaient politique, ils faisaient des blagues de politiciens sur la royauté, je ne comprenais rien mais je rigolais pour faire comme eux. J'appelais mes potes le soir pour leur raconter ! Qui aurait cru que je me retrouverai là ! Bon, au bout de 4 jours j'en avais marre.


-Et après le ski alors ?

-Je ne me suis jamais demandé ce que je ferai quand je n'aurais plus le ski. Je sais que si je m'occupe bien du présent, je n'aurais pas de souci pour l'avenir. J'ai toujours fait ça, la vie se fait naturellement, tu es là, une porte s'ouvre, tu entres, et ça construit ta vie. Peut-être que je vais me blesser, ne plus jamais skier, alors je réfléchirai vite... plutôt que prendre le temps d'y réfléchir maintenant. La seule chose dont je suis sûr, c'est que je garderai un lien avec le ski freestyle. J'aime bien le coaching, transmettre aux jeunes. 

-Qu'as-tu au programme pour cet hiver ?

-Les deux XGames, les trois Dew Tour, Budapest et c'est tout. Après Budapest je me repose parce que ça va être deux semaines dures à Copper Mountain juste avant la première étape du Dew Tour. C'est glacé, il y a du monde, c'est là où se préparent les runs de la saison, c'est le moment crucial de l'hiver, tous les nouveaux tricks arrivent là. Tout le monde s'observe ! 

Cette année, ce sera plus dur. La première année aux XGames, j'ai posé mon run et personne ne pouvait me battre. A la dernière édition, j'ai eu chaud - Dumont et Dorey étaient en position pour gagner - et cette année sera encore plus difficile, les JO seront encore un cran au-dessus. Meme Shaun White en haut du pipe je suis sûr qu'il flippe !

Le truc le plus important pour un sportif, c'est d'avoir des objectifs, sinon tu vagabondes. Le mien aujourd'hui est de rester le meilleur. C'est d'ailleurs plus dur de le rester que de le devenir ! Et j'ai aussi autres projets sportifs et personnels dont je ne peux pas parler. 

-Sur quoi vont se jouer les premières places cet hiver ? 

-Sur des détails. Le niveau général augmente, c'est dur de sortir du lot. Les juges vont regarder comment tu grabbes, tu tweakes, la qualité de ta glisse aussi... mine de rien c'est important : la qualité du fartage pour garder une hauteur constante. Il y aussi celui qui posera le trick que personne n'a, c'est ce que tout le monde recherche. De mon côté je travaille sur de nouvelles rotations, mais c'est dur de révolutionner les tricks, dur d'innover. C'est tout le challenge ! 

-Et followus.tv continue même si vous ne partagez plus le même sponsor ski avec Xavier ?

-Ca continue, ça va grandir, on est plus motivés que jamais. On réfléchit à une manière de ne pas saouler les gens, parce qu'au final ça raconte notre vie dans les mêmes endroits chaque hiver. Ce qui est sûr, c'est qu'on continue avec Xav. Coreupt, Ross et Orange sont les principaux partenaires de followus.tv. Il faut savoir que ce n'est pas une source de revenus pour nous, c'est une vitrine, ce qui fait qu'on est présents sur le net. On réinvestit dans la production tout le budget de followus.tv.

-Tu vis ton rêve de gamin en fait ?

-Je suis conscient qu'on a une vie différente des jeunes "normaux", on voyage, on fait ce qu'on aime, certains comme moi gagnent bien leur vie, je kiffe ! On ne te demande pas de faire autre chose à côté pour gagner ta vie. Mais il ne suffit pas de claquer des doigts pour y arriver, c'est beaucoup d'investissement. N'importe quel jour de l'année, à n'importe quelle heure, je me dis : "il faut que je sois dedans". J'ai passé ma vie à skier, et ça ne m'a jamais emmerdé.

J'ai constamment le souci de ne plus être au niveau, ça va très très vite de redescendre. Le vainqueur des XGames peut perdre l'année d'après ! Il suffit que tu te relâches. Regarde Xavier l'année dernière, il n'est pas entré en finales. Ca ne veut pas dire que c'est fini pour lui, il faut remettre un coup de fouet, Xav est surchaud pour cet hiver, il va tout déchirer ! 

-On va te voir en freestyle BC ?

-Le BC m'attire mais j'ai un programme ultra-chargé et je n'ai pas eu le temps de partir. Cet hiver, je veux me dégager du temps pour shooter et encore plus apprécier ce que je fais. C'est l'un de mes projets : construire des kicks, tourner dans des films de BC. Les gens ont assez vu mon run de pipe (rires), j'aimerai montrer que je sais faire autre chose.

Rider de cette news

Kevin Rolland Kevin Rolland Pays : France
Disciplines : Superpipe
Sponsors : Nike, Monster, Sosh, la plagne, BMW, Puressentiel, Allianz, Baume et Mercier, Giro
101 articles - 286 photos - 227 vidéos

portfolio

Aux XGames 2011, une victoire à l'arrachée...

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Aux XGames 2010 à Aspen.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

En entrainement à Ogden dans l'Utah en 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Sunset à la Plagne en avril 2010.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

La Plagne, avril 2010.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Tournage d'Aestivation à Kaunertal en Autriche, avril 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Pendant le tournage d'Aestivation à Kaunertal en Autriche.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

La même sans les fringues

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Sunset aux Arcs, avril 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

La Plagne, mars 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Dans la pelouse d'Ogden, Utah, 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Kevina à Montréal en novembre 2010.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Au Jon Olsson Invitationnal à Are (Suède) en avril 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

En entrainement water jump à Zurich en septembre 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

A Park City en février 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Dans les bosses, son premier amour; à Tignes en novembre 2010.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Avec ses mini fans de Park City, février 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Au Full Metal Contest des Menuires.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Aux X Games de Tignes en 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Dans le pipe de TIgnes, avril 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Chez lui à la Plagne en avril 2010.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

La Plagne, avril 2010.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Rare : Kevin en freeride à la Plagne en mars 2010.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Zurich pour le freestyle.ch en septembre 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Zurich, septembre 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

A Tignes en août 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

Aux XGames à Tignes en 2011.

Photo Louis Garnier (sauf mention)

29 commentaires

MarcOlivier

MarcOlivier

Belle interview, toute en vérité. Ca doit en effet être très chaud de rester le meilleur donc bon courage Kev et fait nous encore rêver!
MarcOlivier

MarcOlivier

Très belles images à La Plagne soit dit en passant! ; )
Antoine Bro'

Antoine Bro'

Au moins il a l'air d'avoir la tête sur les épaules.
Labeyte

Labeyte

Très belle interview je trouve!
TheMoz

TheMoz

Un exemple de lucidité et de modestie ce Kevin! Très belle interview, merci Skipass!
rafougnou

rafougnou

Belle interview, bon courage et bonne chance pour ta saison Kev!
Vivement la nouvelle saison de followus.tv
FloF

FloF

More taillage de pipe please
Duk3

Duk3

Belle interview. Et de jolies réponses je trouve :)

Dommage de tjs avoir cette impression que Bertoni court derrière pour faire la même chose, sans succès... :-/
3ongo

3ongo

Il est passé où Candide ? En lisant cette chouette interview je me suis dit que Kevin rejoignait une de ses idoles et je check et "pouf pouf" plus de Candide dans le team Coreupt...j'ai loupé un épisode ? Coreupt a du se séparer de Candide pour se payer Kevin ?
Jif13

Jif13

Trés belle interview et trés bon esprit de la part de kevin ! Bon courage pour la suite !
hypee

hypee

Il est en effet plus dur de rester à la première place, plutôt que de l'avoir prise !
manx

manx

Vraiment top l'interview ^^.
Je pense que beaucoup de gens attendent de te voir dans des vidéos de BC ou autres. C'est vrai que tout le monde connait tes runs au X mais te voir rider dans un autre environnement est attendu par bcp...Et hate de voir la ligne de fringue que tu vas nous faire ^^
Story

Story

"Où sont ces failles que l'on peut suivre pour dévoiler l'homme derrière le personnage ? " (1ère ligne 2ème paragraphe)
Réponse -> Lui demander de faire un flat spin 360 sur a un contest en Suède par exemple...
jcdnc

jcdnc

" Les gens ont assez vu mon run de pipe (rires), j'aimerai montrer que je sais faire autre chose."
On a déjà vu Kevin faire du rail ou du jib?
mere_michele_prod

mere_michele_prod

Très belle interview. un modèle pour tous!
Continu comme ca!

J'attend tes futurs projets avec impatience!
juckass

juckass

Super interview, bien que le parallèle avec "candid" soit un peu tiré par les dreds...
Nicolas Péro

Nicolas Péro

C'est fou comme les gens changent facilement de chemise !
Cl3m

Cl3m

Certain on dit: bel exemple de modestie.

Je voulais juste savoir si on avait lu le même truc.
TheMoz

TheMoz

Il ne faut pas confondre ambition et modestie. Ont peut être ambitieux et modeste. Je vois pas en quoi il se la joue dans cet article...
zefox69

zefox69

Tout à fait d'accord TheMoz.
Boucher

Boucher

@3ongo: Candide est parti, de son plein gré.
pierre.geneva

pierre.geneva

Il dit plutôt ce que les gens veulent entendre j'ai l'impression.
à mon avis il y quand même une histoire de buisness derrière ça
Boucher

Boucher

il y a les gens qui se disent modestes, et il y a ceux, comme Kevin, qui vont avouer sans gêne que la médiatisation, les fans, la vie de star est un kiffe. Il n'a pas peur de dire qu'il aime être le meilleur, qu'il aime être " en costard, avec des mocassins à ponpons à 300 euros"..
Kevin expose sans tabou sa vision des choses et niveau transparence on peut pas vraiment faire mieux. J'ai rarement vu un interview aussi "vrai".

Pour répondre au passage à story pour le flat 3 au KOS, il à assuré sa victoire, et il à géré son parcours dans la compétition parfaitement. Pour assuré le spectacle il est bien là, comme au Dew tour ou il pose un run à 95.00 alors qu'il avait déja la victoire en poche, ou encore aux Euro X 2eme ou avant son dernier run il a déja la victoire en poche et il essaie encore de monter son score.

Sinon on retrouve des commentaires supers réfléchis et intelligents comme "more taillage de pipe please". Là on en trouve de l'ambition.
Marion Kohly

Marion Kohly

belle interview à part "l'exemple funeste des bosses.... " c'est drôle c'est pourtant un français qui est leader de la coupe du monde: Guilbaut Colas! ça serait pas mal d'en parler des fois....
Florian Camps

Florian Camps

j'espère voir de news tricks pour cette hiver. Cette interview me fait penser qu'il va se casser lagueule... j'espère ne pas porter la schkoumoune !!
bredzel

bredzel

Belle ITV et tres belles photos !
Fred381

Fred381

Belle interview, superbes photos... Merci !
Antoine Piednoel

Antoine Piednoel

moi j'aime bien Taig Khris, faut pas le critiquer, il saute assez loin en roller...
en plus si lagence de com. de kevin rolland peux le faire participer à kholanta imaginez l'impact pour Pull-in.
Yannick Fender

Yannick Fender

franchement on as de la chance d'avoir un champion comme lui!

le gas y se voile pas la face il est conscient de se qu'il est et de se qu'il represente,
et pour autant t'as l'impression qu'il as pas pris la grosse tête, qu'il respect le public et ces "adversaires"...

Sa le fait!

On te supporte! quel que soit tes résultat!!!

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