Test Norrøna Lofoten 3L 2016

3 Tests Norrøna Lofoten 3L.

Postez le votre!
Note moyenne : 8,3/10
Sardineaioli05

10 ans c'est bien, 15 ans c'est mieux.

Profil du testeur : 50 ans | 1,80m | 80kg | Avancé
Acheté : 600€ en ligne
Conditions du test : Toutes conditions imaginables en 10 ans de ski

Points forts

Membrane sans aucun doute.
Coupe (même large cela permet d'empiler les couches et d'être à l'aise)
SAV (testé une fois)

Points faibles

Durabilité de long terme (10 ans et plus) des assemblages et des coutures.

Norrona Lofoten Gore-Tex Pro 2016 – Bilan après 10 ans

En 2016, je décide de remplacer ma vieille veste Décathlon qui m'accompagnait depuis une quinzaine d'années. Elle faisait encore le taf, mais sa coupe chauve-souris héritée des années 90 commençait à me faire passer pour un vrai vieux…

Je voulais quelque chose de plus moderne esthétiquement, mais surtout une vraie veste 3 couches en Gore-Tex.

Mon choix se porte sur cette Norrona Lofoten Gore-Tex Pro, autour de 550 ou 600 € à l'époque de mémoire. Un tarif conséquent pour l’époque qui laisse espérer une qualité et une durabilité à la hauteur.

Premières impressions

Dix ans après, mes premières impressions sont forcément un peu floues. Je me souviens néanmoins d'une très belle qualité perçue, d'un bleu éclatant avec un joli logo jaune et surtout de cette membrane Gore-Tex Pro assez cartonnée et bruyante.

J'avais choisi une taille L. Ça taille (très) grand, comme souvent chez Norrona.

Sur les skis

La veste a été utilisée une vingtaine de journées par an, principalement en station et freeride (soit 200j mini).

La membrane est excellente. Une sorte d'armure légère, parfaitement coupe-vent et réellement respirante.

Je privilégie l'empilement de couches fines : mérinos manches longues, mérinos manches courtes et polaire fine la plupart du temps. Une doudoune supplémentaire sous -10 °C, et pas de polaire au printemps.

Avec cette configuration, j'ai très, très rarement eu froid. Parfois même trop chaud ! Dans ce cas, on entrouvre la veste et les aérations sous les bras. La température corporelle redescend rapidement dès qu'on repart en descente.

Sous la neige ou la pluie (qui skie sous la pluie ???...), la protection est parfaite. Capuche sur le casque, fermeture remontée jusqu'en haut, on a vraiment l'impression d'être à l'abri sous une tente. La coupe au niveau du col et de la tête est très bien pensée. Rien ne dépasse à part le masque, et la capuche accompagne parfaitement les mouvements de tête.

Aucun souci sous les tempêtes de neige. Tout juste une légère sensation d'humidité après cinq heures de ski sous une vraie pluie battante, mais je n’avais qu’à pas skier avec le choir noir rapide qui attire la pluie...

Praticité

Deux immenses poches ventrales où l’on peut tout mettre et plus.

Poche forfait sur la manche droite, jupe pare-neige, manchons aux poignets, serrage par scratch. Tout y est.

Seule la poche de poitrine intérieure est franchement trop petite. Déjà à l'époque, les petits BlackBerry avaient du mal à y rentrer, aujourd’hui on peut oublier. Peut être cela a-t-il été mise à jour depuis.

Entretien et vieillissement

Un lavage en machine par saison au maximum, avec des lessives et traitements déperlants techniques type Nikwax. Passage au sèche-linge après chaque lavage pour réactiver la déperlance du tissu extérieur.

Au début, évidemment, je prenais soin de ma belle veste bleue à 550 €. J'ai un standing d'Aixois à respecter ! :D 

Entre les taches de graisse des remontées un peu anciennes, les skis portés systématiquement sur l'épaule et les saisons qui passent, la veste a rapidement pris de la patine.

Aujourd'hui, je ne fais plus du tout attention à son apparence. Elle est devenue un outil de protection, presque un EPI plutôt qu'une veste de ski.

Côté solidité, les scratchs des poignets ont commencé à s'effilocher et à se découdre après quatre ou cinq saisons. Je les sollicite beaucoup puisque je skie avec des gants courts que j'enlève régulièrement sur les remontées. Retour au SAV Norrona, remplacement et recouture des scratchs. Nickel.

Après dix ans et environ 200 journées de ski, la membrane est toujours intacte et fonctionnelle.

En revanche, les éléments périphériques commencent sérieusement à fatiguer. Les manchons des poignets partent en lambeaux et certains assemblages thermocollés se décollent.

J'estime qu'il lui reste encore une ou deux saisons avant la retraite.

Bilan

Sur le plan technique, cette Lofoten est une excellente veste. Protection contre les intempéries, respirabilité, ergonomie : difficile de lui reprocher grand-chose. Dix ans plus tard, la membrane Gore-Tex Pro remplit toujours parfaitement son rôle.

En revanche, je suis plus réservé sur la durabilité de l'ensemble.

Dix ans, c'est déjà bien, évidemment. Mais pour une veste de ce niveau, j'en attendais plus. Ma vieille Décathlon avait tenu quinze ans pour environ quatre fois moins cher.

Plus le temps passe, plus j'attache de l'importance à la durabilité des objets que j'achète.

Est-ce la complexité de construction de ces vestes techniques qui limite leur longévité ? Est-ce qu'on conçoit aujourd'hui des produits moins durables ? Je n'ai pas la réponse.

Mais je trouve dommage qu'une veste arrive en fin de vie non pas à cause de sa membrane, toujours parfaitement fonctionnelle, mais à cause des éléments assemblés autour.

Le même modèle 2026 coute aujourd’hui 900 € !!! j’espère que la durabilité a largement augmenté mais je n’y crois guère…

Dix ans, c'est bien. Quinze ans, c'est mieux.

Pour qui ?

Skieurs qui ne regarde pas à la dépense et qui souhaite une cape de protection à toute épreuve (sauf à celle du très long terme).

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