Test JONES SNOWBOARD Flagship 2017

1 test JONES SNOWBOARD Flagship.

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lakai999

The Be(a)st

Avis sélectionné
Profil du testeur : 43 ans | 1,79m | 68kg | Expert | Saint-Omer
Taille testée : 164
Acheté : 480€ en magasin
Conditions du test : Toutes les conditions possibles et imaginables. Soleil, pluie, neige, poudreuse, glace, soupe...

Points forts

Une Free Ride à toute épreuve avec pas mal de confort

Points faibles

Aucun pour son programme

Voilà pas mal de temps que je me dis de rédiger un test sur ce petit joujou.

Pour poser le décor, c’est le troisième modèle que je possède et à chaque fois le bonheur est au rendez-vous.

Mais bon, trêve de blabla et commençons les présentations :

Niveau technique :

Un noyau bois qui va bien, de la fibre triaxiale, des bandes de Basalt, de la fibre de lin pour remplacer le vernis, une bonne semelle.

Bien cambrée entre les pieds, un énorme rocker sur le nose et un autre moins marqué sur le tail. Ce modèle inaugure également le Spoon en spatule. Pour compléter la palette des technologies, des carres ondulées pour bien accrocher sur le dur

A l’ouverture :

Comme on peut s’y attendre sur la Flagship, la déco bois fait son effet : C’est sobre, c’est élégant mais surtout, le nouveau topsheet en lin semble à toute épreuve contre les rayures standards.

Niveau poids, elle est à 3kg270. Ce qui n’est pas si pire pour une 164.

Petit test sur le flex : C’est raide !

Coup d’œil sur les carres ondulées : Elles sont plus visibles que sur mes anciens modèles.

Il est temps de poser la bête sur une surface plane afin de l’observer de profil.

Un truc me saute aux yeux, j’ai l’impression que la board est en lévitation !

A la base, son rocker est déjà assez conséquent mais l’ajout du spoon semble encore augmenter sa longueur, de telle sorte que la carre tend à ne plus faire contact entre la spatule et le cambre. Bref, je ne dirais qu’une seule chose : C’est déroutant.

Sinon sans rechigner, c’est clairement une directionnelle.

Le Stance de référence est à 60 cm.

Un léger pintail d’1 mm qui ne se voit pas à l’œil nu sauf si on est dopé aux hormones.

Allez, j’arrête de parler et je vais rider.

En piste Simone :

Je vais tenter de faire un peu dans l’originalité pour cette planche qui a déjà été tant de fois décortiquée.

Dès les premiers mètres de glisse, le ressenti est bon. Pas d’impression qu’elle va nous désarçonner à la première fausse manœuvre. D’autre part, le méga rocker pourrait faire penser que la board va dévisser mais que nenni. Par contre, on sent qu’elle demande un peu de vitesse pour s’exprimer sinon elle devient un peu capricieuse.

Allez, on lâche les chevaux. Pas de vibrations, c’est stable. Les courbes sont propres et on rentre dans un rail. La relance est bonne, quoiqu’un peu moins marquée que sur le modèle précédent qui n’avait pas de spoon.

Ce qu’elle adore par-dessus tout, ce sont les grandes courbes bien marquées. Elle n’est pas en reste pour les virages plus serrés mais là, ce n’est plus la même chanson pour la déformer.

La poudreuse… elle l’avale.et la survole. La spatule va chercher la surface et le spoon adouci les pivotements quand ça va moins vite.

La trafolle se fait défoncer. C’est simple l’hiver dernier, la neige n’étant pas forcément au rendez-vous, j’ai ressorti une vielle planche à cailloux (full cambre). Après deux jours d’efforts à vouloir rester dessus et se faire secouer comme sur un mustang sauvage que l’on essayer de débourrer, j’ai abandonné l’affaire. De là, je ressors le Bateau Amiral et là, la magie opère de nouveau. Les bossent se font démonter, la glace se fait oublier et la neige de printemps se transforme en terrain de jeu.

Question saut, ce n’est pas son fort (ni le mien dès qu’il s’agit de faire des rotations ^^). Mais une petite bosse par ci par là ça passe aussi. Si on va tout droit et que l’on décolle, c’est bien stable et la réception se passe en douceur.

Le talon est bien costaud, je me suis parfois retrouvé en déséquilibre avec tout mon poids sur une carre à l’arrière de la board et elle n’a pas dévissé.

Bref, on pourrait la comparer à un tank avec la suspension d’une grosse berline.

Certains disent qu’il faut des jambes pour la maîtriser et qu’elle peut faire mal en fin de journée. Vu les planches que j’ai pu rider précédemment, je reste sur l’idée d’une planche hyper performante mais avec une approche tout de même assez facile.

Clairement, je ne la conseillerais pas à un débutant qui serait totalement dérouté par sa prise en main. Mais une fois que l’on a un peu d’expérience et que l’on est dans un programme Free ride Carving, je ne dirais qu’une seule chose : Foncez.

Il y a une dizaine d’année j’avais lancé une discussion sur Skipass car j’hésitais entre la Flagship (deuxième saison) et la Burton Barracuda. Les retours étaient déjà bien marqués. Soit une free ride à tendance free ride ou une free ride polyvalente. Pour avoir testé les deux, je suis toujours aussi heureux d’avoir choisi la Jones.

Bref, un très beau plateau qui a évolué avec son temps et qui bonifie avec l’âge. La nouvelle mouture me chante une douce mélopée aux oreilles… J’espère pouvoir la tester cet hiver si les conditions le permettent.

Conclusion :

Pour moi, c’est la board de tous les jours, celle sur laquelle je peux compter quelques soient les conditions…

Bien entendu, il faut aimer les virages et la poudreuse.

Par contre, si l’on veut commencer à vouloir faire toutes sortes de figures et autres démonstrations free-style, je pense qu’il est préférable de se tourner vers d’autres modèles plus adaptés

Pour qui ?

A celui qui veut une vraie board de Free Ride
9/10

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