Ceci est le récit d'un voyage photographique fin janvier 2025 dont j'expose la "philosophie" dans le sommaire que je vous invite à consulter sur cette page. Pour résumer : j'ai sillonné seul les routes, montagnes, ruines et côtes d'Hokkaido. Et comme il était impossible de résumer cet ensemble forcément hétéroclite en un article, j'en ai produit 17. Un pour chaque journée, reprenant mes photos préférées et notes quotidiennes... A lire comme une "version commentée" de mon livre photographique disponible ici.
Arrivé à 8h sur la parking de Sahoro pour apprendre que ca n'ouvrira pas tout de suite. OK. Je ne suis pas seul, tout Hokkaido semble s'être donné rendez-vous dans le coin de montagne qui bénéficie de la plus grosse chute depuis plusieurs semaines. Et oui, c'était un peu la disette et tout le monde n'a pas été servi par cette tempête, loin de là. En revanche, l'information a circulé vite.
Du coté de la station, on se presse doucement : il faudra attendre 10 heures pour que les forfaits soient mis en vente et que le télécabine se mette à tourner, pour digérer la longue file d'attente qui s'est formée, à la japonaise : les boards et skis font la queue, pendant que leurs maitres sont bien au chaud à l'intérieur. Ca ne marche évidemment que pour attendre l'ouverture hein.
Bon, ca fait du monde, mais je me dis que ca va se calmer, une fois la première vague passée.
Bon ça ne s'est pas calmé au final, tout le contraire en fait. Une heure pour chaque rotation de quelques centaines de mètres de dénivelé... C'est assez frustrant. Je crois que pour le coté Japon paradis secret de la poudreuse, c'est un peu grillé par ici. J'ai conscience d'avoir ma part de responsabilité, et à vrai dire je ne sais pas trop quoi en penser. Enfin si, mais c'est long à développer donc ca fera l'objet d'un article un jour.
Finalement, la journée est bonne mais pas exceptionnelle. La forte affluence y est pour beaucoup, et nous ne sommes pas aidés par la station qui ne fait tourner le télésiège qui permet l'accès à toute une partie du domaine "freeride" que le Week-end. . Et la règle c'est la règle, le fait que la station soit saturée n'y change rien. On n'est pas le Week-end, il faudra se contenter d'un demi-domaine. Du coup, je suis demi content.
Puis il faut être honnête aussi sur la qualité de neige : on est loin des standards de l'hiver au Japon... Il aura fait depuis 2 semaines très doux, trop doux, et cette chute en aura souffert aussi, la station culminant autour des 1000m. Ca reste très bon et bienvenu, mais ça ne rentre pas dans le top 20 de mes journées au Japon.
Pour illustrer, si on enlève la partie droite et son télésiège 4 places qui ne tourne donc pas, seule la télécabine, surchargée d'attente, permet de profiter du domaine.
Je meilleur run de la journée sera le dernier : celui où je sors les peaux pour rejoindre en 20 minutes la partie du domaine fermé. La neige est de meilleur qualité sur ce versant, il n'y a quasiment pas de trace. Le retour sur la station est un peu laborieux en snowboard mais ça valait le coup. J'aurais du faire ça avant plutôt que de faire la queue.
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