Ceci est le récit d'un voyage photographique fin janvier 2025 dont j'expose la "philosophie" dans le sommaire que je vous invite à consulter sur cette page. Pour résumer : j'ai sillonné seul les routes, montagnes, ruines et côtes d'Hokkaido. Et comme il était impossible de résumer cet ensemble forcément hétéroclite en un article, j'en ai produit 17. Un pour chaque journée, reprenant mes photos préférées et notes quotidiennes... A lire comme une "version commentée" de mon livre photographique disponible ici.
J'ai une bonne nouvelle au réveil : la météo a tenu toutes ses promesses, il est bien tombé 40-50 cm à la station en 8 heures à peu près. Et beaucoup plus sur le domaine...
Mais j'ai aussi une (très) mauvaise nouvelle : la station sera fermée aujourd'hui, pour des raisons de sécurité mais surtout d'organisation. Il semblerait en effet que la région soit en partie paralysée par les chutes de la nuit. La carte des chutes de la région m'indique 99 cm de neige sur les 12 dernières heures dans la ville un peu plus bas dans la vallée. Il s'est vraiment passé un truc.
10 kms plus bas, une petite station aurait pu constituer un plan B, mais elle est fermée elle aussi ce matin. Il y a plus urgent en ce 4 février pour les habitants qui doivent déneiger routes, voitures et toitures. Et sans doute garder les enfants ne pouvant se rendre à l'école.
Je vois au loin quelqu'un remonter la pente en mode rando mais mon envie de reprendre la route pour me rapprocher de l'épicentre de la tempête est trop forte.
Premier stop, et la frustation de la fermeture de Sahoro est oubliée : si elle avait ouvert, je me serais peut-être gavé mais j'aurais aussi raté les ambiances magiques de ces villes ensevelies sous la neige au lendemain de cette chute historique. Les températures restant douces, ca ne durera pas longtemps en plaine !
Il s'agit d'un record national pour le Japon : la plus grosse de neige tombée en 12h, partout dans le pays. Et il se trouve que je suis là, dans la ville d'Obihiro.
Le centre ville d'Obihiro est complètement paralysé, arriver jusqu'à mon hôtel est un jeu de pistes, seules quelques rares rues ayant été deneigées, 12h après la fin de l'épisode. Quand il en tombe autant aussi vite, c'est compliqué même pour les champions du déneigement que sont les japonais. Il faut dire aussi que la ville n'a pas du tout l'habitude de chutes de neige aussi importantes, et qu'il n'y avait absolument rien au sol la veille. Un peu comme s'il tombait 1m20 de neige dans la nuit à Grenoble, je vous laisse imaginer le résultat.
Il fait doux, ça se tasse déjà pas mal mais il faudra du temps pour tout soit dégagé.
Je craignais d'avoir du mal à trouver un resto ouvert mais il semble que la restauration fasse parties des services essentiels au Japon. A deux pas de l'hôtel, je pousse la porte d'un minuscule sushi on ne peut plus local. J'aurais décidément eu beaucoup de chance sur ce voyage cotés sushis.
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