Ceci est le récit d'un voyage photographique fin janvier 2025 dont j'expose la "philosophie" dans le sommaire que je vous invite à consulter sur cette page. Pour résumer : j'ai sillonné seul les routes, montagnes, ruines et côtes d'Hokkaido. Et comme il était impossible de résumer cet ensemble forcément hétéroclite en un article, j'en ai produit 17. Un pour chaque journée, reprenant mes photos préférées et notes quotidiennes... A lire comme une "version commentée" de mon livre photographique disponible ici.
Les modèles météo convergent : un épisode exceptionnel devrait frapper Hokkaido dès ce soir, dans un rare flux de sud-est (généralement, c'est ouest, nord-ouest), dans une région en général moins favorisée par des dépressions d'hiver. Au coeur du système, j'ai repéré une station, dont j'ignorais encore l'existence avant cette année : Sahoro. J'y dormirai ce soir.
Sur la capture faite ce lundi 3 février à 17h, les modèles annoncent plus de 50 cm dans la nuit à venir sur la station (dans le jaune). Toutes mes sources concordent et convergent depuis plusieurs jours, un pshiiit semble impossible à ce stade. Quelques kilomètres plus au sud, en plaine et jusque sur la côte, les cumuls modélisés sont eux absurdes. Mais c'est une autre histoire.
Je quitte donc la banlieue de Sapporo sous le soleil, décidément beaucoup trop présent en ce mois de février, direction l'Est. Et pour bien faire les choses je commence par un Onsen abandonné (et son karaoké voisin, avec les petits chats), en pleine ville, croisés la veille au soir en arrivant à mon hôtel.
La vitre de la porte d'entrée est brisée, l’intérieur me tend les bras mais je n’explorerai pas plus loin que le hall, en piteux état : nous sommes en environnement urbain, entouré de voisins peut être vigilants et j’ai pas envie d’être le gaijin boulet, à un moment où la patience des japonais est parfois mise à rude épreuve par les frasques d'influenceurs et streamers bien décidés à ne rien respecter. Du respect pour le pays et ces lieux, j'en ai justement beaucoup, donc je n'insiste pas.
Là encore, je n'avais rien repéré, c'était simplement sur la route ce jour là. Sur ma carte de bingo, je coche à la fois la station de ski acidulé et le parc d'attraction, pour la seconde fois du voyage.
Un peu plus loin encore , je croise de nouveau la station service photographiée le tout premier jour du voyage. Un signe que je ne suis plus très loin de boucler mon périple pour cette année.
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