Quelques mots avec Leo

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Quelques mots avec Leo

entretien avec le jeune chamoniard Leo Slemett à la veille de l'étape d'Alaska du Freeride World Tour

Freeride world tour

Rookie sur le Freeride World Tour, Leo Slemett a réussi son entrée : qualifié pour l'Alaska et pour le Tour 2016, le chamoniard de 21 ans impressionne par sa maturité, son calme et son réalisme. Je me suis assis quelques minutes avec ce jeune plein d'avenir avant qu'il ne parte à la pêche, pour recueillir ses impressions à la veille de la course, sans se dire ni bonjour ni au revoir vu qu'on s'était vu avant et qu'on se reverra après.

Alors c'est comment de skier le Freeride World Tour?

Jusqu’ici j’en ai gardé sous le pied, je n’ai pas choisi des lignes gagnantes, je suis resté sur des lignes que je contrôle de haut en bas. A aucun moment, je ne me suis fait surprendre et jusqu’à aujourd’hui j’ai assuré mes runs pour faire partie de ce Top 16, pour pouvoir partir en Alaska et me qualifier pour la saison 2016. Du coup, ce n’est pas le même type de ski que celui que j’ai pu faire l’an passé sur le Qualifier, où je n’avais rien à perdre et où le nombre de compétitions permet de prendre plus de risques, de faire des lignes plus engagées où l’on est pas certain que ça plaque.

Et cette face d'Alaska?

C’est une face qui est assez différente, longue, qui fait le double de ce qu’on a eu jusqu’ici sur le Freeride World Tour. C’est quelque chose à prendre en compte dans la façon de skier. Il y a une première partie d’action, suivie d’une seconde partie de transition, avant de re-attaquer une troisième partie d’action. Il va falloir bien se placer, bien jauger son ski. C’est du haut jusqu’en bas donc il ne faut pas faire du one shot en haut puis après juste se balader. J’ai fait un choix de ligne plutôt rythmée, assez soutenue tout le long. J’ai trouvé quoi faire sur la partie de transition, j’ai envie de la skier et je pense que c’est ce qui peut faire la différence.

Quelques mots avec Leo

Ta ligne est prête, forcément, tu peux nous en parler?

Je pense que j’ai une belle ligne, que si je la met sur les pieds elle vaudra des points. Je vais essayer de mettre des tricks, sans chercher à sauter gros parce que je ne suis pas habitué à ce terrain là, avec beaucoup de mouvements de terrain, de sauts à l’aveugle : tout est blanc, il n’y a pas d’arbres pour donner du contraste, les cailloux sont bien enneigés. Ca demande vraiment une bonne mémorisation du terrain, des moindres indicateurs pour pouvoir se placer. Derrière, si tout est bien assemblé, y’a plus qu’à.

Ca va être une belle course et dans tous les cas je ne peux qu’améliorer mon classement au général car mon troisième résultat c’est 16ème et qu'on est 15 ici (ndlr : Juan Bergada ne prendra pas le départ). Le mieux serait un Top 5, je n’ai rien à perdre demain, donc je vais me lancer c’est sûr.

l'Alaska, c'est forcément plus engagé, plus risqué?

Non, je ne pense pas qu’il y ait plus de risque sur cette face d’Alaska que sur d’autres. Après ça dépend essentiellement de la façon dont on l’aborde.

Quelques mots avec Leo

Tu as tiré quel dossard?

Demain je pars dernier. Et je pars après Drew Tabke, Reine Barkered et Jérémie Heitz, trois qui sont déjà passés sur les podiums cette saison et qui jouent le Top 3 au général. Eux ne skient pas avec le même engagement que moi, je vise un Top 10 au général. Je ne suis pas mal placé (7, 16 et 11 sur les 3 premières étapes), du coup je suis douzième au général, ce qui est la Bubble pour Verbier. Mon but dans un premier temps était de sécuriser ma place sur le World Tour en faisant partie des 16 premiers au terme des 3 première étapes, donc on va dire premier objectif rempli. Maintenant on monte un peu le curseur et on va pousser pour aller jusqu’à Verbier.

C'est important Verbier?

Verbier, je ne cherche pas à aller jouer la gagne, ce n'est pas dans mon intérêt. Je pense qu'il faut que je me fasse ma propre expérience pour passer à un stade supérieur au niveau de la confiance en soi et aussi de la gestion de course parce que ce n’est pas une face de Mickey on va dire. Cette année je l’aborde comme ça, l’année prochaine je prendrai peut être un peu plus de risques, ça dépendra aussi du programme de Tour, du nombre d’étapes, du droit à l’erreur qu’on aura ou pas.

Quelques mots avec Leo

On a vu cette semaine des riders passer beaucoup de temps dans les hélicos à rider, à filmer ... Ca change forcément un peu la donne non?

C’est bien sûr un avantage. Ils ont skié beaucoup plus de terrain ici. Après voilà, moi j’ai 21 ans, ils ont tous au minimum 25 ans et ont fait le boulot avant pour en être là. Ca me donne envie bien sûr, un brin de jalousie peut être parce qu’eux ont pu faire plus que nous avant cette course mais je pense vraiment qu’ils se sont donné les moyens d’en arriver là. Du coup, ça me donne plutôt de la motivation pour l’avenir, pour me bouger.

Si certains ont l’opportunité d’avoir des sponsors qui financent le voyage et les déposes, tant mieux, parce que dans quelques années je me vois bien à leur place et je me donnerai les moyens d’y arriver.

Quelques mots avec Leo

et là tout de suite?

j’ai besoin de repos donc ce soir on va se coucher tôt et se mettre dedans mais je me sens plutôt bien pour demain. Après il y a toujours les aléas de la course, il faut bien être dans sa ligne, pas se perdre, bien réaliser tout ce qu’on a prévu et repéré. 

Ze end

Into the wild : préparation mentale la veille de la course (photo Douds Charlet)

Quelques mots avec Leo

12 commentaires
Deep_pow38

inscrit le 23/12/11
Bonne interview ! En revanche j'ai l'impression qu'il cherche trop à gérer plutôt que de prendre des risques calculés. Un peu plus d'ambition nom d'une pipe !! Surtout à Verbier ! Ca a payé pour Guri alors pourquoi pas toi ?

Et aussi, petite question : je pensais qu'être athlète FWT imposait une hygiène de vie assez sérieuse....quand je vois Léo boire des bières et manger des burgers sur les photos, je me dis wtf ?!
 

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meno05

inscrit le 09/04/10
Matos : 3 avis
Ben moi je me dis que l'un n'empeche pas l'autre et que le physique est là pour supporter la technique. Tu n'as pas de vérité comme en course à pied avec un chrono ou en course d'alpin sur piste. Ici tu as des juges. A 21 ans tu peux aussi bouffer ce que tu veux et être bien préparé physiquement. Bref, ta remarque ne vaut pas pour moi pour du ski freeride. En plus, je trouve que ça colle plus à l'image du mot freeride, tu es "free" de manger et boire ce que tu veux.
 

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Deep_pow38

inscrit le 23/12/11
Oui enfin on parle d'athlètes de haut niveau là quand même..."free" dans le sport OK, mais pas tant que ça dans la préparation dans le sens où à mon avis elle se doit d'être sérieuse, au risque de ne pas être affuté pour les étapes. Sans parler de l'alcool qui met beaucoup de temps à s'éliminer de l'organisme...
 

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Hugone83

inscrit le 05/01/13
Stations : 1 avis
On en parle des harlaut, delerue etc. qui s'enchaine fondue saucisson voire joints pour certains et qui sont au top ? Dans ce domaine là l'impacte de la "malbouffe" et des excès contrôlé est extrêmement limité !
 

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rider du 01

inscrit le 26/02/04
Matos : 1 avis
Ah l'hygiène de vie en freeski c'est un peu une utopie...Ils skient assez tout le temps pour avoir le physique et la technique qui compense leur "manque" d'hygiène.
Candide, Tanner, Harlaut, etc..pour ne citer qu'eux..ont tous été ou sont encore au top de leur discipline et ils ne tournent pas qu'a la cristalline...
 

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rider du 01

inscrit le 26/02/04
Matos : 1 avis
A part Jon Olsson qui vend de l'hygiène de vie et du fitness à toutes les sauces sur instagram tous les autres se déglinguent la tête plus ou moins comme tous les gens de leur age voir +..
 

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Sirius74

inscrit le 20/10/09
Candide qui est considéré comme l'un des meilleurs skieurs au monde ne fait aucun entrainement physique pour sa saison de ski. L'important c'est de skier tous les jours et le reste suit. Donc l’hygiène de vie ne joue pas dans le freeride/freestyle.
 

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G
Statut : Gourou
inscrit le 01/01/97
Stations : 7 avisMatos : 2 avis

Staff depuis le 04/10/17
de toute façon, sur la bouffe y'a pas vraiment le choix :) Pour la bière, la photo date d'une semaine (mais quand bien même tout est question de modération, même la veille)
 

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aureseau

inscrit le 18/03/14
La preuve que l’hygiène de vie est un élément hyper important pour tout sportif et même les free-skieurs est dans cette interview même : Une face qui donnera une course en 3 parties : action, gestion et re-action, il dit lui même qu'il devra gérer.Avec plus de caisse, il aura a moins gérer, pourra envoyer de plus gros saut et/ou plus de vitesse dans l'ensemble de sa descente. L’hygiène de vie est indispensable après c'est un arbitrage sur sa propre vie : sport vs plaisir de la chair
 

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