Le Grand Cornier est un sommet un peu méconnu. En effet, il n’atteint pas la quote psychologique des 4000m, mais il n’en est pas loin. De plus, sa célèbre et emblématique voisine, la Dent Blanche (4357m), lui fait beaucoup d’ombre, en l’écrasant de toute sa prestance, le laissant paraître un peu rabougri face aux lignes et arêtes élancées qu’elle offre à notre regard.
Pourtant, le Grand Cornier a plusieurs itinéraires d’alpinisme de 1er ordre à offrir, dont l’un des plus classique et plus esthétique est sa traversée, soit la montée par l’arête Sud et la descente par l’arête NW, cotée AD.
Vu du versant Mountet (versant Est), le Grand Cornier offre une face Nord-Est tout de même bien imposante (Grand Cornier au 1er plan, Dent Blanche au second – Sur cette photo, on voit l’arête de descente à droite du sommet, mais on ne distingue pas celle de montée)

Le 1er jour offre une belle marche d’approche pour se rendre au bivouac de la Dent Blanche (3540m), 1700m de dénivelé avec de la randonnée glaciaire, dans un superbe cadre.
Glacier de Ferpècle

Du côté de l’Aiguille de la Tsa

JC monte sur le Glacier de la Dent Blanche, sous la dent du même nom.

Le bivouac, exagonal, est très sympathique et offre quinze couchettes bien disposées. L’espace est tout de même restreint et à 10 personnes on s’y trouve encore bien, à plus, cela devient serré. Nous serons 9 en tout à passer la nuit là, 5 autres personnes pour la même course que nous et une cordée pour une course majeure, la face nord de la Dent Blanche !
Le lendemain, l’approche est courte et l’on se retrouve rapidement à pieds d’œuvre sur l’arête.


Une cordée arrive au sommet d’un beau gendarme, devant la face nord de la Dent Blanche.


Le parcours d’arête se poursuit. Le rocher est généralement plutôt bon sur l’arête, mais très instable dans les flancs qu’heureusement on emprunte qu’à une seule courte reprise. Parfois, on se demande comment les blocs formant l’arête peuvent tenir en équilibre.
Ici, un joli dièdre

Un gendarme « champignon »


Un autre gendarme

Juste sous le sommet

Depuis le sommet, les autres cordées sur les derniers gendarmes



La vue de puis le sommet, avec…
…La Dent Blanche, le Cervin et, au fond, une partie du massif du Mont-Rose avec le Lyskamm tout à gauche

…L’Obergabelhorn et le massif du Mont Rose en arrière plan

Puis vient le moment de la descente par l’arête NW. Au début, il y’a quelques gendarme/ressauts à franchir, puis l’arête devient plus facile, tout en demandant toujours pleine concentration car on se trouve en terrain exposé et certains blocs peuvent être instables.
Une cordée sur le haut de l’arête de descente

La suite, avec le Glacier de Moiry

Petit coup d’œil en arrière

Un autre en direction du Weisshorn et du Rothorn de Zinal avec, au 1er plan, l’arête Besso-Moming traversée l’année passée (/forums/enmontagne/direct/suisse/sujet-52304.650193.html#650193 )

Puis, sur le bas de l’arête, on chausse les crampons pour descendre la dernière pente en neige/glace qui permet de rejoindre le glacier de Moiry. Le regel nocturne a été très mauvais, par endroits, on enfonce jusqu’aux cuisses et certains ponts pourris sont franchis avec la plus grande des prudences.


Une petite vue sur le glacier de Moiry…

…et sur le sérac du Pigne de la Lé

Puis c’est le retour jusqu’au barrage de Moiry, pas trop long pour une fois, avec une petite pause bien méritée à la terrasse de la cabane du même nom. Le stop (merci au guide et à son client qui nous ont emmenés jusqu’à Sion) et les relations familiales
nous permettront de retourner à Ferpècle pour récupérer notre voiture (ben oui, la course nous a fait changer de vallée&hellip
.
Et merci à JC pour cette splendide chevauchée d’arête et ce sympathique séjour en montagne.
Pourtant, le Grand Cornier a plusieurs itinéraires d’alpinisme de 1er ordre à offrir, dont l’un des plus classique et plus esthétique est sa traversée, soit la montée par l’arête Sud et la descente par l’arête NW, cotée AD.
Vu du versant Mountet (versant Est), le Grand Cornier offre une face Nord-Est tout de même bien imposante (Grand Cornier au 1er plan, Dent Blanche au second – Sur cette photo, on voit l’arête de descente à droite du sommet, mais on ne distingue pas celle de montée)

Le 1er jour offre une belle marche d’approche pour se rendre au bivouac de la Dent Blanche (3540m), 1700m de dénivelé avec de la randonnée glaciaire, dans un superbe cadre.
Glacier de Ferpècle

Du côté de l’Aiguille de la Tsa

JC monte sur le Glacier de la Dent Blanche, sous la dent du même nom.

Le bivouac, exagonal, est très sympathique et offre quinze couchettes bien disposées. L’espace est tout de même restreint et à 10 personnes on s’y trouve encore bien, à plus, cela devient serré. Nous serons 9 en tout à passer la nuit là, 5 autres personnes pour la même course que nous et une cordée pour une course majeure, la face nord de la Dent Blanche !
Le lendemain, l’approche est courte et l’on se retrouve rapidement à pieds d’œuvre sur l’arête.


Une cordée arrive au sommet d’un beau gendarme, devant la face nord de la Dent Blanche.


Le parcours d’arête se poursuit. Le rocher est généralement plutôt bon sur l’arête, mais très instable dans les flancs qu’heureusement on emprunte qu’à une seule courte reprise. Parfois, on se demande comment les blocs formant l’arête peuvent tenir en équilibre.
Ici, un joli dièdre

Un gendarme « champignon »


Un autre gendarme

Juste sous le sommet

Depuis le sommet, les autres cordées sur les derniers gendarmes



La vue de puis le sommet, avec…
…La Dent Blanche, le Cervin et, au fond, une partie du massif du Mont-Rose avec le Lyskamm tout à gauche

…L’Obergabelhorn et le massif du Mont Rose en arrière plan

Puis vient le moment de la descente par l’arête NW. Au début, il y’a quelques gendarme/ressauts à franchir, puis l’arête devient plus facile, tout en demandant toujours pleine concentration car on se trouve en terrain exposé et certains blocs peuvent être instables.
Une cordée sur le haut de l’arête de descente

La suite, avec le Glacier de Moiry

Petit coup d’œil en arrière

Un autre en direction du Weisshorn et du Rothorn de Zinal avec, au 1er plan, l’arête Besso-Moming traversée l’année passée (/forums/enmontagne/direct/suisse/sujet-52304.650193.html#650193 )

Puis, sur le bas de l’arête, on chausse les crampons pour descendre la dernière pente en neige/glace qui permet de rejoindre le glacier de Moiry. Le regel nocturne a été très mauvais, par endroits, on enfonce jusqu’aux cuisses et certains ponts pourris sont franchis avec la plus grande des prudences.


Une petite vue sur le glacier de Moiry…

…et sur le sérac du Pigne de la Lé

Puis c’est le retour jusqu’au barrage de Moiry, pas trop long pour une fois, avec une petite pause bien méritée à la terrasse de la cabane du même nom. Le stop (merci au guide et à son client qui nous ont emmenés jusqu’à Sion) et les relations familiales
nous permettront de retourner à Ferpècle pour récupérer notre voiture (ben oui, la course nous a fait changer de vallée&hellip
.Et merci à JC pour cette splendide chevauchée d’arête et ce sympathique séjour en montagne.







inscrit le 16/9/04
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