« Day one », ici -> /forums/enmontagne/direct/suisse/sujet-69381.html
Après une bonne nuit réparatrice, le petit-déjeuner est retardé d’une 1/2h car c’est tout bouché dehors, mais les prévisions étant favorables pour le dimanche, nous sommes confiants. D’ailleurs, ça s’annonce bien, il y’a 15 bon cm de fraîche devant le refuge…
Notre objectif du jour est le Mont Blanc de Cheilon (3870m sommet d’été – 3827m sommet d’hiver) et on aimerait pouvoir skier la belle pente NW qui descend directement sous le sommet d’hiver. Mais compte tenu des fortes chutes de neige de la semaine précédente, nous sommes sceptiques. C’est que la pente est réputée pour sa propension à abriter de belles plaques sous le dôme sommital.
Nous ne nous pressons pas, et laissons s’ébranler la petite caravane qui se dirige vers ce sommet classique à skis de rando. Une 20aine de personnes feront le sommet d’hiver, personne ne tentera l’arête du sommet d’été, peu difficile, mais délicate avec toute cette neige et ces corniches.
Le départ se fait sous un ciel bouché, mais petit à petit le temps se lève. La voie normale de montée à skis contourne quelques séracs et crevasses et s’élève directement au-dessus des grands séracs de la face NW. La hauteur de neige fraîche devient conséquente, entre 20 et 30cm selon les endroits… Merci aux traceurs…


Au sommet, le vent est assez fort, mais il n’empêche pas d’apprécier le panorama,
vers le Grand-Combin et le Mt-Blanc,

vers le sud,

et vers le Weisshorn et la Dent-Blanche

Encore plus sceptiques qu’au départ, nous allons voir au sommet de la ligne convoitée, au dessus de la rupture de pente, si il y’a moyen de la descendre sans prendre de risques inconsidérés. Mais bien vite, nous nous rendons à l’évidence. Sous la neige de la nuit, il y’a une grosse couche typiquement plaquée, relativement dense, peu d’enfoncement avec les skis, mais le bâton s’enfonce facilement d’un bon 70cm… On essaie d’aller voir vers, l’épaule, en espérant que le vent n’ait pas permis à la neige de s’y accumuler, mais le topo est le même. Peut-être que cette immense plaque est stable… mais si ça part, c’est un monstre qui ne fera pas de quartier. Nous n’hésitons donc pas et décidons de redescendre par la voie normale, comme tout le monde, un peu déçus, mais en ayant le sentiment d’avoir pris la bonne décision.

C’est quand même dingue de prendre un but en plein moi de mai parce qu’il y’a trop de neige !
La descente par la voie normale qui offre un ski assez pépère, permet quand même de se faire plaisir. Sans oublier que le cadre et l’ambiance sont magnifiques. Sur le haut, la neige est un peu soufflée, mais devient de mieux en mieux à mesure que l’on descend.




Yves va chercher un peu de pente sous la face nord de la Ruinette.

Passage sous les séracs (peu menaçants) et dans une zone assez crevassée où il est préférable de ne pas trop s’arrêter.



Bon ski avant d’arriver sur le plateau du glacier du Giétroz.

« LE BUT DU JOUR », vu depuis le bas de la pente et d’un peu plus loin. Une ligne magnifique, raide mais pas extrême, qui ne peut qu’attirer la convoitise de tout skieur…


Descente sous le col de Cheilon, on va chercher un peu plus de pente en direction de l’arête rocheuse.

Puis comme on en a encore sous la pédale, on décide de « rengluer » et de monter en direction de la Luette. Comme cette dernière est orientée plein sud, la neige y a déjà bien chauffé. On se décide donc pour un avant-sommet (le point 3444m sur la carte), qui offre une pente NE où la neige est restée excellente.
A la trace, sur la crête peu avant le sommet.

Un bloc sommital qu’on croirait créé pour la pose photo… Quel poseur ce type ! !

Un dernier run plaisir dans cette jolie facette, avec le Pigne d’Arolla en arrière-plan.



(Nb : En ayant «capté» quelques réprobations de la part de personnes que je qualiefierais de «cafistes» ou «casistes» (en Suisse), et sans vouloir dénigrer aucunement les membres des clubs alpins, il semble que parmi certains, il est mieux vu de déclencher des coulées de neige lourde en face sud (ce qu’ils ont fait) que des coulées de surface de neige froide en face nord, ce que nous avons fait… Allez-savoir d’où vient cette discrimination envers les faces nords !
)
Puis c’est la descente vers le refuge où le ski reste très bon en choisissant bien les orientations.

Belle trace de montée sur la voie normale du Pigne d’Arolla

Puis après une pause picnic au refuge, c’est la descente dans la glue en direction des échelles du Pas-de-Chèvre, avec la face nord du Mt Blanc de Cheilon magnifiquement plâtrée.

Puis ce sera «ski nautique» jusqu’à Arolla… Mais attention, du ski nautique de qualité, du genre où l’on peut faire travailler ses cuissots, sans toutefois traverser toutes les couches, comme cela arrive parfois.

En résumé, un w-e magnifique et mémorable malgré «le But», et désolé pour l’abondance de photos, mais malgré un gros tri, j’avais de la peine à me décider pour l’une où l’autre dans celles qui restaient.
Après une bonne nuit réparatrice, le petit-déjeuner est retardé d’une 1/2h car c’est tout bouché dehors, mais les prévisions étant favorables pour le dimanche, nous sommes confiants. D’ailleurs, ça s’annonce bien, il y’a 15 bon cm de fraîche devant le refuge…
Notre objectif du jour est le Mont Blanc de Cheilon (3870m sommet d’été – 3827m sommet d’hiver) et on aimerait pouvoir skier la belle pente NW qui descend directement sous le sommet d’hiver. Mais compte tenu des fortes chutes de neige de la semaine précédente, nous sommes sceptiques. C’est que la pente est réputée pour sa propension à abriter de belles plaques sous le dôme sommital.
Nous ne nous pressons pas, et laissons s’ébranler la petite caravane qui se dirige vers ce sommet classique à skis de rando. Une 20aine de personnes feront le sommet d’hiver, personne ne tentera l’arête du sommet d’été, peu difficile, mais délicate avec toute cette neige et ces corniches.
Le départ se fait sous un ciel bouché, mais petit à petit le temps se lève. La voie normale de montée à skis contourne quelques séracs et crevasses et s’élève directement au-dessus des grands séracs de la face NW. La hauteur de neige fraîche devient conséquente, entre 20 et 30cm selon les endroits… Merci aux traceurs…


Au sommet, le vent est assez fort, mais il n’empêche pas d’apprécier le panorama,
vers le Grand-Combin et le Mt-Blanc,

vers le sud,

et vers le Weisshorn et la Dent-Blanche

Encore plus sceptiques qu’au départ, nous allons voir au sommet de la ligne convoitée, au dessus de la rupture de pente, si il y’a moyen de la descendre sans prendre de risques inconsidérés. Mais bien vite, nous nous rendons à l’évidence. Sous la neige de la nuit, il y’a une grosse couche typiquement plaquée, relativement dense, peu d’enfoncement avec les skis, mais le bâton s’enfonce facilement d’un bon 70cm… On essaie d’aller voir vers, l’épaule, en espérant que le vent n’ait pas permis à la neige de s’y accumuler, mais le topo est le même. Peut-être que cette immense plaque est stable… mais si ça part, c’est un monstre qui ne fera pas de quartier. Nous n’hésitons donc pas et décidons de redescendre par la voie normale, comme tout le monde, un peu déçus, mais en ayant le sentiment d’avoir pris la bonne décision.

C’est quand même dingue de prendre un but en plein moi de mai parce qu’il y’a trop de neige !

La descente par la voie normale qui offre un ski assez pépère, permet quand même de se faire plaisir. Sans oublier que le cadre et l’ambiance sont magnifiques. Sur le haut, la neige est un peu soufflée, mais devient de mieux en mieux à mesure que l’on descend.




Yves va chercher un peu de pente sous la face nord de la Ruinette.

Passage sous les séracs (peu menaçants) et dans une zone assez crevassée où il est préférable de ne pas trop s’arrêter.



Bon ski avant d’arriver sur le plateau du glacier du Giétroz.

« LE BUT DU JOUR », vu depuis le bas de la pente et d’un peu plus loin. Une ligne magnifique, raide mais pas extrême, qui ne peut qu’attirer la convoitise de tout skieur…


Descente sous le col de Cheilon, on va chercher un peu plus de pente en direction de l’arête rocheuse.

Puis comme on en a encore sous la pédale, on décide de « rengluer » et de monter en direction de la Luette. Comme cette dernière est orientée plein sud, la neige y a déjà bien chauffé. On se décide donc pour un avant-sommet (le point 3444m sur la carte), qui offre une pente NE où la neige est restée excellente.
A la trace, sur la crête peu avant le sommet.

Un bloc sommital qu’on croirait créé pour la pose photo… Quel poseur ce type ! !


Un dernier run plaisir dans cette jolie facette, avec le Pigne d’Arolla en arrière-plan.



(Nb : En ayant «capté» quelques réprobations de la part de personnes que je qualiefierais de «cafistes» ou «casistes» (en Suisse), et sans vouloir dénigrer aucunement les membres des clubs alpins, il semble que parmi certains, il est mieux vu de déclencher des coulées de neige lourde en face sud (ce qu’ils ont fait) que des coulées de surface de neige froide en face nord, ce que nous avons fait… Allez-savoir d’où vient cette discrimination envers les faces nords !
)Puis c’est la descente vers le refuge où le ski reste très bon en choisissant bien les orientations.

Belle trace de montée sur la voie normale du Pigne d’Arolla

Puis après une pause picnic au refuge, c’est la descente dans la glue en direction des échelles du Pas-de-Chèvre, avec la face nord du Mt Blanc de Cheilon magnifiquement plâtrée.

Puis ce sera «ski nautique» jusqu’à Arolla… Mais attention, du ski nautique de qualité, du genre où l’on peut faire travailler ses cuissots, sans toutefois traverser toutes les couches, comme cela arrive parfois.


En résumé, un w-e magnifique et mémorable malgré «le But», et désolé pour l’abondance de photos, mais malgré un gros tri, j’avais de la peine à me décider pour l’une où l’autre dans celles qui restaient.







inscrit le 16/9/04
985 messages