Les skis semblaient rangés définitivement pour cette saison 2005-2006 et la motivation commençait à faire défaut pour les sorties à skis avec des portages parfois conséquents et des températures plus très propices à cette activité. Mais le coup de froid de la semaine dernière et les sommets abondamment blanchis nous ont redonné l’envie d’aller retoucher un peu de cette neige qui finalement conserve en permanence son pouvoir de fascination sur le skieur passionné.
L’avant-veille de la course quelques pataches font encore preuve de motivation pour partir en rando le dimanche à l’aube. On se décide donc pour une course qui ne rebutera pas les plus farouches en pensant profiter de la récente ouverture du col du Grand-St-Bernard. Mais finalement, la veille du départ, on ne se retrouve plus que deux, Moumousse et moi-même, et le lendemain, en route pour le col, une subite inspiration de Moumousse nous fait bifurquer à Bourg-St-Pierre… On prend la décision d’aller voir à quoi ressemble le Petit-Combin en ce début juin, notamment sa belle face nord. Pour le retour, puisque après la descente on va se retrouver dans une autre vallée, on trouvera bien quelqu’un pour venir nous chercher.
Une route d’alpage nous conduit jusque vers les 2000m d’altitude. Puis un peu de portage nous amène sur les 1ers névés au fond du vallon de Boveire. La progression, à pieds sur cette neige dure est rapide et bientôt, on se retrouve sur le glacier.
Sur le glacier de Boveire, la neige varie entre croûtée et encore poudreuse…

…et ça souffle de manière soutenue. Il fait froid. C’était encore l’hiver là-haut !

Les petites faces glaciaires du coin ont l’air en bonnes conditions. Mais ce n’est pas l’objectif du jour et de toute façon on les a déjà skiées. Mais ça donne l’envie d’y revenir…


Pour accéder à la montée finale de la voie normale du Petit-Combin, il faut d’abord descendre le versant Est, assez raide, du Col de Panossière… avec le Grand-Combin en arrière-plan.

Au sommet, on rencontrera 2 jeunes Bagnards (habitants de la commune de Bagnes… et non pas des prisonniers, pour ceux qui auraient un doute !
), Jérôme et Alex si je ne fais erreur, qui arrivent de Fionnay, soit 2200m de déniv. positif… et l’un deux a fait ça avec des chaussures de piste… Chapeau! Nous ferons toute la descente en leur compagnie.
Après un 1/4h d’attente au sommet, le temps qu’une malencontreuse nappe de brouillard se dissipe, on tergiverse un peu au haut de la face. Droit sous le sommet, c’est en neige béton, mais ça a l’air poudreux du côté de l’arête centrale. Même si c’est plus raide, on va aller tester ça… Autant skier de la poudre, si c’est possible !
Après une trentaine de m de descente sur l’arête bien béton, on passe la petite corniche, et hop dans la face. Mauvaise surprise, pas de poudreuse du tout ! C’est pas loin de 50° et il y’a une croûte bien dure sous les carres qui demande une grosse concentration. En plus, parfois la croûte casse en fin de virage, découvrant une couche meuble de 15cm posée à même la glace. Les virages se font donc à un rythme tranquille.
C’est raide, hein Alex !?!

La pente sommitale mène à un plateau intermédiaire.

Et dès ce point, c’est powpow, jusqu’au bas de la face !



Après la partie intermédiaire, on ne prendra pas l’itinéraire « normal » qui enchaîne des traverses entre les séracs. On choisit le raide couloir en rive gauche de la face, une magnifique ligne.
Une seule photo du haut du couloir, car j’ai passé en dernier et les autres n’ont pas trop attendu que je dégaine l’appareil. La photo est prise depuis la traverse au-dessus du sérac, dans une pente à plus de 50°, en plus en neige dure sur quelques mètres… Autant dire que j’ai bien planté mes carres avant de shooter !
Le couloir lui-même est dans les 50° dans le haut pour finir dans les 45° dans le bas. Dans le raide, la neige est excellente, poudreuse pas trop épaisse, bien sécurisante pour enchaîner les courbes. Plus bas, la couche est plus abondante et devient plus dense. Tout en restant bien skiable, cela fait travailler les guambettes…

Dans le bas de la face, après le couloir, il y’a des zones croûtées et il faut bien lire la neige pour trouver des langues encore meubles.



La face, avec l’arête centrale, d’où nous sommes partis, à droite de la face, et le grand couloir, à droite également, dans le prolongement de l’arête.

Ensuite, jusqu’au bas des moraines, avant la remontée à Brunet, on trouvera la meilleure neige de printemps de la saison, un manteau lisse comme des fesses de bébé et juste décaillé à point. Un vrai régal !



Et ensuite, après la remontée, on pourra remettre les skis, jusqu’en-dessous de la cabane Brunet, moyennant quelques petits déchaussages. Du rarement vu à cette époque de l’année.

Puis vient le moment, où il faut quand même porter pour rejoindre la route où l’on viendra nous chercher.

Quel plaisir de ponctuer la saison par une belle sortie comme celle-là !
L’avant-veille de la course quelques pataches font encore preuve de motivation pour partir en rando le dimanche à l’aube. On se décide donc pour une course qui ne rebutera pas les plus farouches en pensant profiter de la récente ouverture du col du Grand-St-Bernard. Mais finalement, la veille du départ, on ne se retrouve plus que deux, Moumousse et moi-même, et le lendemain, en route pour le col, une subite inspiration de Moumousse nous fait bifurquer à Bourg-St-Pierre… On prend la décision d’aller voir à quoi ressemble le Petit-Combin en ce début juin, notamment sa belle face nord. Pour le retour, puisque après la descente on va se retrouver dans une autre vallée, on trouvera bien quelqu’un pour venir nous chercher.
Une route d’alpage nous conduit jusque vers les 2000m d’altitude. Puis un peu de portage nous amène sur les 1ers névés au fond du vallon de Boveire. La progression, à pieds sur cette neige dure est rapide et bientôt, on se retrouve sur le glacier.
Sur le glacier de Boveire, la neige varie entre croûtée et encore poudreuse…

…et ça souffle de manière soutenue. Il fait froid. C’était encore l’hiver là-haut !

Les petites faces glaciaires du coin ont l’air en bonnes conditions. Mais ce n’est pas l’objectif du jour et de toute façon on les a déjà skiées. Mais ça donne l’envie d’y revenir…


Pour accéder à la montée finale de la voie normale du Petit-Combin, il faut d’abord descendre le versant Est, assez raide, du Col de Panossière… avec le Grand-Combin en arrière-plan.

Au sommet, on rencontrera 2 jeunes Bagnards (habitants de la commune de Bagnes… et non pas des prisonniers, pour ceux qui auraient un doute !
), Jérôme et Alex si je ne fais erreur, qui arrivent de Fionnay, soit 2200m de déniv. positif… et l’un deux a fait ça avec des chaussures de piste… Chapeau! Nous ferons toute la descente en leur compagnie.Après un 1/4h d’attente au sommet, le temps qu’une malencontreuse nappe de brouillard se dissipe, on tergiverse un peu au haut de la face. Droit sous le sommet, c’est en neige béton, mais ça a l’air poudreux du côté de l’arête centrale. Même si c’est plus raide, on va aller tester ça… Autant skier de la poudre, si c’est possible !
Après une trentaine de m de descente sur l’arête bien béton, on passe la petite corniche, et hop dans la face. Mauvaise surprise, pas de poudreuse du tout ! C’est pas loin de 50° et il y’a une croûte bien dure sous les carres qui demande une grosse concentration. En plus, parfois la croûte casse en fin de virage, découvrant une couche meuble de 15cm posée à même la glace. Les virages se font donc à un rythme tranquille.
C’est raide, hein Alex !?!


La pente sommitale mène à un plateau intermédiaire.

Et dès ce point, c’est powpow, jusqu’au bas de la face !



Après la partie intermédiaire, on ne prendra pas l’itinéraire « normal » qui enchaîne des traverses entre les séracs. On choisit le raide couloir en rive gauche de la face, une magnifique ligne.
Une seule photo du haut du couloir, car j’ai passé en dernier et les autres n’ont pas trop attendu que je dégaine l’appareil. La photo est prise depuis la traverse au-dessus du sérac, dans une pente à plus de 50°, en plus en neige dure sur quelques mètres… Autant dire que j’ai bien planté mes carres avant de shooter !
Le couloir lui-même est dans les 50° dans le haut pour finir dans les 45° dans le bas. Dans le raide, la neige est excellente, poudreuse pas trop épaisse, bien sécurisante pour enchaîner les courbes. Plus bas, la couche est plus abondante et devient plus dense. Tout en restant bien skiable, cela fait travailler les guambettes…
Dans le bas de la face, après le couloir, il y’a des zones croûtées et il faut bien lire la neige pour trouver des langues encore meubles.



La face, avec l’arête centrale, d’où nous sommes partis, à droite de la face, et le grand couloir, à droite également, dans le prolongement de l’arête.

Ensuite, jusqu’au bas des moraines, avant la remontée à Brunet, on trouvera la meilleure neige de printemps de la saison, un manteau lisse comme des fesses de bébé et juste décaillé à point. Un vrai régal !



Et ensuite, après la remontée, on pourra remettre les skis, jusqu’en-dessous de la cabane Brunet, moyennant quelques petits déchaussages. Du rarement vu à cette époque de l’année.

Puis vient le moment, où il faut quand même porter pour rejoindre la route où l’on viendra nous chercher.

Quel plaisir de ponctuer la saison par une belle sortie comme celle-là !








inscrit le 16/9/04
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