/ Texte Guillaume Desmurs _ Photos Guillaume Desmurs et Guillaume Lahure _ Vidéo Guillaume Desmurs


Une belle deuxième édition, avec tout ce qui marchait bien dans la première offert en plus grand et en mieux ce week-end (les riders, les dédicaces, l'ambiance, le chapiteau avec les stands de marque), et tout ce qui ne marchait pas corrigé (la cérémonie des récompenses, la qualité de projection).

Du monde, du beau monde (ci-dessus Xav Bertoni et Guerlain Chicherit sur notre mââgnifique stand), et les premiers flocons qui tombent dans les têtes pour démarrer une nouvelle saison. Evidemment, les températures sur-estivales n'incitaient pas à penser à la neige et pourtant chacune des séances de projections de films au Décavision d'Annecy affichaient complet. Des hordes d'yeux avides de nouvelles images et des nouveautés projetées, pour la plupart, en exclusivité sur le continent européen. Quel plaisir de voir des films de ski sur grand écran... A la sortie des salles, nous avons tendu le micro aux riders et amateurs pour recueillir leurs premières impressions sur The Grand Bizarre, All I Can et Level 1. Tous les fans de freeski avaient le sourire après avoir bouffé des kilomètres de pellicule poudrée (c'est une métaphore, les films étaient projetés en numérique). 

Voila pour la partie obscure du festival. La partie lumière, c'était dans le chapiteau des marques qui s'est transformé, le temps d'un week-end, en temple bourdonnant de dévotion pour les athlètes du freeski. Dédicaces, posters roulés dans les sacs à dos, stickers en veux-tu-en-voilà, les "fans de" cherchaient leurs stars : JP Auclair, Phil Casabon, Henrik Windstedt, Kevin Rolland et Xavier Bertoni, Jérémy Prévost, Kevin Guri, Glen Plake, Julien Régnier, Enak Gavaggio, Richard Permin, Sean Pettit et tous les autres. 

Alors oui, ce ne sont que des dédicaces, un reflet vain de la société du spectacle dans notre petit monde de la montagne, rien d'essentiel qui fait avancer le sport, et pourtant ces files de kids qui penchaient la tête pour voir Kevin et les autres étaient très importantes : elles matérialisaient l'énergie débordante du freeski en un seul lieu, elles donnaient à voir les visages de ceux qui font l'effervescence de cette discipline, qui un jour se sont jetés en l'air pour le plaisir pur de... eh bien, de se jeter en l'air.

Du côté du palmarès, il avait été décidé par le jury à Montréal et nous avons eu droit, lors de la remise des prix le samedi soir, à la deuxième moitié des récompenses. Costume noir et chemise blanche de rigueur (sans cravate), la bi-présentation (franco-anglophone) a mieux fonctionné que l'année dernière... sauf que cette fois la soirée de remise des prix était payante (5 euros). Une bonne proportion de la salle était donc composée de "gens du milieu" applaudissant d'autres "gens du milieu" recevant leurs récompenses. En revanche, à l'inverse de l'année dernière, les riders et les réalisateurs avaient tous fait le déplacement pour prendre leur trophée (un ski Moment) et dire deux mots. Leur présence donnait une vraie importance à cette remise des prix qui, rappelons-le, est quand même l'aboutissement d'un festival, le moment où il prend tout son sens avec ses vainqueurs et ses perdants. 

Voilà donc les récompenses décernées lors de cette deuxième édition de l'IF3 Europe : 

Meilleur film européen : Being there (Field productions) 

Meilleur skieur : Sean Pettit

Meilleur skieur européen : Richard Permin

Meilleurs séquence : Simon Dumont dans Cubed pipe (Poor Boyz)

Meilleur film de big mountain : One for the Road (TGR)

Meilleur film européen amateur : Every direction (tfj prod)

Meilleure ski tape : Maxi Best of CB'C (Andy et Sandy Collet)

Meilleur photographe européen : Jeremy Bernard (un photographe que l'on retrouve régulièrement sur skipass).

Meilleure photo de l'hiver : Tim Lloyd 

Meilleur teaser : Being there (Field production)

Julien R.

Glen Plake, l'une des figures du freeski présent à Annecy, nous donne ses impressions sur l'évolution du film de ski. Pour lui, rien ne change, les films ont toujours pour but de nous "faire rêver". 

JP Auclair, le cerveau d'All I Can, donne son avis sur la programmation et Kye Petersen, l'un des skieurs du film, raconte le tournage.

L'équipe de Riding News est allé voir PVS pour comprendre comment on fabrique un film de ski. 

 C'est fini, à l'année prochaine (faut rentrer chez vous maintenant madame...)