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Skipass aux Lofoten : J5, point culminant
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Skipass aux Lofoten : J5, point culminant

Lors d'une superbe journée, nous avons pu grimper au sommet d'un des plus hauts pics des Lofoten, le Geitgallien
Texte Loïc Giaccone
Photos Guillaume Lahure
Texte Loïc Giaccone
Photos Guillaume Lahure
Lors d'une superbe journée, nous avons pu grimper au sommet d'un des plus hauts pics des Lofoten, le Geitgallien
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Pour ceux qui ont loupé le début, nous vous racontons chaque jour un nouveau chapitre de notre trip communautaire (c'est quoi donc?) aux Lofoten au printemps 2016 : une semaine de ski de rando magique en compagnie des lecteurs de skipass.com.

Tous nos articles sont disponibles ici avec au menu de la poudreuse, du ciel bleu, des aurores boréales et toute la magie de la Norvège!

Conditions optimales

Nous avions déjà eu notre journée Blue Bird dès le deuxième jour du trip, tout le reste n'était donc que du bonus, d'après ce que l'on nous avait dit du temps dans les îles Lofoten. Mais les forces supérieures qui régissent l'univers et la météo ont décidé de nous octroyer un deuxième jour au paradis ! Ok, d'accord, merci.

Ce matin du cinquième jour, nous nous réveillons donc sous un immense ciel bleu, et il devait rester immaculé une grande partie de la journée. Même le vent s'est gardé de venir nous compliquer la vie.

Sans hésitation, nos guides ont choisi de tenter l'ascension du Geitgallien, l'un des plus hauts sommets des Lofoten (1086m), et visible depuis la salle-à-manger de notre basecamp, de l'autre côté du fjord. Le départ se fait au bord de l'eau, à environ 2 ou 3m d'altitude, après une dizaine de minutes de route, par le vallon caché situé à gauche sur cette photo, derrière l'église :

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La montée, comme souvent aux Lofoten, commence par un peu de portage, au hasard, dans les buissons. Nous trouvons le chemin d'été et nous pouvons rapidement chausser les skis. L'itinéraire de montée serpente dans ce large vallon orienté ouest, qui comporte une étroiture avec un couloir que nous contournons à la montée (nous y descendrons ensuite).
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A la moitié du vallon, nous oscillons légèrement vers notre droite pour aller en direction du Geitgallien. Cédric Pugin est tenté par une belle face qui s'étale devant nous et part seul en faire un bout, avant de nous rejoindre plus tard. Avec sa caisse, ça ne lui pose pas trop de problème... 

Derrière nous, le vallon plonge jusque dans les eaux du bout du fjord. Au loin, on distingue le Kvittinden du nord, que nous avions grimpé le premier jour, dans les nuages. Au fur et à mesure que nous prenons de l'altitude, une ligne bleue, plus foncée que le ciel, apparait derrière ces montagnes. C'est la ligne de l'horizon de la mer ! Plus nous montons, plus elle visible, et plus on comprend que nous sommes en train de progresser sur des montagnes qui sont situées au milieu de l'eau. 

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Magie au sommet

Le Geitgallien est un sommet qui se mérite : après une montée raide et étroite qui nous a forcés à faire nos plus belles conversions, les derniers mètres de dénivelé se font droit dans la pente, crampons aux pieds.

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Mais c'est pour arriver sur une belle plateforme avec une vue à 360° sur les îles Lofoten et le continent à l'est. 

La vue est simplement époustouflante. Nous sommes au sommet d'une chaîne de montagnes qui ont surgi au milieu des mers ! Nous prenons tout notre temps pour bien graver ceci dans nos souvenirs (et manger un bout parce que 1000m de dénivelé, quand même, ça creuse). 

Prudence quand même car le vide derrière nous sur la photo de groupe ne fait pas rire (c'est la face du sommet que l'on voit sur la première photo de l'article).

Sur la photo ci-dessous, notre camp de base est pile au milieu, sur la presqu'île...

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Encore un bout pour la route

Nous avons choisi de descendre dans le vallon est du Geitgallien, pour ensuite remettre les peaux et le remonter. Comme lors du deuxième jour, c'est le genre de descente où plus on descend, plus on va remonter... Mais la neige est bonne, la pente n'est pas trop raide et le risque faible, il y a de la place, on peut allonger la courbe, prendre de la vitesse et rentrer un peu dans ces lattes qui ne demandent que ça. Ca fait tellement de bien, tant pis s'il faut souffrir ensuite !

Nous rempilons donc pour 300m ou 400m de dénivelé supplémentaires (à un moment on ne compte plus), pour revenir au col sous le sommet et attaquer la "vraie" descente, alors que le ciel se voile : dommage pour les photos...

La neige y est encore meilleure, plus profonde, plus poudreuse. Et en prime, certains se payent le luxe de sauter quelques jolis rochers. 

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La neige se transforme de poudreuse à neige de printemps en quelques centaines de mètres, et nous attaquons le couloir final dans une belle moquette printanière. Puis ce sera la fameuse course dans les ruisseaux et buissons à celui qui déchaussera le plus loin. 

C'est une équipe totalement comblée et éblouie par la beauté des paysages qui enlève les chaussures avec plaisir après plus de 1400m de dénivelé (une bricole pour les cafistes, certes). La suite de la journée sera divisée, entre ceux qui iront boire une bière sur le port de Svolvaer, avec un coucher de soleil plutôt moche encore une fois, et ceux qui préfèreront refaire un tour dans le sauna du basecamp. Une vie difficile.

L'instant norvégien

Ce qui est infernal aux Lofoten, c'est qu'on ne peut pas mettre le nez dehors sans être confronté à ce genre de choses... Du coup, il faut prévoir large sur les temps de trajet pour inclure les pauses photo. Heureusement, les journées sont longues.

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Marée basse

Après une telle journée, rien de tel qu'une bonne bière ! Mais attention, voici sans doute le conseil le plus important que nous pourrons vous donner si vous envisagez de partir aux Lofoten : PENSEZ A AVOIR DES BIERES EN STOCK. Car si vous arrivez au supermarché à 18h10 (15h le samedi), comme ce fut le cas comme pour nous, tout ce que vous trouverez en lieu et place du rayons bières (qui ne dépassent pas les 4.75°) est une grosse bâche recouverte (ultime provocation du fourbe viking) de pub pour de l'eau minérale. Echec.

Et le dimanche, n'y pensez même pas.

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La Trace du jour : 1474m D+, 11 km

Le tracé complet, enregistré au Crosscall Trekker M1
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Les tests de matos

Comme chaque jour du trip, des paires de skis de test étaient à disposition des volontaires, avec quatre marques : Black Crows, Zag, Dynastar et Movement. Voici les retours des skieurs et skieuses ! Les skis ont donc été testés sur pas loin de 1500m de dénivelé, dans à peu près toutes les neiges : poudreuse, neige lourde, soupe, neige glacée, etc. 

Zag Ubac

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"Unterschiedliche Interessen - Des intérêts divergents" - Testeuse : Sarah

Matos :  Zag Ubac en 178cm, monté en Dynafit Radical 2.0. Poids pesé sur place avec balance (fix comprise) : 2200g/ski.

Profil de la testeuse : Sarah, 22 ans, 171cm, 60kg, niveau de ski confirmé, jours de ski par hiver : le maximum.

Note : 7/10

C'est un ski très léger qui conserve un esprit freeride pendant la descente. Il est très agréable à la montée, car même la grande taille n'altère pas la sensation de n'avoir rien sous les pieds.
Par contre, à la descente, le ski montre des inconvénients si choisi en trop grande taille : en faisant 6cm de plus que moi, le ski m'a fait beaucoup travailler. La fameuse accroche du ski le rend plus difficilement maniable en neige croutée, lourde ou en couloir, de même que son rayon assez grand (18m en 174cm).
Cependant ces facteurs deviennent des avantages en neige trafollée ou poudreuse, avec en particulier une très bonne stabilité. 

Pour qui ?

En resumé, le ski n'est pas autant polyvalent qu'on pourrait le penser, mais c'est un très bon ski pour le randonneur orienté freeride et appréciant les grands courbes à haute vitesse.

Dynastar Mythic 97

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"Presque Mythic" - Testeur : Dorian

Matos : Dynastar Mythic 97 en 171cm, monté en Dynafit Radical 2.0. Poids annoncé du ski : 1440g ski nu en 177cm. 

Profil du testeur : Dorian, 19 ans, 185cm, 75kg, niveau de ski confirmé, sportif très régulier, environ 50 jours de ski par hiver.

Note : 6,5/10

A la montée, les skis étaient très maniables, les conversions étaient très faciles à faire. De même, à la descente, ils étaient très faciles à skier et pivoter, jusque dans les pentes les plus raides. C'est surement du à la petite taille testée (171) par rapport à ma propre taille (185). Cependant, cela manquait de surface portante dans la neige poudreuse, et dès que l'on va un peu vite ou que l'on arrive dans des zones trafollées, on perd un peu la confiance dans les skis.

Pour qui ?

Pour les randonneurs tranquilles, qui cherchent une paire à tout faire, toutes neiges, ni trop étroite, ni trop large.

11 commentaires

bodhi_s

inscrit le 04/10/10
10 sujets, 58 messages
Okkkk, la pente sommitale a l'air en condition!! Debut avril, cette partie était en glace avec un peu de neige très dure par endroit, on l'a skié du col, après le couloir sw reste un souvenir monstrueux !!!

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