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Skipass aux Lofoten : J3, pêche et détente
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Skipass aux Lofoten : J3, pêche et détente

Après deux journées intenses et face au mauvais temps, l'équipe a pris une journée de repos
Texte Loïc Giaccone
Photos Guillaume Lahure
Texte Loïc Giaccone
Photos Guillaume Lahure
Après deux journées intenses et face au mauvais temps, l'équipe a pris une journée de repos
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Si vous avez raté les précédents épisodes de nos aventures extraordinaires dans les Iles Lofoten, vous pouvez retrouver tous les articles ici (avec du beau ski et des aurores boréales)

3ème jour en Norvège, la décision a été unanime : après deux journées intenses et avec des prévisions météo plus que pourries pour la journée, nous mettons le ski de coté. Ayant entendu parler du caractère poissonneux des eaux du fjord, certains avaient une grosse envie d'aller tâter de la canne-à-pêche, ils nous en parlaient depuis le premier pas en dehors de l'avion. C'est l'occasion idéale.  

notre fjord semi privé

on ne s'en lasse pas, même le temps exécrable donne de belles ambiances :

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Svolvær

Comme toute personne normalement constituée qui ne veut pas rester sous sa couette un jour de pluie, nous allons faire un tour à la ville. Ou plutôt le "gros village" portuaire des Lofoten : Svolvær, environ 4200 habitants, et un aéroport régional. Et vraiment pas grand chose à faire à part les courses. 

Au programme : un peu de shopping, ce qui nous permet d'observer que les marques nordiques ont pignon sur rue là-bas. Normal. C'est aussi l'occasion de faire le ravitaillement en nourriture pour le reste de la semaine : n'ayant pas trop confiance dans les capacités halieutiques des motivés du hameçon, nous prenons deux saumons entiers à cuisiner, sans leur dire évidemment, au risque de les vexer (pendant qu'eux se mettent en quête d'une canne-à-pêche).

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Ca mord

Pour raconter cette histoire de pêche, nous laisserons la parole à Antoine, kinésithérapeute de son état et bon connaisseur de cet art ancestral.

Nous avons pour mission de tenter la pêche à la morue. Ou plutôt nous avons faim et plus rien a manger. Motivés par les récits héroïques des autres équipes sur place, ou encore par l’expérience bien fournie de Cedric Pugin (fin pêcheur) en la matière, nous voilà partis dans le bled du coin à la recherche d’une canne pour assurer le repas du soir…

Sur place on tourne, on vire, dans le froid et les giboulées. Malgré nos efforts pour trouver LA canne, les différents shops spécialisés n’ont pas vraiment l’objet que nous cherchons. Des cannes trop technologiques, trop assistées, qui manquent d'authenticité (qui a dit trop chères ?) ! Nous ne sommes pas des pimpins hein ? Nous y prendrons quand même quelques leurres dur en tri-hameçon pour ne pas faire nos radins.

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Après deux bonnes heures dans le froid et la pluie mêlée de neige nous sommes dépités. Nous nous rendons dans le supermarché de la ville (une sorte de Vival Norvégien) pour se mettre à l’abri et acheter du réconfort glucidique, quand ENFIN, comme illuminés par les néons de la supérette, les yeux brillants d’amour, c'est le coup de foudre absolu !

Elle est là, entre les cerf-volants et les rennes en plastiques. C'est une Fjord Cod Killer 7 HD Ti Evo. Elle scintille dans son emballage en plastique, et il n’en reste que deux, signe de son franc succès. Dans un silence commun, tout le monde a compris que nous l'avions trouvée ! Nous nous empressons de récupérer les deux cannes, sourires aux lèvres à la caisse. La caissière émet un rictus et n'a surement pas compris que nous étions là pour en découdre avec des monstres marins. Qu’importe, l’espoir de manger quelque chose du poisson le soir revenait !

Après un bon restaurant à Svolvær, deuxième quête, celle du spot de pêche. Nous avions repéré un petit port avec un ponton flottant, de l'autre côté de la baie située devant notre lodge. Au milieu de quelques voiliers et chalutiers, face au fjord et aux montagnes abruptes situées de l'autre côté de celui-ci, nous déballons les deux objets tant convoités. 

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La Fjord Cod Killer 7 HD Ti Evo est une merveille. L’alliage plastique-métal ne laisse place à aucun doute sur sa qualité, même si l’assemblage semble précaire et que les anneaux tournent aux quatre vents. On déroule le fil du moulinet pour y fixer directement les leurres avec un noeud adapté à la pêche norvégienne (double cabestan de chaise).

PRÊTS À LANCER ? LANCEZ ! Beeeeew eh non , il faut ouvrir le moulinet…

PRÊTS À LANCER ?! Rrrrloololololo, mince, il fallait tenir le fil avec le doigt… Le leurre est donc parti en arrière, un mètre derrière nous, et coule tranquillement entre le ponton et le bateau voisin.

Nous remontons le leurre en espérant qu’il ne s’est pas accroché au fond ou dans les dizaines de cordages qui trainent. On dirait que si, ça bloque... Non, ça frétille, étrange, ça pite, ça tire ! CA MORD ! INCROYABLE ! C’EST UNE MORUE !

Les fjords grouillent littéralement de poisson (lieu noir, morue...) et il n'aura pas fallu longtemps pour pêcher de quoi nourrir le groupe. Cette pêche miraculeuse a eu lieu à 5 minutes à pied du camp de base...

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Nous nous sommes alors trouvés face à un problème auquel aucun d'entre nous n'avait réfléchi avant (signe de la confiance régnante sur le succès de l'entreprise) : maintenant que nous avons notre poisson, qu'est-ce qu'on en fait ? Heureusement, Gaétan, en bon guide et homme d'action, avait emmené un couteau et s'est occupé de la bête.

Suite à cette première prise, la confiance dans le matériel fait un bon spectaculaire de 99%, et pour cause : nos deux Fjord Killer vont continuer de vider le fjord jusqu’à l’heure du repas à une cadence infernale. Sarah se découvre ainsi une nouvelle passion et songe déjà à partir explorer les fjord en kayak avec sa paire de skis et sa canne-à-pêche.  

Le test de matos

A chaque jour son test. Faute de ski, c'est donc la canne-à-peche qui y passe, décryptée par notre expert.  

Fjord Cod Killer 7 HD Ti Evo 2016

(Photo non contractuelle)

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"Cod digger" - Testeur : Antoine

Matos : Fjord Cod Killer 7 HD Ti Evo 2016, deux brins, six anneaux en titanal, renforts carbone, fibres de basalte et noyau baobab. 

Profil du testeur : Antoine, 27 ans, 189cm, 85kg, niveau de pêche expert, 45 jours par an. 

Note : 8/10, comment donner moins ?

Les lancés sont précis, la sensibilité est parfaite, le moulinet tourne à bonne cadence et la canne résiste aux assauts répétés des morues et autres lieus noirs avec brio. La canne est bien équilibrée, et le fabriquant n'est pas tombé dans le piège de l'allègement à outrance, conservant ainsi une réelle performance, avec des anneaux surdimensionnés puissants. Comme dit l'adage, "lourd c'est bien, lourd, c'est plus fiable". Le combat n'en est que plus agréable. Cerise sur le gâteau, les finitions sont impeccables. Seul bémol, la solidité à long terme (une casse sur les deux cannes).   

Pour qui ?

Pour tous les pêcheurs à l'ancienne : des pêcheurs barbus, qui fonctionnent au feeling, qui n'ont pas froid au mains et aux yeux, pour qui les avancées technologiques dans le monde de la pêche riment avec arnaque et marketing, et les amoureux de la brandade in vivo !

Le fruit de la pêche du jour :

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Chaud et froid

Une partie du groupe s'attelle à préparer les poissons pour le barbecue du soir et faire un accompagnement. D'autres regardent ce spectacle magique, pendant qu'un troisième groupe tente l'expérience scandinave du combo "chaud et froid", le camping possédant un sauna en extérieur, dans une petite cabane en bois. Après avoir suffisamment sué, les plus courageux, Guizmo et Benoit, aidés par la bière light, sont allés se jeter dans le fjord, à la température pour le moins, glaciale.  

Revigorés par ce premier essai, ils convainquent Clément de les accompagner pour faire la même chose de l'autre côté de la presqu'île, devant nos appartements, où la profondeur du port permet de sauter et envoyer quelques figures. Ils se font même plusieurs passages ! 

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Barbecue d'intérieur

La soirée se termine dans un petit chalet situé non loin du sauna. Il s'agit d'un kota, une sorte de cabane en bois circulaire d'une seule pièce d'origine finlandaise. A l'intérieur, on peut s'assoir le long des murs et au centre se trouve le barbecue. Nous y faisons cuire le fruit de la pêche du jour, agrémenté de salade de pommes de terre et de quelques saucisses. Une belle manière de terminer la seule journée reposante du trip qui finalement n'était pas si mauvaise coté météo (toujours se méfier) ! La quatrième journée, elle, s'annonce humide, mais cette fois-ci il ne sera pas question de faire les feignasses.

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5 commentaires

subman

inscrit le 23/02/07
Matos : 2 avis
Merci pour ce bon (gustativement je veux dire!) et beau retour d’expérience! le test de la canne à pêche est juste excellent j'adore!

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Hellsass

inscrit le 27/10/09
Hahaha, j'ai bien ri aussi.
Mais je pense que ce n'est que du marketing et de la com... J'ai le sentiment que le Tonido essaye de nous refourguer du matériel de mauvaise qualité :P
"Pour qui: Pour tous les pêcheurs à l'ancienne : des pêcheurs barbus, qui fonctionnent au feeling, qui n'ont pas froid au mains et aux yeux", bref, que du blablah quand on voit la photo avec bonnet+capuche et gant.
On dirait quand même qu'il régnait une saine ambiance, ça donne envie... :-)

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