Test Arc'teryx Sidewinder SV Jacket 2016

2 tests Arc'teryx Sidewinder SV Jacket.

Donnez-nous votre avis !
Note moyenne : 9/10
Marceaul

Excellente qualité, protection, performance... à prix d'or !

Avis sélectionné
Profil du testeur : 25 ans | 1,93m | 85kg | Expert | Morzine
Acheté : 200€ d'occasion
Conditions du test : Vent, froid, pluie, neige, soleil, … 40 jours en montagne, toutes saisons

Points forts

Performance, poids

Points faibles

Prix

Conditions du test


Nombre de sorties : 40 jours

Conditions rencontrées : Tout ! (Vent, froid, pluie, neige, soleil, …)

Taille XL pour gabarit de 1m93 et 85-90kg.

Souvent utilisée avec un sac à dos.


Analyse des fonctionnalités


La Sidewinder SV est vendue comme le haut de gamme du ski chez Arc’teryx. Composée d’une membrane Goretex Pro uniquement, la version SV est la déclinaison « severe weather » (= conditions météorologiques difficiles) de la marque, supposément la plus robuste. C’est une hardshell qui ne présente aucune isolation thermique, sa seule utilisation est de protéger du vent et de la pluie/neige, tout en laissant respirer le corps le mieux possible. Le nom Sidewinder provient simplement de la forme du haut de la tirette centrale, qui s’écarte du menton pour éviter le frottement tirette - bouche.


Enfin, ça c’est la théorie. Dans les faits, cette fameuse modification de la tirette n’apporte pas grand chose. Je skie principalement avec quelque chose autour du cou, donc je dirais même que je ne sens aucune différence avec une tirette traditionnelle. Par contre, elle nécessite un petit temps d’adaptation pour pouvoir fermer la veste rapidement sans forcer et sans tout arracher. Clairement pas la meilleure fonctionnalité de cette veste, donc.


Pour le reste, cette hardshell présente les éléments classiques utiles à la pratique du ski :

- pare-neige

- poche forfait sur le bras gauche

- capuche adaptable pour la porter au-dessus du casque


Revenons sur cette dernière fonctionnalité. La capuche présente en effet plusieurs réglages dans différentes dimensions. Ils permettent un réglage très précis de la forme générale de la capuche, ce qui fait qu’elle peut être configurée pour être confortable tout en procurant une très bonne protection, avec ou sans casque. Bon, la fermer au plus proche du visage pour se protéger lorsqu’on ne porte pas de casque ne garantit pas d’avoir l’air malin (cf photo). Par contre, ce réglage fin prend du temps, et est difficile à effectuer avec des gants. Mieux vaut régler tout ça à la maison pour ne pas avoir à tergiverser au moment où ça commence à tomber. En lien avec la capuche, la partie qui protège le menton monte assez haut pour protéger jusqu’au nez. Ainsi, avec un buff ou autre protection du cou, la protection contre le froid et le vent est excellente.


Dernier point sur la fonctionnalité, les ouvertures sous les bras destinées à évacuer la chaleur et à aérer. Utiles, elles sont néanmoins peu pratiques à utiliser. En effet, elles sont (très) difficiles à ouvrir/fermer lorsqu’on porte un sac à dos. De plus, j’ai toujours l’impression de forcer sur la tirette en ouvrant l’aération, mais ça s’explique certainement par le choix d’une taille un poil large pour moi et donc un certain flottement du tissu. Enfin, les deux côtés de l’ouverture ne sont pas reliés par un mesh, ce qui fait qu’ils ont vraiment tendance à flotter, à taper dans tous les sens dès qu’on avance un petit peu, et à se prendre aux mauvais endroits au mauvais moment.


Confort


La veste est finalement assez peu confortable, typique d’une hardshell, mais pour être honnête rien de significatif, on est loin d’un truc en carton. C’est pas super confortable en t-shirt sous la veste, mais pas désagréable pour autant. Le fit général est bon, pas de zone de pression qui exerce trop de contrainte sur la membrane, et on conserve une bonne liberté de mouvement.


Poids


La Sidewinder SV est très légère. Le manque total d’isolation thermique permet de la stocker très facilement dans le sac à dos sans que ça ne prenne beaucoup de place et sans avoir l’impression de transporter du plomb. De ce fait, je l’utilise également pour d’autre activités de montagne, stockée dans le sac à dos en cas d’intempéries. (Cf photo, lors d’une sortie cet automne avec beaucoup de vent au col)


Performance


Voici la partie, je pense, la plus importante. La raison pour laquelle on achète ce genre de veste, c’est la performance d’une telle membrane technique par rapport à des vêtements plus bas de gamme. Et sur ce point, il n’y a pas à chipoter, ça change la donne. Dès lors qu’il pleut, qu’il neige ou qu’on skie dans la poudre, la veste est à des années lumières devant la veste plus bas de gamme que j’avais avant.

Séparons la performance en deux parties : protection face aux éléments et respirabilité.


Protection :

C’est simple, je n’ai jamais été mouillé en-dessous de la shell, si ce n’est de transpiration. Lorsque vraiment il tombe une neige humide ou de la pluie, on sent la membrane se coller à la peau ou aux vêtements qui sont en-dessous, donnant la sensation d’être trempé. Ceci dit, une fois qu’on enlève la veste, on est en fait quasiment sec. De plus, lorsque la veste est trempée extérieurement, elle sèche vraiment rapidement comparée à un vêtement moins technique. Tout frais tout sec après le resto !

La protection au vent est également excellente.


Respirabilité :

A nouveau, comparée à un vêtement moins technique, le goretex de la Sidewinder respire bien plus. Passer une journée de grosses chutes de neige, dans la poudre, à transpirer comme un goret, et finir le dernier run presque sec, ça n’a pas de prix. Les intempéries sont très bien bloquées, et la respiration est évacuée correctement. Par contre, pour monter en rando sous le soleil, une softshell est clairement plus indiquée, ça respire malgré tout vraiment mieux.


Fiabilité


Sur ce point, il m’est encore difficile de m’avancer. Après 40 jours d’utilisation, elle mérite de passer en machine, mais sinon elle est comme neuve. Il reste à voir comment ça évolue avec les saisons, mais vu les retours sur la qualité du matos Arc’teryx, je ne m’en fais pas trop. De plus, l’assurance d’un SAV efficace enlève la crainte d’un problème de conception sur une veste malgré tout assez chère.


Rapport qualité/prix


C’est sans doute là que le bas blesse. Neuve, cette veste coute plus de 500€. La performance y est, maintenant est-ce que cette Arc’teryx vaut réellement 200-300€ de plus qu’une veste technique venant d’une autre marque ? Je pense que la réponse à cette question se trouve dans la durabilité de la veste. Si elle tient effectivement 10 saisons actives d’usages répétés, alors ça commence à valoir le coup. Je manque de recul sur la fiabilité pour pouvoir me prononcer, mais certains membres du forum ont l’air de dire que le matos Arc’teryx tient en effet bien dans le temps.

Dans mon cas, achetée neuve sans doute aux alentours de -60%, je suis très content du rapport qualité/prix que j’ai pu obtenir, avant même de voir si elle me tient 10 ans. Ce ne sera que du bonus. Bref, ça vaut la peine de chercher les bonnes affaires sur les modèles des années précédentes.


Conclusion


Pour conclure, on se situe très clairement dans le royaume du matos de très grande qualité, mais il faut y mettre le prix. La performance de la membrane fait toute la différence, et permet de transformer des journées difficiles au niveau météo en sorties (presque) parfaites. Je pense que ça commence à avoir du sens de s’équiper de la sorte lorsque l’on sort beaucoup sur la saison.

Pour qui ?

Pour les gens qui cherchent la qualité et la performance avant tout, et sont prêts à y mettre le prix.

commentaires

Pas encore de commentaire
Laissez votre commentaire Connectez-vous pour laisser un commentaire