Test Rossignol Sender 110 2025

6 Tests Rossignol Sender 110.

Postez le votre!
Note moyenne : 8,8/10
Simon pouget

Le ski freeride qui gagne

Profil du testeur : 20 ans | 1,75m | 80kg | Expert | Challes-les-Eaux
Taille testée : 184
Acheté : 700€ en magasin

Premières impressions

Au chausse-pied, c'est lourd. Ça ne cache pas son jeu : on sent tout de suite que le combo est fait pour descendre, pas pour monter. Mais dès les premiers virages, j'ai été frappé par la facilité. Je n'ai pas eu besoin de temps d'adaptation, j'ai su très vite comment il allait réagir.

Les jours de poudre

Le premier jour de fraîche, je m'attendais à devoir pousser sur l'arrière. Pas du tout. Le ski remonte tout seul, et je pouvais rester centré. Dans les arbres, j'ai été surpris de la facilité à le faire pivoter pour freiner ou changer de ligne au dernier moment. Par contre, le jour où on a pris presque un mètre, j'ai senti qu'il plongeait plus que je ne l'aurais voulu. Les jours de très grosse poudre, il faut un ski plus large.

Quand la neige se dégrade

C'est là qu'il m'a vraiment convaincu. L'après-midi, dans la neige retournée et pleine de traces, je passais sans me faire secouer, à condition de rester devant. Dans la croûte, ça passe aussi tant qu'on garde de la vitesse et de l'engagement. Le jour où j'ai skié fatigué, un peu en arrière, il me l'a fait payer : les spatules se font piéger plus facilement.

Les sauts et les barres

C'est mon gros coup de cœur. Les réceptions sont stables, je me suis senti en confiance pour envoyer des barres que j'aurais hésité à prendre avec mes anciens skis. Je n'ai jamais déchaussé sans raison, même sur une réception bien sèche après un drop raté. Il reste joueur en l'air, je pouvais faire des petites rotations sans le sentir lourd. La seule fois où j'ai eu une mauvaise surprise, c'est en atterrissant trop en arrière sur un gros saut pris vite : l'arrière du ski a cédé et je me suis retrouvé assis.

La fixation

Une fois chaussé, je l'ai oubliée, et c'est le meilleur compliment que je puisse lui faire. Je ne me suis jamais posé de questions sur un déchaussage, même sur les réceptions difficiles. Le seul vrai défaut que j'ai rencontré, c'est pour rechausser dans la poudre : le talon a tendance à se refermer, et ça m'a fait perdre du temps et de la patience plus d'une fois en pleine pente.

Ce qui m'a gêné

• Le poids, impossible d'envisager la moindre montée avec

• Ses limites les jours de très grosse poudre

• Le manque d'accroche sur la neige gelée du matin

• Il ne pardonne pas quand on skie fatigué ou en arrière

• Le rechaussage galère dans la neige profonde

Mon verdict : 8,5/10

Pour qui ?

Freerider qui souhaite engager

Où acheter Rossignol Sender 110

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