Test Oakley Line Miner Pro L 2026

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Un autre Prizm de vue

Profil du testeur : 28 ans | 1,75m | 85kg | Avancé | Antibes
Acheté : 142€ en ligne
Conditions du test : Grand beau en glacier à jour blanc en vallée encaissée

Points forts

Beau
Changement écran simple et qui tient
Contraste dans le sombre nettement amélioré

Points faibles

Contraste par beau temps pas si révolutionnaire

Forcément, quitte a se refaire une garde robe neuve, autant passer aussi par le masque! J'avais un vieil Oakley Flight Deck ou quelque chose dans le genre. Plus de vitre, l'élastique était cuit. J'ai pu tester le M5S d'Anon sur les dernières vacances de 2025, celui d'un ami (sur les photos où je suis en jaune Norrona). C'est là que je me suis dit qu'il était temps d'avoir un masque qui puisse me protéger les yeux du très beau temps mais aussi du très mauvais temps. Je regardais du coin de l'oeil mon vieux masque déconfit dans le fond de mon placard et j'ai chiné du côté d'Oakley. Le modèle existe et à été mis à jour. Mais pour moi il faisait parti des masques mainstream. C'est alors que j'ai découvert le modèle Line Minor Pro. Bon, j'ai parcouru aussi pas mal de modèles chez Julbo, Cairn, Smith, Scott et Cébé. Mais je n'aimais pas leur style dans la plus part d'entre eux et pour les écrans j'avais des doutes sur l'efficacité des traitements. Et n'ayant lu que des avis positifs sur les Prizm Oakley, enfin, moins négatifs que chez Cairn, Smith et Scott par exemple. Je me suis naturellement forcé a chercher chez Oakley. Rajoutez à cela le besoin d'avoir deux écrans un S4 voire S3 costaud et un S0 ou S1 très permissif le tout en écran magnétique (car les non magnétiques je galère toujours avec un clip quelque part, je pourris l'écran et ça m'énerve fort), et le besoin de ne pas trop dépenser. C'est ainsi qu'après des heures de lecture auprès de, principalement, Julbo, Cébé et Oakley, que j'ai trouvé le combo écran Prizm 24K et Prizm Clear sur le modèle Line Miner.

Voici le test du Line Miner Pro de Oakley en taille L.


Design :

Je ne voulais pas forcément de masque "Frameless", sans contour de visière, mais je ne voulais pas non plus avoir une trop grosse monture autour du verre pour avoir un champ de vision bien large. Ici, le frameless donne un style épuré tout en ayant une impression de contour et de solidité. Contrairement aux Flight Deck et autre consorts qui donnent une impression de pouvoir se rayer au moindre contact avec l'extérieur. Et un effet mouche qui m'a passé depuis mon adolescence. Le Line Miner a lui, de belles courbes. Je ne pensais pas qu'il serait un masque mainstream, mais en regardant les commentaires sur ce modèle via Skipass et internet en général, je me suis trompé. Tant pis. J'aurai du style aussi!
L'élastique noir est simple, je n'ai pas trop eu le choix en même temps, puisque le combo avec les verres voulus ne se faisait qu'avec la monture et l'élastique noir. Mais il existe des élastiques un peu plus customisés pour ceux qui ne sont pas regardant du style de lentilles. La taille L correspond aux grands visages. J'ai un visage moyen. Mais un nez un peu plus présent que d'autres (on dit nez romain pour être poli). Le contact se fait très bien avec tout le visage et ne laisse pas passer d'air entre les mousses et ma peau. Le masque n'empiète pas sur les pommettes et ne gêne pas lorsque l'on parle ou sourit. 

En bref : masque de bien belles facture, changeant des sphèriques habituels, avec un taillant correspondant bien à la taille conseillée.


A l'emploi :

Réglage du masque simple, comme beaucoup de lanières de masque en soit. Cette dernière s'adapte facilement à l'encoche du casque de la même marque (ouf!) et le silicone adhère bien aux parois du casque. La mousse, comme beaucoup de masques, triple densité fonctionne bien. Et comme un peu tous les masques, quand on transpire un peu trop et que l'on garde le masque longtemps, très longtemps, il peut un peu gratter. Un coup de chiffon de nettoyage ne fait jamais de mal après une grosse session.

Le changement de visière avec la technologie Switchlock est efficace. En effet, on met bien moins les doigts sur les écrans et le frameless aide à retirer l'écran facilement. La mise de la nouvelle lentille sur la monture est simple et on ressent bien le "clic" de l'encastrement des repères dans les trous alloués à son maintien.

Les écrans et les technologies :

Prizm 24k : c'est un S3 avec une VLT de 12% et une teinte marron. Qu'est-ce que ça veut dire? Que la transmission de lumière n'est pas très élevée et que l'on protège plutôt bien les yeux. Le S4 étant de 0% a 8% et un S3 allant de 8 a 18%, on peut se dire qu'on est sur un S3 solide. Contre un 17% de VLT chez le Torch par exemple. Les autres tournent a 13/14%. La teinte marron/bronze aide, normalement, en grande lumière, à une meilleure perception de la profondeur. Avec un traitement Prizm un contraste de meilleure qualité et la technologie HDO pour une moindre distortion du visuel par l'écran, on devrait avoir le Graal de l'écran S3! 

En situation, je dirai qu'on est, en effet sur un bon masque S3 et que la luminosité même forte (glacier val d'Isère par exemple) ne m'a pas du tout gêné sur la longueur. Maintenant, quant au contraste et à la profondeur, je n'ai pas ressenti un franc changement. La vision est très qualitative, peut-être que je n'ai pas fait gaffe à l'absence de distorsion périphérique. Mais pas de révolution avec un écran qui va me colorer plus un relief qu'un autre (ou alors avec une certaine luminosité et angle, ce que j'ai pu remarquer de temps à autre, sauf hallucinations visuelles de ma part.). Pas de reflets gênant, le traitement Iridium marche bien. Enfin, traitement anti-buée qui fonctionne bien pour sa première année de fonctionnement, sauf une fois le masque bien trempé dans la neige. Comme pour tous en somme. Niveau résistance, la visière est faite en plutonite et pas en plutonium, c'est soit disant très résistant. Je n'ai pas encore rencontré d'arbres frontalement ou alors j'ai toujours mis les bras pour protéger mon crâne et mon masque dans le passage des branches. Je ne saurais m'avancer plus sur sa résistance.

Prizm Snow Clear : c'est un S1 donnant un VLT de 64% contre 38/39% pour les combo S2 très souvent proposés par Oakley. C'est pour cela que j'ai galéré a trouver un peu partout ailleurs et même chez Oakley des S3 solides avec des S1 ou S0. Ici, le choix d'un verre Snow Clear plutôt qu'un masque blanc était un pari sur la technologie Prizm. Le manque de contraste avec les écrans transparents, lors de jour blanc m'embête énormément. Oui c'est un jour blanc, oui c'est mieux de skier dans la forêt, oui une VLT a 90% contre 64% c'est bien mieux. Mais si la vie n'était basée que sur des chiffres, l'amour n'existerait pas. Et je suis un sacré romantique! Alors, est-ce que le pari a été gagnant? Oui! Moi aussi, après avoir vu une maigre amélioration de ma vue avec le 24k, j'étais en grand doute lors de ma première sortie jour blanc avec ce masque... Et là, stupeur ! La neige et la montagne se sont mises à parler à mes yeux! 

-Viens par là! - Non, pas ici regarde comment ça craint! -Attention à ce relief biscornu mon Charly! 

Était-ce la sauce champignons trop chargée ou bien la révolution Prizm? Seul Jean Mi le sait... Ce qui est sûr, c'est que le Prizm fonctionne mieux sur temps ombragé et sombre que plein soleil. Alors oui, sur une 20aine de sortie max c'est sûrement pas assez pour faire attention à tous les détails surtout quand on ride des passages un peu engagé (pour mon niveau, calme toi Enak!). Mais voilà, cet écran Prizm Snow Clear, légèrement teinté de bleu/violet met bien en avant mes yeux ainsi que le relief. Je noterai enfin que l'écran ne créé pas de distorsion du champ de vision.

En bref de bref : Un design savamment réussi, épuré mais avec du détail et du cachet. Un système de changement de visière simple et sécurisé, une aération et ventilation du masque bien gérée, une absence de buée et de reflet de lumière dessus bien exécutée, nous avons un bon début de masque efficient. Le Prizm tient, dirons-nous, 64% de ses promesses. Bien meilleur dans l'obscurité et le sombre pour le relief/contraste qu'en plein jour. Pour 140€, deux écrans, c'est très correct. À vérifier dans le temps si la monture, l'écran ou l'élastique tiendront. A noter que Prizm est aussi une brasserie "montpelliéraine" très qualitative qui mérite à être connue. À découvrir avec votre pote modération. Et Jean Mi aussi, pour qu'il nous sauce tout cet hiver! 
PS : j'ai oublié de parler de concordance avec le casque. Tout passe très bien, puisque c'est la même marque et de la même année.
PS2 : livré dans une boite de protection. Sympa, mais il y a déjà les pochettes en tissu microfibre pour protéger le masque. La boîte n'est absolument pas rigide, ça ne protège donc pas vraiment le second écran en cas de chute sur le sac à dos...



Pour qui ?

Skieur aveugle. Masque OTG

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