La 300d+ max, c'est plus qu'un concept de forumeur skipasseurs, c'est une philosophie de vie.
C'est décréter que ce qui compte c'est avant tout la descente, de dénivelé ou de godet.
C'est privilégier l'amitié à la taille du domaine.
C'est en plus, ne pas respecter ces règles, faire du grand ski et de la rando même si personne ne l'avoue publiquement.
En 2026, nous avons célébré la 5ème édition de ce rassemblement mythique, qui se prépare chaque année pendant 12 mois d'échanges de messages privés skipass (v2).
Cette édition restera dans les annales, en comptant bien les "n".
Après avoir passé 5 ans à nous saouler avec sa "meilleure station du monde de la terre", le poulaient avait fini par nous convaincre d'aller visiter Puy Saint Vincent.
Nous poserons donc nos valises a Vallouise, c'est décidé, le dernier weekend de janvier comme le veut la tradition.
Après avoir chacun sélectionné sa bonne sous-partie du quiver, la petite troupe d'une trentaine de riders acharnés fait route vers la terre promise.
Et route il y a, car la 300d ratisse large : côte atlantique, sud ouest, garrigue, et même, si, si, on les accueille, des Suisses, des Belges et des mélanges des deux ! (Je vous dit pas le résultat !)
Le pèlerinage vers Vallouise étant long et périlleux, des stratégies s'installent, certains anticipant les premiers jours sur place (les coquins), d'autres faisant des étapes. Ça sera mon cas avec un vendredi à La Grave, qui bizzarement se trouvait sur mon chemin ! Et quand tu passes devant la grille du Paradis, tu y pointes les spatules...
Lieu mythique mi-raisin, La Grave est ce doux mélange de ski bum dont les neurones sont restées scotché à 3500 en 2000, et de la start-up nation qui se paye du bon temps facturé au juste daily rate.
J'y retrouvé mon Saint-Pierre-guide local, spécialiste de l'appui languette et du titanal, pour une session quasi seuls sur le domaine, entre nuages et éclaircies, vent et neige velours.
Le ski est toujours heureux sous les cabines colorées.
Au col du Lautaret, il neige. A Briançon, il neige.
La route est blanche, le bonheur m'attend après quelques virages.
À mon arrivée, l'apéro va déjà bon train dans cette auberge espagnole de Vallouise (les italiens n'ont pas dû arriver jusque là), et la soirée est bien trop courte pour que je refasse le monde avec chacun ! (heureusement, il y aura une v6, en ligne...).
Au lever, certains ont les cheveux qui poussent à l'envers, d'autres sont encore abattus par la défaite bien trop amère à la molle, spécialité sportive 300d+ compatible.
Qu'à cela ne tienne ! 15 cm de fraîche décorent nos montures modernes, nous y chargeons déjà plus de skis que de nombre de jambes, et en avant pour la conquête du spot local : PSV. Sous ce trigramme abscons ne se cache pas une boîte de prod de vidéos dyslexique, mais bien 90 hectares de terrain de jeu pour skipasseurs affamé.
Le guidos local étant payé en binouzes, nous attaquons directement par les plus belles pentes, sélectionnées 3 flocons au guide KFC (Karellis For Chicken ?), spatules dans l'axe, neige qui vole, sourires aux lèvres (d'en haut).
Un mot pour Puy Saint-Vincent : mélèze.
Les forêts sont à la taille du domaine : petites et pas trop serrées, nous les deflorerons en groupe (oups), ce qui, a 25 ou 30 gus (et gussettes, même si la gent féminine n'est pas -encore- en force), avouez le, en laisse peu pour les autres.
Des autres que l'on croisera peu, car, qui l'eu cru (patate douce crue), la petite station des Alpes du Sud n'est pas sur-fréquentée.
Les hors pistes un peu plus engagés seront abordés prudemment, les cumuls et accus de fraîche (je vous ait dit qu'il y avait eu de la poudre?) dépassent les 60 cm, parole de Marseillais.
Après une bière pour se remettre de ces émotions, le groupe se regroupe pour un tour du domaine, en mode terrorixsme local, heureusement pas de plaque d'ICE en vue.
La journée se termine alors par quelques descentes adaptés aux cuisses de chacuns et chacunes, que ce soit en télésiège, télémark, téléphone, cul par terre ou un rab de poudre, yen a un peu plus, je vous le laisse ?
Ce récit déjà trop long nous amène à nouveau l'apéro, où l'épaisseur de fraîche de la journée a déjà pris 30 cm dans le récit enflammé (enivré ?) des uns pour les autres.
Aujourd'hui c'est Dimanche, comme chaque dimanche (de fin janvier 2026), nous jetons notre dévolu sur le grand domaine de Pelvoux Vallouise, en carton.
En parlant de cartons, vous ai-je dit que nous collectionnons les goodies ? Venez chez moi mercredi soir, je vous parlerai de mes opinels.
Ce dimanche ressemble à sa veille, en mieux. Les voitures ont rajusté leur couette blanche en dormant, le ciel est bleu, la montagne blanche, et moi, déjà rouge de plaisir.
La troupe se disperse sur le (modeste) domaine, les groupes se faisant et défaisant dans une chorégraphie dansante et joyeuse, entre génuflexion (pour le dieu de la dépression, pas celle de cal, l'autre), backflip et poudreuse dans les bois.
Je l'avouerai (c'est mon côté balance, je suis de février), certains d'entre nous aurons collé des peaux de bête sous les skis pour plus de 300m de d+.
En haut de la Blanche, le paysage des écrins se dévoile, magnifique, complétant les vues de la veille : les Alpes du Sud, c'est beau.
12 Commentaires
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Merci rider et à l'année prochaine
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et Vive nous
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Rien à dire, je remercie mon coach pour la molle.
Et mes quadriceps ne vous remercient pas.
Bisous et faites pas les cons.
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On a oublié d'aller tester la Luc Alphan tiens... 🤔😊
Je nous souhaite du carrelage comme ça chaque année.
😚
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