Un automne pyrénéen exceptionnel - Episode 5

Photo de couverture

Cliquez ici pour ajouter une photo de couverture, ou déposez la photo dans ce cadre. Si les dimensions sont supérieures à 2000x1045 pixels, la photo sera automatiquement redimensionnée.

L'image d'en tête sera affichée derrière le titre de votre article.
Cliquez ici pour remplacer la photo de couverture (2000x1045 pixels), ou déposez la photo dans le cadre pointillé.

Un automne pyrénéen exceptionnel - Episode 5

Neige
Carpe diem
yrlab
Texte :
Photos :
Aurélien Labry
Cet article est issu du mag communautaire skipass.com, dans lequel les membres de notre communauté peuvent partager librement leurs plus belles histoires de montagne. Publiez la votre !

Dernier caprice céleste

Mardi 27 octobre 2020 - Après le fabuleux épisode 4, la tempête Barbara a été nettement moins sympathique. Cette dernière a littéralement fait table rase sur les montagnes avec un souffleur particulièrement efficace. Mis à part les faces Nord et au-dessus de 2500 m d'altitude, il ne restait pas grand chose sur les Pyrénées Ouest et Centrales. Les prévisionnistes ne s'étaient pas trompés: la perturbation a refroidi l'air subitement dimanche soir et les 24 heures suivantes ont été encore généreuses ! Les Alpes du Nord enfin bien servies, ici, on a pas été oublié !

9h, Superbarèges, oui encore, il fait 0° C. Quelques excités locaux sont déjà en train de faire la trace. A 1900 m d'altitude, les skis s'enfoncent déjà de quinze centimètres (il est tombé un bon 20) et des trouées de ciel bleu commencent à illuminer le domaine du Grand Tourmalet. Alors qu'une petite dizaine de randonneurs partent presque en file indienne vers le même pic de la Bonida (2529 m) , je continue en direction du Pic du Midi de Bigorre (2877m) et seule une trace d'isard marque le paysage qui m'attend. Le vent a fait des ravages sur les endroits exposés et la neige n'est pas aussi sèche que précédemment.. Sur les 500 premiers mètres, c'était le coup de la botte secrète: j'ai du traîné un petit kilo en permanence sur et sous les skis ! Vers les 2400 m d'altitude, juste sous l'observatoire du Pic du Midi, j'ai surpris un isard à une centaine de mètres. Il soufflait et/ou grognait régulièrement comme une façon d'intimider et de me dire passe ton chemin. 

Redoux meurtrier

Les éclaircies ont été bien furtifs et un plafond tendu de nuages assez denses et tristes s'est installé dès la mi-journée. Le chape céleste s'étant bloquée à 2500 m d'altitude, j'ai stoppé mon ascension à l'ancienne Hôtellerie des Laquets, juste 200 mètres sous le Pic. La nouvelle couche, ici, était d'un bon 40 cm ! Dès 13h, la remontée fulgurante de l'isotherme s'est accompagnée d'une bruine d'une incroyable finesse et ce, jusqu'à 2400 m. La descente ne fût pas rapide, s'est même finie en tout droit-tellement-ça-rame et les semelles n'ont pas rencontré d'obstacles sérieux. J'ai connu de meilleures conditions depuis plus d'un mois de ski automnal mais comme dit, on était toujours mieux là qu'au bureau!

yrlab
Texte yrlab
"Ascensionner, sentir, écrire"
Henri Béraldi
4 commentaires
freeryan
Statut : Expert
inscrit le 12/02/05
Bon ben encore une fois fallait pas la louper mais je dirai même plus , peut être surtout celle ci lol car bon la prochaine ne dépendra pas que des futures chutes de neige ...
En tout cas la « précocité » de cette saison aura permis à certain d’en profiter avant de savoir ce que la suite en tout point va donner ..

Good job encore une fois ???? avec une petite pointe de « jalousie » ????????
yrlab
Statut : Gourou
inscrit le 03/01/16
Stations : 6 avis
Merci et oui je me disais déjà que ce serait peut-être la dernière avant....:(
0
 

Connectez-vous pour laisser un commentaire

Zenji

inscrit le 01/11/20
Qualité photographique et narrative qui donnent trèèès envie, même un jour blanc ??.
 

Connectez-vous pour laisser un commentaire

 

Connectez-vous pour laisser un commentaire

.