Pour ce dernier w-e d’avril, on se retrouve à plusieurs motivés pour une sortie en haute montagne. Mais sur beaucoup d’itinéraires, les conditions ne sont pas top avec cette « canicule printanière ». On n’a pas tellement l’envie de se taper une grosse course en mauvaises conditions, alors qu’on pourrait la faire une autre fois dans des conditions superbes…
Finalement, une idée surgit. Pourquoi pas le Dom ? On ne s’était jamais décidé pour cette course, car elle présente une caractéristique un peu rebutante… 1’500m de dénivelé de portage pour monter à la cabane… idem à la descente… On se dit que c’est l’année pour y aller, tout là-haut ça a des chances d’être resté en bonnes conditions.
Nous voilà donc parti pour le Dom des Mischabel (4545m), sommet qui a sa petite renommée car il est le plus haut entièrement sur territoire Suisse, mais qui demeure relativement peu connu comparativement à d’autres célèbres montagnes valaisannes. Il se situe entre les vallées de Saas et de Zermatt (Mattertal).
Nous serons cinq pour cette ascension et on pense trouver peu de monde au refuge (Domhütte) vu les caractéristiques de la course… Grossière erreur, plus de 40 personnes seront à la cabane samedi soir ! On n’aurait jamais pensé qu’il y’ait autant de tarés pour s’envoyer autant de portage !
Le samedi, la montée à la cabane se passe bien malgré les lourds sacs. On a le temps, la météo est parfaite, grand soleil, mais pas trop chaud. Et une bonne partie de la montée se déroule dans des rochers, avec câbles et marches métalliques, ce qui pimente un peu cette journée.

On se demande quand même un peu ce qu’on fait avec des skis, car depuis la vallée on ne voit pas les sommets et il n’y a pas de neige en vue. On arrive à la cabane pieds secs, à 2940m… Inquiétant à fin avril… Même sur ces expositions W/SW.
Malgré le monde, la cohabitation est bonne et le repas vite envoyé. La soirée sera courte… En effet, la cabane n’est pas gardiennée et on n’a pas eu le courage de porter le rouge jusque là-haut… Il faudra se passer de somnifère !
Le lendemain, partis un peu avant le lever du soleil, on remonte le Festigletscher. Ce sont toujours des instants un peu magiques… Le Weisshorn, seigneur des lieux, attend de se faire caresser par les premiers rayons de l'astre du jour.

Puis on doit passer la crête rocheuse qui sépare le Festigletscher du Hohbärggletscher, par le Festijoch. C’est un passage pas très agréable, en rocher pourri, où il faut crapahuter en souliers de skis dans cette caillasse parfois gelée. Pas difficile, mais chute interdite… et il faut éviter de balancer des missiles sur ceux d’en-dessous. Sur le haut, il y’a encore de la neige dure et cela va beaucoup mieux.
Ensuite, on rechausse et on contourne la grande barre de séracs qui borde tout le bas de la face nord.


Sous les séracs, 2 ou 3 centimètres de neige fraîche recouvrent la couche durcie. Et plus on monte, plus la couche augmente, jusqu’à 20, puis 30cm dans la face ! Les orages de la semaine on bien fait leur travail, la descente s’annonce belle ! Mais avant, il faut monter… et l’altitude se fait sentir, on n’est pas du tout acclimaté. Merci à notre « traçosaure » de service et à ceux qui l’ont épaulés !





Le sommet approche lentement et dans ces conditions de rêve, on pourra même arriver skis aux pieds au sommet, même la pente sommitale dans les 40° étant en poudre.
Arrivée sur la crête sommitale.

A droite, il y’a un saut de 1000m et Saas Fee 2700m plus bas…

La croix sommitale avec, à gauche Strahlhorn et Rimpfischhorn, au fond tout le massif du Mt-Rose et devant, dans l’ombre, le Täschhorn.

Les gens arrivent gentiment et il y’a peu de place au sommet. En plus, d’autres on déjà entamé la descente, le temps est donc venu de l’attaquer à notre tour, si on ne vaut pas avoir une pente toute trafollée.
Moumousse à l’attaque dans le raide bastion sommital. La neige est un peu soufflée, mais redevient vite poudreuse.


Puis en vracs, les photos de descente (tant pis pour ceux qui n’ont pas le haut débit !
)













Voilà, c’en est fini de la poudre. On contourne encore les séracs.


La face vue du bas, avec le sommet 800m plus haut

On repasse le crapahutage un peu pénible du Festijoch et on retrouve le Festigletscher pour du ski pépère en bonne transfo moquette. Avec une belle vue sur la face ouest du Dom, également skiable, mais sûrement en moins bonnes conditions que la face nord.



Et après le glacier, on arrive tout juste à la cabane skis aux pieds, en louvoyant dans les derniers névés…

Après une bonne pause, il nous reste le dessert, les 1500m de descente à pieds sur Randa, avec des sacs dignes d’une dislocation militaire… J’ai encore mal aux cuisses aujourd’hui…
C’était splendide… Mais à ne pas refaire tous les w-e, sous peine de devoir prendre sa retraite avant l’âge !
Finalement, une idée surgit. Pourquoi pas le Dom ? On ne s’était jamais décidé pour cette course, car elle présente une caractéristique un peu rebutante… 1’500m de dénivelé de portage pour monter à la cabane… idem à la descente… On se dit que c’est l’année pour y aller, tout là-haut ça a des chances d’être resté en bonnes conditions.
Nous voilà donc parti pour le Dom des Mischabel (4545m), sommet qui a sa petite renommée car il est le plus haut entièrement sur territoire Suisse, mais qui demeure relativement peu connu comparativement à d’autres célèbres montagnes valaisannes. Il se situe entre les vallées de Saas et de Zermatt (Mattertal).
Nous serons cinq pour cette ascension et on pense trouver peu de monde au refuge (Domhütte) vu les caractéristiques de la course… Grossière erreur, plus de 40 personnes seront à la cabane samedi soir ! On n’aurait jamais pensé qu’il y’ait autant de tarés pour s’envoyer autant de portage !

Le samedi, la montée à la cabane se passe bien malgré les lourds sacs. On a le temps, la météo est parfaite, grand soleil, mais pas trop chaud. Et une bonne partie de la montée se déroule dans des rochers, avec câbles et marches métalliques, ce qui pimente un peu cette journée.

On se demande quand même un peu ce qu’on fait avec des skis, car depuis la vallée on ne voit pas les sommets et il n’y a pas de neige en vue. On arrive à la cabane pieds secs, à 2940m… Inquiétant à fin avril… Même sur ces expositions W/SW.
Malgré le monde, la cohabitation est bonne et le repas vite envoyé. La soirée sera courte… En effet, la cabane n’est pas gardiennée et on n’a pas eu le courage de porter le rouge jusque là-haut… Il faudra se passer de somnifère !

Le lendemain, partis un peu avant le lever du soleil, on remonte le Festigletscher. Ce sont toujours des instants un peu magiques… Le Weisshorn, seigneur des lieux, attend de se faire caresser par les premiers rayons de l'astre du jour.

Puis on doit passer la crête rocheuse qui sépare le Festigletscher du Hohbärggletscher, par le Festijoch. C’est un passage pas très agréable, en rocher pourri, où il faut crapahuter en souliers de skis dans cette caillasse parfois gelée. Pas difficile, mais chute interdite… et il faut éviter de balancer des missiles sur ceux d’en-dessous. Sur le haut, il y’a encore de la neige dure et cela va beaucoup mieux.
Ensuite, on rechausse et on contourne la grande barre de séracs qui borde tout le bas de la face nord.


Sous les séracs, 2 ou 3 centimètres de neige fraîche recouvrent la couche durcie. Et plus on monte, plus la couche augmente, jusqu’à 20, puis 30cm dans la face ! Les orages de la semaine on bien fait leur travail, la descente s’annonce belle ! Mais avant, il faut monter… et l’altitude se fait sentir, on n’est pas du tout acclimaté. Merci à notre « traçosaure » de service et à ceux qui l’ont épaulés !





Le sommet approche lentement et dans ces conditions de rêve, on pourra même arriver skis aux pieds au sommet, même la pente sommitale dans les 40° étant en poudre.
Arrivée sur la crête sommitale.

A droite, il y’a un saut de 1000m et Saas Fee 2700m plus bas…

La croix sommitale avec, à gauche Strahlhorn et Rimpfischhorn, au fond tout le massif du Mt-Rose et devant, dans l’ombre, le Täschhorn.

Les gens arrivent gentiment et il y’a peu de place au sommet. En plus, d’autres on déjà entamé la descente, le temps est donc venu de l’attaquer à notre tour, si on ne vaut pas avoir une pente toute trafollée.
Moumousse à l’attaque dans le raide bastion sommital. La neige est un peu soufflée, mais redevient vite poudreuse.


Puis en vracs, les photos de descente (tant pis pour ceux qui n’ont pas le haut débit !
)












Voilà, c’en est fini de la poudre. On contourne encore les séracs.


La face vue du bas, avec le sommet 800m plus haut

On repasse le crapahutage un peu pénible du Festijoch et on retrouve le Festigletscher pour du ski pépère en bonne transfo moquette. Avec une belle vue sur la face ouest du Dom, également skiable, mais sûrement en moins bonnes conditions que la face nord.



Et après le glacier, on arrive tout juste à la cabane skis aux pieds, en louvoyant dans les derniers névés…

Après une bonne pause, il nous reste le dessert, les 1500m de descente à pieds sur Randa, avec des sacs dignes d’une dislocation militaire… J’ai encore mal aux cuisses aujourd’hui…
C’était splendide… Mais à ne pas refaire tous les w-e, sous peine de devoir prendre sa retraite avant l’âge !
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