Ben voilà, après quelques temps d’absence sur les forums, il était temps de faire un petit coucou aux Skipasseurs.
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Alors voilà quelques photos de cette course, grande classique du massif du Mt-Blanc, cotée AD. Ce n’est jamais difficile, selon le topo, c’est du III et la pente max en neige/glace est de 50°. Dans les faits, j’ai trouvé que cette pente était plutôt du 45° (je pense que c’est variable avec les années selon le glacier) et que l’escalade présentait quelques pas qui ressemblent beaucoup à du 4 qu’on trouve en falaises écoles, mais on dira que c’est du « III à l’ancienne »
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Donc, avec Moumousse, Richie et Yves nous levons l’ancre vers 3h30 du mat de la cabane de Trient, pour une journée de 13h dans « les grosses »… Ca fait pas mal pour la 1ère fois de la saison qu’on les enfilait.
On passe le Col Supérieur du Tour pour rejoindre le glacier du même nom et rejoindre le pied du Chardonnet.
L’approche est déjà plutôt longue, mais elle passe vite de nuit, l’esprit encore un peu embrumé par le «somnifère viticole» ingurgité un peu trop généreusement la veille… Parfois, il faut savoir choisir entre ne pas dormir du tout, ou se réveiller avec la cafetière un peu lourde…
Les premières lueurs apparaissent au loin et l’Aiguille du Tour et la Purtscheller se découpent dans l’aurore.

Après un 1er couloir glaciaire, on s’approche de la « fameuse bosse » donnée à plus de 50° dans certains topos… Comme je l’ai dit avant, du 45° tout au plus, mais à négocier avec attention, car la glace pointe juste sous la neige. Pas de problème lors de notre passage, il y’a quasi tout le long de bonnes marches.
Sur le plateau sous la bosse

La montée de la bosse, entre les séracs

Le soleil se lève, dans toute sa splendeur matinale, au-dessus des Alpes Bernoises. Les géants des Alpes Valaisannes (Weisshorn, Dent Blanche, Cervin), tout à droite, sortent lentement de l’obcurité.

Une fois la bosse franchie, un petit plateau suivi d’une courte et raide montée au-dessus de la rimaye donne accès à l’arête.


Le granite s’embrase sous l’effet du jour naissant.

Puis les passages se succèdent sur l’arête, tantôt rocheux, tantôt neigeux. Dans ces conditions, l’arête se parcours tout du long en crampons.







Le sommet est finalement atteint. Et une nouvelle course, bien plus rébarbative nous attend, la descente… Le début est agréable, on suit l’accueillante partie supérieure de l’arête ouest, au-dessus du Bassin d’Argentière.
On aperçoit Moumousse et Richie sur l’arête à droite, avec la Verte et le Mt-Blanc en toile de fonds.

Une petite photo du sommet, avec 2 alpinistes en contre-jour.

Puis on prend un couloir, au départ pas trop raide qui descend en direction du Col Adam Reilly.

S’ensuit une descente assez fastidieuse, dans un enchaînements de couloirs raides en neige dure, voire quasi-glace par endroits, avant de trouver une ligne de rappels sur sangles qui nous mènera au col. Entre les couloirs, parfois, des zones de mixte facile sont de bonnes alternatives de descente. Toute cette partie se fait à l’ombre et ça caille, d’autant que ça bouchonne un peu aux relais de rappels.
Puis c’est la descente depuis le col, dans des pentes soutenues mais pas trop raides, entrecoupées de plateaux, avec l’un ou l’autre pont surplombant de grandes crevasses impressionnant à franchir.
On se retrouve enfin sur le glacier du Tour, avec une longue bambée pour rejoindre le plateau du Trient (par le col du Tour cette fois) et finalement Champex où nos pieds trouveront enfin la libération et nos papilles la joie d’une bonne mousse.
Sur le glacier du tour

Et voilà la bête (la montagne donc, pas le gus
), avec le couloir glaciaire de montée à gauche, le passage de la bosse entre les 2 séracs et la dentelle de l’arête Forbes qui s’étire de gauche à droite.

On en bave à chaque fois lors du retour, mais ces courses de haute-montagne offrent des moments inoubliables !
Et encore un grand merci à mes compagnons pour avoir partagé cette aventure, de la franche rigolade avec certains commentaires au refuge (&hellip
jusqu’à la collaboration dans les rappels (Richie, maître installateur de rappels, nous humbles récupérateurs des cordes après le dernier d’entre eux
), en passant par l’émotion du spectacle du lever du jour et les beaux passages dans un cadre grandiose sur l’arête.
Il faut également noter que les autres cordées rencontrées sur la course ont été cool. Et merci à l’alpiniste qui nous a permis de rappeler sur sa corde depuis le sommet d’un gendarme qu’on avait choisi d’escalader au lieu de contourner. Ca nous a évité une manœuvre de corde un peu rebutante.
Voilà ! Au retour, on se dit « Bon, pour un moment on est calmé », mais finalement, on se réjouit déjà de la prochaine !
.Alors voilà quelques photos de cette course, grande classique du massif du Mt-Blanc, cotée AD. Ce n’est jamais difficile, selon le topo, c’est du III et la pente max en neige/glace est de 50°. Dans les faits, j’ai trouvé que cette pente était plutôt du 45° (je pense que c’est variable avec les années selon le glacier) et que l’escalade présentait quelques pas qui ressemblent beaucoup à du 4 qu’on trouve en falaises écoles, mais on dira que c’est du « III à l’ancienne »
.Donc, avec Moumousse, Richie et Yves nous levons l’ancre vers 3h30 du mat de la cabane de Trient, pour une journée de 13h dans « les grosses »… Ca fait pas mal pour la 1ère fois de la saison qu’on les enfilait.
On passe le Col Supérieur du Tour pour rejoindre le glacier du même nom et rejoindre le pied du Chardonnet.
L’approche est déjà plutôt longue, mais elle passe vite de nuit, l’esprit encore un peu embrumé par le «somnifère viticole» ingurgité un peu trop généreusement la veille… Parfois, il faut savoir choisir entre ne pas dormir du tout, ou se réveiller avec la cafetière un peu lourde…

Les premières lueurs apparaissent au loin et l’Aiguille du Tour et la Purtscheller se découpent dans l’aurore.

Après un 1er couloir glaciaire, on s’approche de la « fameuse bosse » donnée à plus de 50° dans certains topos… Comme je l’ai dit avant, du 45° tout au plus, mais à négocier avec attention, car la glace pointe juste sous la neige. Pas de problème lors de notre passage, il y’a quasi tout le long de bonnes marches.
Sur le plateau sous la bosse

La montée de la bosse, entre les séracs

Le soleil se lève, dans toute sa splendeur matinale, au-dessus des Alpes Bernoises. Les géants des Alpes Valaisannes (Weisshorn, Dent Blanche, Cervin), tout à droite, sortent lentement de l’obcurité.

Une fois la bosse franchie, un petit plateau suivi d’une courte et raide montée au-dessus de la rimaye donne accès à l’arête.


Le granite s’embrase sous l’effet du jour naissant.

Puis les passages se succèdent sur l’arête, tantôt rocheux, tantôt neigeux. Dans ces conditions, l’arête se parcours tout du long en crampons.







Le sommet est finalement atteint. Et une nouvelle course, bien plus rébarbative nous attend, la descente… Le début est agréable, on suit l’accueillante partie supérieure de l’arête ouest, au-dessus du Bassin d’Argentière.
On aperçoit Moumousse et Richie sur l’arête à droite, avec la Verte et le Mt-Blanc en toile de fonds.

Une petite photo du sommet, avec 2 alpinistes en contre-jour.

Puis on prend un couloir, au départ pas trop raide qui descend en direction du Col Adam Reilly.

S’ensuit une descente assez fastidieuse, dans un enchaînements de couloirs raides en neige dure, voire quasi-glace par endroits, avant de trouver une ligne de rappels sur sangles qui nous mènera au col. Entre les couloirs, parfois, des zones de mixte facile sont de bonnes alternatives de descente. Toute cette partie se fait à l’ombre et ça caille, d’autant que ça bouchonne un peu aux relais de rappels.
Puis c’est la descente depuis le col, dans des pentes soutenues mais pas trop raides, entrecoupées de plateaux, avec l’un ou l’autre pont surplombant de grandes crevasses impressionnant à franchir.
On se retrouve enfin sur le glacier du Tour, avec une longue bambée pour rejoindre le plateau du Trient (par le col du Tour cette fois) et finalement Champex où nos pieds trouveront enfin la libération et nos papilles la joie d’une bonne mousse.
Sur le glacier du tour

Et voilà la bête (la montagne donc, pas le gus
), avec le couloir glaciaire de montée à gauche, le passage de la bosse entre les 2 séracs et la dentelle de l’arête Forbes qui s’étire de gauche à droite.
On en bave à chaque fois lors du retour, mais ces courses de haute-montagne offrent des moments inoubliables !
Et encore un grand merci à mes compagnons pour avoir partagé cette aventure, de la franche rigolade avec certains commentaires au refuge (&hellip
jusqu’à la collaboration dans les rappels (Richie, maître installateur de rappels, nous humbles récupérateurs des cordes après le dernier d’entre eux
), en passant par l’émotion du spectacle du lever du jour et les beaux passages dans un cadre grandiose sur l’arête.Il faut également noter que les autres cordées rencontrées sur la course ont été cool. Et merci à l’alpiniste qui nous a permis de rappeler sur sa corde depuis le sommet d’un gendarme qu’on avait choisi d’escalader au lieu de contourner. Ca nous a évité une manœuvre de corde un peu rebutante.
Voilà ! Au retour, on se dit « Bon, pour un moment on est calmé », mais finalement, on se réjouit déjà de la prochaine !







inscrit le 16/9/04
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