Bon, comme l’a si bien deviné un certain CamaradeR… dans un autre post, « Ca sent le compte rendu imminent tout ça... » ! 
Alors voilà quelques images et infos sur une sympathique sortie en montagne.
Ce samedi, avec Caro, nous avions une journée, une seule pour une course de haute montagne. Il nous fallait donc un sommet avec un dénivelé raisonnable et de difficulté technique abordable. Après quelques recherches dans les topos et sur la carte, je tombe sur ce sommet dont je n’ai jamais entendu parler et qui a l’air de correspondre à ce que l’on veut, en offrant une traversée qui semble sympathique, sur des terrains variés, avec un poil d’ambiance : Le Bec du Chardoney, dans la Valpeline dans le Val d’Aoste, à la frontière suisse, au-dessus du fin fond du Val de Bagnes . En plus, cela faisait un moment que je désirais aller jeter un œil dans ce coin. Nous optons pour une traversée du Pic de Chardoney (3282m) par son arête rocheuse SW et d’enchaîner sur le sommet principal du Bec du Chardoney (une 2è partie de course en neige cotée F).
Nous voilà partis de bon matin (plutôt de bonne nuit) pour quelques km de route de montagne et environ 1300m de dénivelé. On montera par un vallon nommé « Comba de Crête Sèche » pour accéder à la partie « technique » de la course, puis on descendra par un vallon parallèle nommé « Comba Vertsan »
La suite en photo…
Les traditionnelles couleurs matinales sur les montagnes italiennes

Il fait froid, cette grosse gouille a gelé…

L’approche est plutôt fastidieuse, dans des pierriers cahotiques et «casse-pattes». Au retour, on aura droit à un terrain de la même veine.

Mais le décors offre de belles compensations. En plus, on peut voir qu’il y’a du joli rocher dans le coin et avis aux grimpeurs, c’est plein de jolies voies…

L’arête est enfin en vue

Dans les blocs faciles au début de l’arête


L’escalade n’est jamais difficile (quelques pas de III tout au plus), mais des passages un peu expo viennent pimenter le cheminement.





Au sommet, on a une vue privilégiée sur le versant sud du Grand-Combin

Et sur le Mt-Gelé, avec un couloir qui mériterait peut-être une petit visite printanière !

Et après une petite traversée caillouteuse, on attaque la partie neigeuse, composée de deux petits plateaux glaciaires entrecoupés d’un petit couloir.
Sur le plateau supérieur, en-dessus de la face nord et du glacier d’Epicoune, avec en point de mire, le groupe « Ruinettes/Mt-Blanc-de-Cheilon/Serpentine/Pigne d’Arolla »

Et le sommet en vue, avec au fond l'interminable langue glaciaire du Glacier d'Otemma

Une fois le sommet atteint, on n’y traîne pas, car les nappes de brouillard se font de plus en plus nombreuses et denses. Le sommet voisin, le bec d’Epicoune est déjà complètement enveloppé.
On aperçoit toute la traversée depuis le sommet de l’arête rocheuse du Pic de Chardoney.

Pour la descente, une vire providentielle qui raye le versant sud-est offre une descente commode mais qui demande un minimum d’attention.
Il nous reste le petit glacier du Chardoney à traverser. Un petit glacier, mais avec de gros trous !


Après une portion de pierrier infâme, le glacier vient mourir dans un étroit couloir rocheux. La glace quasi-vive nous oblige à ruser pour éviter de rechausser les crampons malgré la pente pas si marquée que cela. Et c’est là que l’on découvre cette petite grotte glaciaire. Attention, ces cavités peuvent abriter des créatures malcommodes !

La fin se fera dans le brouillard, avec même quelques délicieux flocons !
Voilà, l’automne avance déjà à grands pas. L’hiver sera bientôt là… les saisons défilent si vite…

Alors voilà quelques images et infos sur une sympathique sortie en montagne.
Ce samedi, avec Caro, nous avions une journée, une seule pour une course de haute montagne. Il nous fallait donc un sommet avec un dénivelé raisonnable et de difficulté technique abordable. Après quelques recherches dans les topos et sur la carte, je tombe sur ce sommet dont je n’ai jamais entendu parler et qui a l’air de correspondre à ce que l’on veut, en offrant une traversée qui semble sympathique, sur des terrains variés, avec un poil d’ambiance : Le Bec du Chardoney, dans la Valpeline dans le Val d’Aoste, à la frontière suisse, au-dessus du fin fond du Val de Bagnes . En plus, cela faisait un moment que je désirais aller jeter un œil dans ce coin. Nous optons pour une traversée du Pic de Chardoney (3282m) par son arête rocheuse SW et d’enchaîner sur le sommet principal du Bec du Chardoney (une 2è partie de course en neige cotée F).
Nous voilà partis de bon matin (plutôt de bonne nuit) pour quelques km de route de montagne et environ 1300m de dénivelé. On montera par un vallon nommé « Comba de Crête Sèche » pour accéder à la partie « technique » de la course, puis on descendra par un vallon parallèle nommé « Comba Vertsan »
La suite en photo…
Les traditionnelles couleurs matinales sur les montagnes italiennes

Il fait froid, cette grosse gouille a gelé…

L’approche est plutôt fastidieuse, dans des pierriers cahotiques et «casse-pattes». Au retour, on aura droit à un terrain de la même veine.

Mais le décors offre de belles compensations. En plus, on peut voir qu’il y’a du joli rocher dans le coin et avis aux grimpeurs, c’est plein de jolies voies…

L’arête est enfin en vue

Dans les blocs faciles au début de l’arête


L’escalade n’est jamais difficile (quelques pas de III tout au plus), mais des passages un peu expo viennent pimenter le cheminement.





Au sommet, on a une vue privilégiée sur le versant sud du Grand-Combin

Et sur le Mt-Gelé, avec un couloir qui mériterait peut-être une petit visite printanière !


Et après une petite traversée caillouteuse, on attaque la partie neigeuse, composée de deux petits plateaux glaciaires entrecoupés d’un petit couloir.
Sur le plateau supérieur, en-dessus de la face nord et du glacier d’Epicoune, avec en point de mire, le groupe « Ruinettes/Mt-Blanc-de-Cheilon/Serpentine/Pigne d’Arolla »

Et le sommet en vue, avec au fond l'interminable langue glaciaire du Glacier d'Otemma

Une fois le sommet atteint, on n’y traîne pas, car les nappes de brouillard se font de plus en plus nombreuses et denses. Le sommet voisin, le bec d’Epicoune est déjà complètement enveloppé.
On aperçoit toute la traversée depuis le sommet de l’arête rocheuse du Pic de Chardoney.

Pour la descente, une vire providentielle qui raye le versant sud-est offre une descente commode mais qui demande un minimum d’attention.
Il nous reste le petit glacier du Chardoney à traverser. Un petit glacier, mais avec de gros trous !


Après une portion de pierrier infâme, le glacier vient mourir dans un étroit couloir rocheux. La glace quasi-vive nous oblige à ruser pour éviter de rechausser les crampons malgré la pente pas si marquée que cela. Et c’est là que l’on découvre cette petite grotte glaciaire. Attention, ces cavités peuvent abriter des créatures malcommodes !


La fin se fera dans le brouillard, avec même quelques délicieux flocons !

Voilà, l’automne avance déjà à grands pas. L’hiver sera bientôt là… les saisons défilent si vite…







(du coup je comprenais pas trop le commentaire :/ )
inscrit le 16/9/04
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