Pour notre désormais traditionnelle virée du w-e de Pâques avec Gaét, Richie et Moumousse, nous nous décidons pour une région que nous connaissons, en raison du temps perturbé qui est annoncé, le versant suisse du massif du mt-Blanc. Après être montés le vendredi à la très chaleureuse cabane de l’A Neuve, on part pour une traversée sur la cabane de Trient par le couloir Ouest de la Grande Lui. Désolé pour les photos, la lumière n’aura pas été terrible durant cette traversée, à quelques exceptions près.
Dans la montée, le temps est encore ensoleillé. On ne se lasse pas du spectacle du versant nord du Dolent et de ses Aiguilles Rouges bien plâtrées.

Sur le plateau, peu avant la petite pente raide sommitale. On devine que cela souffle déjà fort sur le plateau du Grd-Combin.

Puis la couverture nuageuse est déjà bien installée une fois arrivés au sommet.

Cette météo pourrie a quand même le mérite de nous offrir quelques lumières inhabituelles

Dans le couloir W, donné à 45° pour 300m de déniv. sur Skirando (On n’a pas trouvé aussi raide. Peut-être un bon 40°
. La neige, n’est pas top, une petite croûte cassante sur fond dur, mais encore assez agréable à skier.


Sous la rimaye

La Grande Lui avec son couloir W, depuis le glacier de Saleina qu’on aura traversé tout le long encordé, à plus forte raison avec la visibilité limitée.

Tout ce séjour haute-montagne se déroulera dans un esprit sécuritaire. Donc encordement systématique sauf en descente et zones connues comme sûres, et pas de gros lâchage freeride, mais du ski que je qualifierais de réfléchi, toujours avec de la marge, genre « cafistes », n’en déplaise à leurs détracteurs.
En plus, les traces en peigne, ça fait plaisir aux guides et le virage court demande une certaine technique que certains freeriders qui suivent la mode ont peut-être oubliée… 
Après avoir traversé la fenêtre de Saleina, la tempête nous rattrape, neige, vent et brouillard. On abandonne bien sûr notre projet à la face nord de Tête Blanche et on rejoint sans problème la cabane de Trient.

D’autres groupes braveront la tempête plus longtemps et arriveront à toute heure au refuge, jusqu’à 23h, guidés par radio par le gardien, pour plus de 10 personnes qui se sont perdues sur le plateau de Trient… La tempête durera toute la nuit.
Au réveil, c’est encore tout bouché… mais miracle, après le petit-déj, le temps se lève ! Avec ce vent et cette neige fraîche, on choisit une descente plutôt sûre, qui ne sera pas surfréquentée comme l’itinéraire normal des Ecandies, la Combe d’Orny. Revers de la médaille, en cette saison, il y’a une bonne portion de portage pour rejoindre la civilisation à la fin de la descente. Mais vu qu’on n’aura pas marché de la journée, ce portage ne nous rebute pas vraiment.
Le temps se lève sur la mer houleuse du plateau de Trient.

Richie chevauche cette énorme déferlante…

...avant de rejoindre des flots plus calmes.

La descente du glacier est très débonnaire, mais ces espaces vierges et sauvages sont magnifiques. La neige fraîche, densifiée par le vent est encore bien agréable à skier.


Devant les Clochers du Portalet. Le vent est encore fort en altitude, on devine les « embrunts ».


Petit déchaussage pour franchir une moraine caillouteuse, devant le Portalet et ses Clochers

Des nuages voilent le ciel et le reste de la descente se déroulera malheureusement sans les rayons de l’astre du jour (donc photos pas terroches). La neige n’est plus soufflée, mais on sent une sous-couche humide qui a pris la pluie. Malgré tout, la skiabilité reste très bonne.




Puis plus bas, après une section de neige pourrie qui aura mis les jambes à rude épreuve, le torrent final rempli d’avalanches de fonds permet de rejoindre le chemin pédestre.

Plus bas, Gaét profite à fonds des dernières bandes de neige, un peu à la rue dans cette couche pourrie avec les difficiles transitions en gazon !


Malgré une météo capricieuse qui nous aura beaucoup limités dans nos objectifs, ce fut une « virée montagne » très sympathique qui a aussi beaucoup « valu » par les bons moments passés en refuge…
Merci les potes !
Dans la montée, le temps est encore ensoleillé. On ne se lasse pas du spectacle du versant nord du Dolent et de ses Aiguilles Rouges bien plâtrées.

Sur le plateau, peu avant la petite pente raide sommitale. On devine que cela souffle déjà fort sur le plateau du Grd-Combin.

Puis la couverture nuageuse est déjà bien installée une fois arrivés au sommet.

Cette météo pourrie a quand même le mérite de nous offrir quelques lumières inhabituelles

Dans le couloir W, donné à 45° pour 300m de déniv. sur Skirando (On n’a pas trouvé aussi raide. Peut-être un bon 40°
. La neige, n’est pas top, une petite croûte cassante sur fond dur, mais encore assez agréable à skier.

Sous la rimaye

La Grande Lui avec son couloir W, depuis le glacier de Saleina qu’on aura traversé tout le long encordé, à plus forte raison avec la visibilité limitée.

Tout ce séjour haute-montagne se déroulera dans un esprit sécuritaire. Donc encordement systématique sauf en descente et zones connues comme sûres, et pas de gros lâchage freeride, mais du ski que je qualifierais de réfléchi, toujours avec de la marge, genre « cafistes », n’en déplaise à leurs détracteurs.
En plus, les traces en peigne, ça fait plaisir aux guides et le virage court demande une certaine technique que certains freeriders qui suivent la mode ont peut-être oubliée… 
Après avoir traversé la fenêtre de Saleina, la tempête nous rattrape, neige, vent et brouillard. On abandonne bien sûr notre projet à la face nord de Tête Blanche et on rejoint sans problème la cabane de Trient.

D’autres groupes braveront la tempête plus longtemps et arriveront à toute heure au refuge, jusqu’à 23h, guidés par radio par le gardien, pour plus de 10 personnes qui se sont perdues sur le plateau de Trient… La tempête durera toute la nuit.
Au réveil, c’est encore tout bouché… mais miracle, après le petit-déj, le temps se lève ! Avec ce vent et cette neige fraîche, on choisit une descente plutôt sûre, qui ne sera pas surfréquentée comme l’itinéraire normal des Ecandies, la Combe d’Orny. Revers de la médaille, en cette saison, il y’a une bonne portion de portage pour rejoindre la civilisation à la fin de la descente. Mais vu qu’on n’aura pas marché de la journée, ce portage ne nous rebute pas vraiment.
Le temps se lève sur la mer houleuse du plateau de Trient.

Richie chevauche cette énorme déferlante…

...avant de rejoindre des flots plus calmes.


La descente du glacier est très débonnaire, mais ces espaces vierges et sauvages sont magnifiques. La neige fraîche, densifiée par le vent est encore bien agréable à skier.


Devant les Clochers du Portalet. Le vent est encore fort en altitude, on devine les « embrunts ».


Petit déchaussage pour franchir une moraine caillouteuse, devant le Portalet et ses Clochers

Des nuages voilent le ciel et le reste de la descente se déroulera malheureusement sans les rayons de l’astre du jour (donc photos pas terroches). La neige n’est plus soufflée, mais on sent une sous-couche humide qui a pris la pluie. Malgré tout, la skiabilité reste très bonne.




Puis plus bas, après une section de neige pourrie qui aura mis les jambes à rude épreuve, le torrent final rempli d’avalanches de fonds permet de rejoindre le chemin pédestre.

Plus bas, Gaét profite à fonds des dernières bandes de neige, un peu à la rue dans cette couche pourrie avec les difficiles transitions en gazon !



Malgré une météo capricieuse qui nous aura beaucoup limités dans nos objectifs, ce fut une « virée montagne » très sympathique qui a aussi beaucoup « valu » par les bons moments passés en refuge…
Merci les potes !







inscrit le 16/9/04
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