Natural Games : les dessous du "Pipe Ground"
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Natural Games : les dessous du "Pipe Ground"

Rencontre avec ceux qui ont oeuvré non stop pendant un mois pour designer et construire le slopestyle "Pipe Ground" des Natural Games Winter
Texte Sarah PinTon
Photos Sarah Pinton / Tom Barnier / Mel Carle
Texte Sarah PinTon
Photos Sarah Pinton / Tom Barnier / Mel Carle
Rencontre avec ceux qui ont oeuvré non stop pendant un mois pour designer et construire le slopestyle "Pipe Ground" des Natural Games Winter

Les Natural Games Winter viennent tout juste d'attaquer et se dérouleront jusqu'à samedi dans la station d'Avoriaz en Haute Savoie. Cet événement rassemble de nombreuse disciplines telles que le speed riding, matra MTB Snow cross, ski/snow cross et freestyle en ski et snowboard. Aujourd'hui nous avons assisté à une première phase de qualifications où 40 riders pro et amateurs se sont affrontés sur un slopestyle pour le moins inédit. Imaginez un mixte de courbes de pipe, jib et kickers où la créativité est reine ! Ces modules vous rappellent quelque chose ? 

Les Natural Games intègrent en effet la quatrième édition du "Pipe Ground" dans un nouveau format "contest". Curieux d'en savoir plus sur la construction de ces modules hors format traditionnel, nous avons rencontré ceux qui ont oeuvré un mois sans relâche pour les mettre sur pied : Tom Barnier, l'organisateur du Pipe Ground, Robin Romera le "chef de chantier" designer des modules et Fanfan  shaper machine depuis 10 ans pour Avoriaz Snowzone. 

Le Pipe Ground est à l'inverse de la ligne scolaire de snowpark

Fanfan, shaper machine à Avoriaz

L'idée du Pipe Ground c'est de découper un pipe pour en faire un bowl de skate en neige

Tom Barnier, organisateur

Le Pipe Ground est né il y a quatre ans à Avoriaz. A la base il s'agissait juste d'un invitational et d'un shooting sur une semaine. Grâce aux Natural Games, il profite du rayonnement et des moyens considérables de l'événement outdoor international pour monter en puissance et devenir une épreuve à part entière. Demain jour des finales, les riders devront redoubler de créativité dans un format inspiré de la street league en skate : 2 runs "best flow" (impression générale), 3 runs best trick riders et 3 runs best gap style sur un module choisi par les riders. 

Si l'événement prend du grade, l'équipe organisatrice reste identique depuis ses débuts avec toujours cette même volonté d'innover. C'est Robin Romera qui est en charge des plans et des dessins du modules. "J'ai toujours des idées à l'avance, je regarde tout ce qu'il se fait sur les gros événements bien créatifs comme celui de Danny Davis, B&E, Audi Nines. On en discute ensemble puis généralement je passe une nuit non stop à dessiner" nous explique Robin alias "kikou"

Quand on lui demande si le résultat finale -sur neige- est fidèle à ses dessins, il répond sans hésiter "C'est exactement pareil à un rail" ! Preuve qu'au fil des années, le chef de chantier s'est fait une bonne idée des proportions de la bête. 

1 mois de "chantier", 250 heures de machines

Le processus de construction du Pipe Ground attaque dès le mois de Janvier, Robin fait suivre les plans aux shapers d'Avoriaz et les machines commencent à accumuler des volumes de neige à des endroits stratégiques. Les choses s'accélèrent un mois avant le jour J, quatre chauffeurs expérimentés s'attaquent à la formation des modules. Au total ce sont environ 250h de machines nécessaires pour confectionner ce bowl multi-modules, sachant que les halfpipes shapés en début d'hiver représentent à eux seuls 20 miles mètres cube de neige. La grosse partie du boulot est ensuite réalisée à la main par six shapers mobilisés pendant deux semaines. 

Un défi permanent

Même si nos trois compères sont fiers du résultat, on lit la fatigue derrière les lunettes de soleil. En effet, Fanfan nous explique que la météo n'a pas été facile ces dernières semaines et a rendu le shape d'autant plus éprouvant : "nous avons le droit à tout; la pluie, le brouillard, la neige collante, les grosses chaleurs". Toute l'équipe doit s'adapter en permanence aux températures, attendre que la neige durcisse et souvent bosser durant la nuit. "Parfois nous avons de grosses montées de pression, des interrogations, on se demande si l'on va réussir à terminer à temps" commentent Tom et Robin. Heureusement dans les moments durs, ils ont pu compter sur le soutien de Nico du Changabang qui leur a servi 19 fois des burgers ! 

Je crois que nous avons les pires conditions possibles pendant la construction du Pipe Ground. C'est un défi permanent. On arrive le matin avec des idées plein la tête mais on doit s'adapter à la météo

Fanfan, chauffeur Avoriaz Snowzone

Tom Barnier souhaite remercier Avoriaz Snowzone, une super équipe toujours prête à relever les défis malgré une saison éprouvante, la SERMA, les chauffeurs : Fanfan, Dimitri, Tyron, Berty et Dadou, les shapers Robin Romera et son frère Antoine Romera, Adri, Sam, JR, Arnaud Kuguener, Bapt Collomb Patton, William, Jean-No, Thomas Faucheur, Ben, Nico, Neil, Mike mais également Ludo, Marco, le service des pistes d’Avoriaz, le restaurant Changabang, Mel community manager de la snowzone (facebook - insta), Auré de l’office et tous les bénévoles qui ont filé un coup de main !

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