Tout commence vers 10h, les sacs a dos sont prêts, les skis aussi. Départ en pickup de Valloire, avec le directeur du service des pistes et guide de haute montagne, et un conducteur de machines.
Arrivés a Plan Lachat, on attache les skis sur le plateau, tout s’organise, Sécurité oblige, nous nous parons d’ARVA, et répartissons un minimum de matériel, … Pelle, sonde, … en cas de problème.
Il faut attaquer les premiers virages, en aplanissant la neige sur la route, pour arriver a garder un max de stabilité au niveau des chenilles :

La route est recouverte d’une épaisse couche de neige en aval de la cassure qui surplombe la route. Pas mal de boulot de déblaiement au programme, rien que pour pouvoir passer !

Chaque coup de lame pousse plusieurs mètres cube de neige, et le travail avance quand même vite, surtout avec la dextérité du pilote !
Apres le passage de la machine, la route est encore recouverte, mais mise a plat :

Plus les virages passent, plus les paysages deviennent majestueux, et la couche pure, brillante au soleil, scintillante, avec un certain sentiment de solitude, et d’être dans les 1ers a être passé la cette année … Sentiment très particulier, d’autant qu’un silence poignant, une fois les gaz de la machine coupés, règne dans ce « cirque » somptueux..
La route reste entrelacée de couche assez importante, voir même de coulées, provenant pour celle-ci des corniches de la roche Olvera.

Dans un certain virage, une importante congère s’est formée. Il faut redescendre le niveau de neige jusqu'à celui du pont, qui a ce niveau, est encadré d’une barrière.


En arrivant en dessous des Granges du Galibier, on trouve avec surprise un torrent qui a lâché une coulée de boue aux alentours d’un pont. L’origine est surement une poche d’eau boueuse qui s’était formée, et qui a lâché, emportant du terrain sur son passage.
En quelques coup de lame, la coulée est enlevée de la route, et on retombe sur de la neige limpide.

Arrivés aux Granges, c’est MA-GNI-FIQUE !!!
On n’aperçoit que quelques traces de skieurs randonneurs qui ont franchis le sommet avant tout le monde. Le reste n’est que traces de marmottes, qui commencent a sortir entre les plaques de neige, ou carrément en plein milieu de celle-ci. On les compte par dizaines !

Apres encore quelques virages, on se trouve au départ du Collomban Noir. A cet endroit, on distingue très bien les différents modèles schisteux que l’ont voit l’été (ceux-ci forment une sorte de cratère, plus ou moins vallonné
. La neige les recouvre, et c’est absolument lunaire ! Impressionnant ! Surnaturel de penser que rien n’a été touché depuis le 1er flocon qui s’est posé !

Ahhhhh on arrive sur le lieu du … RRRRRRROADGAP !!! Effectivement, la neige ne manque pas, et la couche est plus importante que l’année dernière ! Rassurant, quand on sait qu’il aura lieu 15 jours plus tard que d’habitude.
La haut, tout est lisse, nickel, sans trace… Je me répète, désolé, mais c’est magnifique !...
Dans les virage ou on lieu des dit « roadgap », on ne distingue même plus la hauteur de neige, tellement la couche est uniforme. Et il faut se fier au piquet coté aval de la route, qui indiquent le fossé.

En se retournant un peu, c’est … impressionnant, une nature pure, vierge de toute trace humaine. La montagne est encore plus belle a cette époque ! Les plaques d’herbe réapparaissent, la vie reprend, mais c’est encore le début. La neige fond, mais moins vite que dans la vallée !!!

Les chenilles grimpent aux murs, franchissent n’importe quelle cote, n’importe quelle cassure, et on arrive enfin au niveau du Tunnel, vers le chalet magasin de souvenirs… La couche reste impressionnante, meme si des années ultérieures, elle a été bien plus imposante.
On imagine mal passer le tour de France ici ! Le paysage est tellement différent !

Le tunnel est a moitié couvert par la neige. Magique ! Celui-ci est orné d’une jolie congère, sur sa partie supérieure. Les derniers virages étant plutôt risqués, et nous, voulant plutot arriver direct au sommet, nous avons alors emprunté un itinéraire plus que « direct » pour arriver au col : nous avons tracé direct droit dans la pente, sur la partie gauche de la photo, arrivant ainsi par-dessous la route au niveau du col !!! La pente est assez impressionnante, et c’est la que l’on se rend compte des capacités des machines de damage !


Nous sommes enfin en haut, le col est toujours la, majestueux… Un paysage hors du commun nous attend en haut. C’est tout simplement genial ! Les seuls a etre passés ici depuis des mois (je dis ça en sachant bien que de nombreux gars en rando ou trek doivent etre passés avant nous, mais l’impression est tellement bonne a ressentir !)

Tout 3, nous scrutons les paysages, prenons plein les yeux de ces montagnes… Ce moment est a couper le souffle. La sensation éprouvée est indescriptible : tu te poses en haut, tu regardes… regardes encore… plus un mot a prononcer, … TU PROFITES !

Scratcher est au sommet, la machine a bien fait son travail… Grand moment, quand on sait que l’on ne va pas repasser ici de plusieurs mois, vu la couche encore présente au col !

Puis arrive le moment de la redescente, il faut quand même penser a attaquer les pente enneigées ! C’est parti.

Les skis sont chaussés, on peut partir. Je profite de l’instant : je trace dans les pentes du galibier !!! Mes premiers virages sont les meilleurs ! La neige est dure, c’est sur c’est pas de la peuf, mais c’est tellement agréable !

Le tunnel, oufff, jolie, l’entrée … C’est pas de si tot qu’on passe a l’intérieur dites donc !!!


La redescente s’effectue en douceur. nous descendons, tout en gardant un œil sur la machine qui travaille, et cas de probleme, ou quoi que ce soit d’autre. Les belles courbes s’effectuent sur les valons, et les marmottes sont surprises de voir passer du monde !

En arrivant dans la vallée d’en dessous : c’est bon, un bon roadgap est assuré ! la couche permettra de faire un bon park, et ça s’annonce bien !!! arrrgggg

Le paysage est grandiose : on voit la machine évoluer sur les crete, en se détachant sur le ciel bleu… C’est magique !!!


On arrive au niveau des Granges. Nous, nous sommes passés par le vallon, dans le creux, au milieu des marmottes, et la dameuse est restée sur la route. Les maisons des Granges sont enfouies au milieu de la neige…

A ce niveau, on déblaie un peu plus la route, au niveau du pont, pour permettre un acces facilité. C’est la qu’on se rend compte de la couche sur la route ! La dameuse disparaît en partie entre les murs de neige ! …

Arrivés en dessous des Granges,nous profitons de la grande descente sur Plan Lachat, sur le flan du Galibier, et la machine, suit la route.

La pente finale tombant sur le parking de Plan Lachat s’ouvre a moi … Elle est entrelacée de coulées et avalanches de l’hiver. L’inclinaison de la pente laisse présager une bonne descente… La aussi, j’en profite ! Je me rends compte de ce que je suis en train de vivre !!!


En quelques coups de skis, la pente s’avale toute seule. Le paysage est splendide, d’autant plus que je ne l’ai jamais apprécié de cet endroit ! On domine toute la vallée qui redescend sur Bonnenuit… Superbe !

J’arrive enfin en bas. Fin d’une descente mémorable depuis le col… une expérience que je n’imaginais jamais faire !
La boucle est bouclée, le matin a été extraordinaire…

Tout 3, nous redescendons en 4x4, et laissons la dameuse a Plan Lachat pour la suite du déneigement.
J’espère qu’a travers ces quelques photos, je vous aurais fait revivre cette première « passe » de l’année au Col du Galibier, et que vous imaginez un peu les sentiments que l’on ressent une fois la haut
Arrivés a Plan Lachat, on attache les skis sur le plateau, tout s’organise, Sécurité oblige, nous nous parons d’ARVA, et répartissons un minimum de matériel, … Pelle, sonde, … en cas de problème.
Il faut attaquer les premiers virages, en aplanissant la neige sur la route, pour arriver a garder un max de stabilité au niveau des chenilles :

La route est recouverte d’une épaisse couche de neige en aval de la cassure qui surplombe la route. Pas mal de boulot de déblaiement au programme, rien que pour pouvoir passer !

Chaque coup de lame pousse plusieurs mètres cube de neige, et le travail avance quand même vite, surtout avec la dextérité du pilote !
Apres le passage de la machine, la route est encore recouverte, mais mise a plat :

Plus les virages passent, plus les paysages deviennent majestueux, et la couche pure, brillante au soleil, scintillante, avec un certain sentiment de solitude, et d’être dans les 1ers a être passé la cette année … Sentiment très particulier, d’autant qu’un silence poignant, une fois les gaz de la machine coupés, règne dans ce « cirque » somptueux..
La route reste entrelacée de couche assez importante, voir même de coulées, provenant pour celle-ci des corniches de la roche Olvera.

Dans un certain virage, une importante congère s’est formée. Il faut redescendre le niveau de neige jusqu'à celui du pont, qui a ce niveau, est encadré d’une barrière.


En arrivant en dessous des Granges du Galibier, on trouve avec surprise un torrent qui a lâché une coulée de boue aux alentours d’un pont. L’origine est surement une poche d’eau boueuse qui s’était formée, et qui a lâché, emportant du terrain sur son passage.
En quelques coup de lame, la coulée est enlevée de la route, et on retombe sur de la neige limpide.

Arrivés aux Granges, c’est MA-GNI-FIQUE !!!
On n’aperçoit que quelques traces de skieurs randonneurs qui ont franchis le sommet avant tout le monde. Le reste n’est que traces de marmottes, qui commencent a sortir entre les plaques de neige, ou carrément en plein milieu de celle-ci. On les compte par dizaines !

Apres encore quelques virages, on se trouve au départ du Collomban Noir. A cet endroit, on distingue très bien les différents modèles schisteux que l’ont voit l’été (ceux-ci forment une sorte de cratère, plus ou moins vallonné
. La neige les recouvre, et c’est absolument lunaire ! Impressionnant ! Surnaturel de penser que rien n’a été touché depuis le 1er flocon qui s’est posé !
Ahhhhh on arrive sur le lieu du … RRRRRRROADGAP !!! Effectivement, la neige ne manque pas, et la couche est plus importante que l’année dernière ! Rassurant, quand on sait qu’il aura lieu 15 jours plus tard que d’habitude.
La haut, tout est lisse, nickel, sans trace… Je me répète, désolé, mais c’est magnifique !...
Dans les virage ou on lieu des dit « roadgap », on ne distingue même plus la hauteur de neige, tellement la couche est uniforme. Et il faut se fier au piquet coté aval de la route, qui indiquent le fossé.

En se retournant un peu, c’est … impressionnant, une nature pure, vierge de toute trace humaine. La montagne est encore plus belle a cette époque ! Les plaques d’herbe réapparaissent, la vie reprend, mais c’est encore le début. La neige fond, mais moins vite que dans la vallée !!!

Les chenilles grimpent aux murs, franchissent n’importe quelle cote, n’importe quelle cassure, et on arrive enfin au niveau du Tunnel, vers le chalet magasin de souvenirs… La couche reste impressionnante, meme si des années ultérieures, elle a été bien plus imposante.
On imagine mal passer le tour de France ici ! Le paysage est tellement différent !

Le tunnel est a moitié couvert par la neige. Magique ! Celui-ci est orné d’une jolie congère, sur sa partie supérieure. Les derniers virages étant plutôt risqués, et nous, voulant plutot arriver direct au sommet, nous avons alors emprunté un itinéraire plus que « direct » pour arriver au col : nous avons tracé direct droit dans la pente, sur la partie gauche de la photo, arrivant ainsi par-dessous la route au niveau du col !!! La pente est assez impressionnante, et c’est la que l’on se rend compte des capacités des machines de damage !


Nous sommes enfin en haut, le col est toujours la, majestueux… Un paysage hors du commun nous attend en haut. C’est tout simplement genial ! Les seuls a etre passés ici depuis des mois (je dis ça en sachant bien que de nombreux gars en rando ou trek doivent etre passés avant nous, mais l’impression est tellement bonne a ressentir !)

Tout 3, nous scrutons les paysages, prenons plein les yeux de ces montagnes… Ce moment est a couper le souffle. La sensation éprouvée est indescriptible : tu te poses en haut, tu regardes… regardes encore… plus un mot a prononcer, … TU PROFITES !

Scratcher est au sommet, la machine a bien fait son travail… Grand moment, quand on sait que l’on ne va pas repasser ici de plusieurs mois, vu la couche encore présente au col !

Puis arrive le moment de la redescente, il faut quand même penser a attaquer les pente enneigées ! C’est parti.

Les skis sont chaussés, on peut partir. Je profite de l’instant : je trace dans les pentes du galibier !!! Mes premiers virages sont les meilleurs ! La neige est dure, c’est sur c’est pas de la peuf, mais c’est tellement agréable !

Le tunnel, oufff, jolie, l’entrée … C’est pas de si tot qu’on passe a l’intérieur dites donc !!!


La redescente s’effectue en douceur. nous descendons, tout en gardant un œil sur la machine qui travaille, et cas de probleme, ou quoi que ce soit d’autre. Les belles courbes s’effectuent sur les valons, et les marmottes sont surprises de voir passer du monde !

En arrivant dans la vallée d’en dessous : c’est bon, un bon roadgap est assuré ! la couche permettra de faire un bon park, et ça s’annonce bien !!! arrrgggg

Le paysage est grandiose : on voit la machine évoluer sur les crete, en se détachant sur le ciel bleu… C’est magique !!!


On arrive au niveau des Granges. Nous, nous sommes passés par le vallon, dans le creux, au milieu des marmottes, et la dameuse est restée sur la route. Les maisons des Granges sont enfouies au milieu de la neige…

A ce niveau, on déblaie un peu plus la route, au niveau du pont, pour permettre un acces facilité. C’est la qu’on se rend compte de la couche sur la route ! La dameuse disparaît en partie entre les murs de neige ! …

Arrivés en dessous des Granges,nous profitons de la grande descente sur Plan Lachat, sur le flan du Galibier, et la machine, suit la route.

La pente finale tombant sur le parking de Plan Lachat s’ouvre a moi … Elle est entrelacée de coulées et avalanches de l’hiver. L’inclinaison de la pente laisse présager une bonne descente… La aussi, j’en profite ! Je me rends compte de ce que je suis en train de vivre !!!


En quelques coups de skis, la pente s’avale toute seule. Le paysage est splendide, d’autant plus que je ne l’ai jamais apprécié de cet endroit ! On domine toute la vallée qui redescend sur Bonnenuit… Superbe !

J’arrive enfin en bas. Fin d’une descente mémorable depuis le col… une expérience que je n’imaginais jamais faire !
La boucle est bouclée, le matin a été extraordinaire…

Tout 3, nous redescendons en 4x4, et laissons la dameuse a Plan Lachat pour la suite du déneigement.
J’espère qu’a travers ces quelques photos, je vous aurais fait revivre cette première « passe » de l’année au Col du Galibier, et que vous imaginez un peu les sentiments que l’on ressent une fois la haut








inscrit le 7/11/03
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