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Ecole Centrale: le directeur avait truqué son CV
Ni normalien, ni agrégé de maths, ni habilité à encadrer des recherches, le directeur de l'Ecole d'ingénieurs a dû démissionner
«Le » scandale ! Depuis plusieurs jours la rumeur circulait dans le monde universitaire, en particulier dans les écoles d'ingénieurs.
L'annonce officielle par la direction de Centrale, de la démission du directeur, Jacques Labeyrie, a confirmé ce dont on parlait jusque dans les cantines.
Jacques Labeyrie, directeur depuis le 7 mars 2005, a été poussé à la démission par le conseil d'administration de l'école située à Ecully.
Officiellement, selon le communiqué de l'école, il a démissionné pour des raisons personnelles.
En fait, depuis quelques mois, sa gestion était contestée, en particulier en raison de fausses déclarations mentionnées lors de sa candidature.
Le directeur avait écrit sur son CV « normalien », laissant entendre, à ce niveau de recrutement, qu'il était issu d'une Ecole normale supérieure. Il se disait agrégé de mathématiques, ce qu'il n'était pas. Il prétendait être habilité à encadrer des recherches : il n'était qu'habilité à encadrer des thèses, ce qui ne veut rien dire.
Jacques Labeyrie avait pu négocier avec le conseil d'administration une rémunération de 80 000 euros, en prétendant avoir gagné auparavant, comme directeur scientifique de l'ADEME, 115 000 euros brut, montant non avéré par les recherches.
L'affaire est d'autant plus choquante qu'elle touche une des principales écoles françaises d'ingénieurs, dont le directeur est nommé par le ministre de l'Education au terme d'une longue procédure.
La vacance d'un poste à la direction de Centrale est publiée au Journal officiel de la République. Les candidats adressent leur candidature au ministère de l'Education.
Le ministère envoie les candidatures au conseil d'administration qui les examine.
Le conseil peut rechercher des candidats par ailleurs, faire appel à un cabinet de recrutement, publier l'offre dans la presse.
Le conseil d'administration est libre d'examiner les candidatures comme il le souhaite.
Il auditionne souvent les candidats en leur demandant de parler de leur activité passée, de leur projet. L'interrogation porte peu sur les études.
« Le curriculum vitae est déclaratif », confirme un haut fonctionnaire de l'Education nationale.
Les informations sur le CV sont personnelles, on ne peut communiquer sur ce point, dit-on en substance à Centrale Lyon.
A Centrale, l'état-major gère les affaires courantes en attendant la nomination d'un administrateur provisoire.
Un intermède que l'école avait déjà connu en 2004 quand Jean Dorey, alors directeur, n'avait pas été renouvelé pour un second mandat par le conseil d'administration.
Source : Le Progrès (et je confirme !
).
Ni normalien, ni agrégé de maths, ni habilité à encadrer des recherches, le directeur de l'Ecole d'ingénieurs a dû démissionner
«Le » scandale ! Depuis plusieurs jours la rumeur circulait dans le monde universitaire, en particulier dans les écoles d'ingénieurs.
L'annonce officielle par la direction de Centrale, de la démission du directeur, Jacques Labeyrie, a confirmé ce dont on parlait jusque dans les cantines.
Jacques Labeyrie, directeur depuis le 7 mars 2005, a été poussé à la démission par le conseil d'administration de l'école située à Ecully.
Officiellement, selon le communiqué de l'école, il a démissionné pour des raisons personnelles.
En fait, depuis quelques mois, sa gestion était contestée, en particulier en raison de fausses déclarations mentionnées lors de sa candidature.
Le directeur avait écrit sur son CV « normalien », laissant entendre, à ce niveau de recrutement, qu'il était issu d'une Ecole normale supérieure. Il se disait agrégé de mathématiques, ce qu'il n'était pas. Il prétendait être habilité à encadrer des recherches : il n'était qu'habilité à encadrer des thèses, ce qui ne veut rien dire.
Jacques Labeyrie avait pu négocier avec le conseil d'administration une rémunération de 80 000 euros, en prétendant avoir gagné auparavant, comme directeur scientifique de l'ADEME, 115 000 euros brut, montant non avéré par les recherches.
L'affaire est d'autant plus choquante qu'elle touche une des principales écoles françaises d'ingénieurs, dont le directeur est nommé par le ministre de l'Education au terme d'une longue procédure.
La vacance d'un poste à la direction de Centrale est publiée au Journal officiel de la République. Les candidats adressent leur candidature au ministère de l'Education.
Le ministère envoie les candidatures au conseil d'administration qui les examine.
Le conseil peut rechercher des candidats par ailleurs, faire appel à un cabinet de recrutement, publier l'offre dans la presse.
Le conseil d'administration est libre d'examiner les candidatures comme il le souhaite.
Il auditionne souvent les candidats en leur demandant de parler de leur activité passée, de leur projet. L'interrogation porte peu sur les études.
« Le curriculum vitae est déclaratif », confirme un haut fonctionnaire de l'Education nationale.
Les informations sur le CV sont personnelles, on ne peut communiquer sur ce point, dit-on en substance à Centrale Lyon.
A Centrale, l'état-major gère les affaires courantes en attendant la nomination d'un administrateur provisoire.
Un intermède que l'école avait déjà connu en 2004 quand Jean Dorey, alors directeur, n'avait pas été renouvelé pour un second mandat par le conseil d'administration.
Source : Le Progrès (et je confirme !

inscrit le 18/12/02
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