/ Texte Guillaume Desmurs _ Photos Guillaume Desmurs


Völkl nous avait dévoilé en exclusivité certains modèles il y a une semaine. Nous avons pu, lors de leur présentation à Méribel, entrer plus dans le détail des nouveautés.

La gamme VWerks sonne bon la technologie teutonne, c'est le cas puisque sont réunis là des variantes de modèles existants (RTM et Code pour les deux premiers) dotés des matériaux haut de gamme : carbon, aramide, titanium et bois. On pense immédiatement à la gamme C-Line de Fischer qui propose également une sélection de modèles dans une version premium. L'esprit des deux modèles VWerks (prononcer : févèrks) est minimaliste. "Tout ce qu'il y a dedans, on le voit", explique Maxime Moynat. Effectivement : plaque découpée au laser de titanal, fibre d'aramide, carbone et noyau bois, tout se voit sous le vernis faisant office de topsheet. Les concepteurs ont donc pris un Code et un RTM - en gardant les mêmes lignes de cotes - et en ont adaptés deux skis qui se veulent luxueux et dotés des meilleurs matériaux. Selon le bon vieux principe : moins il y en a plus c'est cher, ces modèles coûtent 1200 euros (prix public). Après les usines à gaz du Grizzli (souvenez-vous de la grosse molette ronde située en spatule talon qui permettait d'actionner des câbles visibles dans leurs gaines pour modifier le flex du ski), la marque allemande revient à plus de sobriété technique et esthétique. 

Le Kuro, à son époque le plus large gun proposé par une grande marque (il n'y avait qu'un 140 mm de large chez une obscure marque américaine pour le dépasser), n'a pas quitté le catalogue et revient dans une déco sobre, muni de ses confortables 132 mm au patin et d'une plaque titanium. Le Kink est tout nouveau, c'est un freestyle polyvalent "qui manquait à la gamme" (c'est marrant, on ne vous dit jamais qu'il manque un ski à la gamme avant qu'il arrive). 89 mm sous le pied, rocker de partout pour un programme résolument versatile. Du côté du freeski, on trouve un Kendo (avec sa décoration dragonnesque) qui prend du rocker ainsi que sa version femme le Kenja.

Le nouveau Kink.

Du côté des modèles féminins, la réduction de poids est le mot d'ordre (comme sur la majorité des ski de la marque de Straubing) ainsi que la protection de vos genoux, mesdames. Les concepteurs ont ainsi travaillé avec un chirurgien du genou pour atténuer l'impact de la glisse sur l'articulation. 

En fixation, la Duke s'élargi de 10 mm pour suivre l'embonpoint pris par les skis avec la Duke EPF. Même idée pour la Jester et la Jester pro. Cette dernière dispose d'une tige en métal sur le dessus de la butée avant pour renforcer la structure et permettre de gratter la neige sous les semelles plus facilement. Sur le modèle Tour, le plastique et le pivot ont été renforcés. 

La nouvelle Duke EPF à droite, plus large que la version précédente.