/ Texte Guillaume Desmurs _ Vidéo Fabien Maierhofer


C'est fini. Dernier épisode d'une saison bien intense avec du bon gros calibre freestyle : JP Auclair, Anthony Boronowsky, Chris Booth, François Raymond et Julien Régnier.

Après les traditionnelles présentations ("bonjour je m'appelle Chris Cabine..."), nos quatre voltigeurs font le point sur la saison dernière et les dix ans de freestyle qui viennent de s'écouler sans qu'on sans rende compte.

"On était des cons qui faisaient du ski en 1998", avoue JP Auclair qui présente son association humanitaire Alpine Initiative avec laquelle il a déjà construit une cuisine dans un orphelinat au Kenya.

Anthony a du mal à soulever ses paupières, mais il annonce qu'il revient dans les snowparks... pour faire quoi ? "Je sais pas, riding for riding and see what I can do". Merci Anthony.

Chris Booth, lui est bien réveillé : "les double flips existent depuis les début du freeride, j'ai fait un double rodeo quand j'avais 13 ans, mais c'était pour les skieurs qui n'avaient pas de style. D'ailleurs j'en ai toujours pas ! Il faut plutôt voir l'évolution du ski par les tricks qui sont à la mode et ceux qui ne le sont plus".

Julien renchérit : "le freestyle ne peut pas être qu'une escalade à la technicité, ça devient dégueulasse, un 2600-je-sais-pas-quoi n'est pas fondamentalement très beau. Un cab 540 oui.".

Et c'est Frank Raymond qui conclut cet échange entre gens de bonne compagnie, dans le confort cordial et généreux du salon de Julien, par une reflexion philosophique à méditer :"à la vidéo, tu es un peu moins staïle que tu ne le penses".