Le changement climatique en montagne
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Le changement climatique en montagne

Les Alpes, un territoire particulièrement sensible aux dérèglements climatiques : retour sur le colloque de la FRAPNA
Texte Laureline Coindoz, Loïc Giaccone
Texte Laureline Coindoz, Loïc Giaccone
Les Alpes, un territoire particulièrement sensible aux dérèglements climatiques : retour sur le colloque de la FRAPNA

Cet article a été initialement publié le 12 novembre 2015.

Le 26 septembre 2015 a eu lieu à Grenoble un colloque organisé par la FRAPNA, la Fédération des Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement en Rhône-Alpes. Il était consacré aux effets spécifiques du changement climatique sur les montagnes. Le timing n'était pas dû au hasard : à la fin du mois de novembre s'ouvre la Conférence de Paris sur les changements climatiques, plus connue sous le nom de COP21, à l'issue de laquelle un accord international sur le climat doit être trouvé et dont le but est de limiter le réchauffement mondial à 2°C d'ici 2100. Lors de ce colloque, les différents intervenants sont revenus sur les influences particulières du changement climatique sur les montagnes et les conséquences possibles au niveau naturel et humain.

Les changements observés en montagne

+1°c sur la moyenne des températures mondiales = +2°c dans les Alpes  

Alors qu’à l'échelle globale il est question de « dérèglements » climatiques (et non de « réchauffement », comme l’amalgame est souvent fait), dans les Alpes les modifications du climat conduisent en revanche bel et bien à un « réchauffement ».

Entre 1900 et 2014, alors que la température moyenne en France a augmenté de +0,89°c, l’augmentation moyenne des températures annuelles dans les Alpes a été de +1,85°c (+2°c dans les Alpes du Nord et +1,75°c dans les Alpes du Sud). Ce phénomène de réchauffement est généralisé sur les quatre saisons, mais est particulièrement marqué en hiver et en été.

L'augmentation de la température moyenne annuelle en France (source Météo-France) :

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L’isotherme 0°c gagne de l’altitude

Concernant l’isotherme moyen, rien de bien encourageant. Entre 1959 et aujourd’hui, celui-ci a gagné en moyenne +300m d’altitude dans les Alpes suisses et +200m dans les Alpes françaises. En moyenne, +1°c dans les Alpes correspond à une hausse de l’isotherme comprise entre 150 et 300m. A l’horizon 2050 l’isotherme moyen pourrait ainsi remonter de 300 à 400m en Savoie dans le cas d’un réchauffement moyen de +1,8°c, alors qu’aujourd’hui il se situe entre 800 et 1200m (nous vous laissons faire le calcul...).

Diminution des précipitations et tendance à une baisse du cumul de neige

De manière générale il est constaté une diminution des précipitations, une augmentation des jours d’ensoleillement, et une tendance à la diminution des cumuls de neige. Les tendances (hausse ou baisse) d’enneigement sont différentes selon les stations, mais la moyenne de celles-ci est bel et bien en baisse et la diminution du cumul de neige est particulièrement accentuée en dessous de 1000 mètres d’altitude. En cause, l’augmentation moyenne des températures, la hausse de l’isotherme, mais également une tendance à la diminution des précipitations.

Les graphiques de températures et hauteurs de neige moyennes au col de Porte (Isère, Chartreuse) de 1960 à 2013 (source Météo-France) :

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Le -bien trop connu- recul des glaciers

La fonte des glaciers n’est malheureusement pas une nouveauté mais la situation ne s’améliore pas. Depuis 30 ans, les glaciers des Alpes ont perdu en moyenne un mètre d’épaisseur par an. Il apparait ainsi qu’un réchauffement moyen de +3°c d’ici 2100 engendrerait une disparition des glaciers dont l’altitude est inférieure à 3500 mètres. Outre les différentes conséquences environnementales que cela implique, un avis est lancé aux amateurs de ski d’été : cette pratique est vraisemblablement vouée à disparaitre...

Le recul du glacier blanc sur la période 2002-2014 (source Parc des Ecrins) :

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Des modifications dans la distribution des espèces

De manière générale, les modifications du climat ont un impact direct sur la biodiversité. En cela, l’espace montagnard n’échappe pas à la règle.

L’augmentation des températures modifie les équilibres naturels préexistants et modifient donc les conditions de vie des espèces (faune et flore) présentes.

Le schéma est relativement simple. Une espèce dont les conditions d’habitat sont modifiées et ne lui permettent plus de prospérer peut :

  • S’adapter aux nouvelles conditions si elle est en capacité de le faire (cela concerne surtout les insectes qui possèdent de fortes capacités d’adaptation),
  • Migrer pour trouver des conditions d’habitat lui correspondant (gagner de l’altitude par exemple),    
  • Ne pas réussir à s'adapter ou migrer et à terme disparaitre.

Se révèle alors une modification de la distribution des espèces sur les territoires de montagne, et ce en peu de temps. Entendrons-nous un jour des cigales, là où autrefois il y avait un front de neige ?

Bouleversement de l’organisation des flux d’eau

La ressource en eau est une pierre angulaire de l’adaptation en montagne. Les changements climatiques bouleversent l’organisation des flux d’eau : la baisse des précipitations et des températures entraine une baisse de l'enneigement et donc des stocks de neige et glace en altitude. Ce phénomène est couplé à une fonte de plus en plus précoce et une augmentation de l'évapotranspiration qui provoque à la fois une répartition différente et une diminution globale des stocks d'eau.

Pourtant la bonne gestion des usages des ressources en eau est essentielle que ce soit pour les espèces naturelles, l’agriculture locale, l’élevage, les retenues collinaires des stations de ski et bien sûr les centrales hydroélectriques présentes dans nos vallées. Les opérateurs des barrages doivent en permanence estimer les quantités d'eau qui arriveront au printemps pour gérer la côte des lacs.

La retenue collinaire du col du Corbier qui alimente les canons à neige pendant la saison de ski (source Wikipédia) :

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Au niveau humain

Economie : Une dégradation de la qualité du tourisme hivernal

Alors que l’économie des stations de sports d’hiver se focalise, comme son nom l’indique, sur les activités hivernales (voir le graphique ci-dessous), les changements climatiques accentuent les difficultés structurelles du tourisme de montagne.

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La diminution de la moyenne du cumul de neige et les fins de saisons plus précoces détériorent le potentiel d’exploitation des domaines skiables. Les économies des stations alpines, et particulièrement des stations de basse et moyenne altitude, sont les plus vulnérables face à ces dérèglements du climat. Alors que des phénomènes tels que le report du tourisme des stations de basse altitude vers les stations élevées et l’abandon des activités dans les stations les plus vulnérables se généralisent, il est pertinent de s’interroger sur la prochaine étape...

Dans l’hypothèse d’un scénario de hausse globale des températures de +4°c d’ici 2100, la France compterait alors 55 stations viables (> 2000m) sur 143 au total (source : OCDE 2007 et Philippe Bourdeau).

Les modifications du climat menacent donc clairement le tourisme hivernal. Mais, alors qu’à l’échelle mondiale il est encore question « d’atténuation des changements climatiques », le message qui ressort très nettement de ce colloque est que, concernant les stations alpines, les effets des dérèglements du climat sont déjà présents. De ce fait, le cœur des discussions portait déjà sur « l’adaptation aux changements climatiques ».

Une vision positive : les dérèglements climatiques comme « opportunité » de réorientation du tourisme en station ?

Alors qu’avec le développement des sports d’hiver dans les années 60, les choix de destinations touristiques saisonnières se sont inversées (voir le graphique ci-dessous), les changements climatiques vont-ils également conduire à un changement de paradigme pour lequel la quête d’un confort de températures conduira les touristes à chercher des températures méditerranéennes en hiver, et des températures de montagne en été ?

La question est ouverte : Face à une dégradation du confort climatique estival en plaine, la montagne deviendra-t-elle une « solution anti-canicule » ? Nous dirigeons-nous vers une migration touristique estivale en montagne ?

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Malgré la gravité de la situation, tentons de tourner la situation à notre avantage et rester positifs : oui, les forfaits de ski risquent de devenir (encore) plus onéreux... Mais peut-être que le coût de pratique du vélo de descente (ou de luge d’été) diminuera ?

Si les conditions météorologiques hivernales se dégradent, la saison estivale peut devenir un levier d’une transition saisonnière des activités économiques en montagne avec, par exemple, un allongement possible de la saison d’été sur une partie du printemps et de l’automne.

Conclusion

Les effets du dérèglements du climat sont donc déjà bien visibles dans nos montagnes. Et, même si l’on admettait une hypothèse (utopique et plus encore) d’une baisse conséquente des émissions de gaz à effet de serre à très court terme, l’inertie est telle que, malgré tout, il est possible de s’interroger : ne sommes-nous pas déjà entrés dans un processus de non-retour, un stade où il ne sera plus possible d’éviter de toucher à nos mode de vie ? 

Certaines stations et associations tentent, avec les moyens plus ou moins importants dont ils disposent, d’apporter des solutions d’atténuation et d’adaptation pour lutter contre les causes et les effets des changements climatiques. L’agrégation de ces actions apporte une contribution supplémentaire.

Mais ces démarches décentralisées, bien que nécessaires, ne peuvent apporter à elles seules les solutions à ces problèmes. Le climat est l’affaire de tous, à commencer par nos gouvernements. A ce sujet, l’affaire sera à suivre de près en décembre pour la COP21 : la stratégie de la FRAPNA, et d'autres comme Nicolas Hulot, est de sensibiliser et alerter un maximum de personnes pour essayer d'influencer les politiques dans leurs décisions lors de la signature du futur accord sur le climat.

Et le ski dans tout ça ? Au vu de la rapidité des changements climatiques, l'avenir n'est pas des plus radieux, surtout pour les stations de basse et moyenne montagne. Evidemment, ce n'est qu'une activité de loisir et des conséquences beaucoup plus graves sont attendues à cause des changements climatiques. Cependant, les activités de montagne font vivre des milliers de personnes, en montagne comme en vallée, et il apparaît nécessaire de chercher dès à présent des solutions d'adaptation dans le cas où la neige viendrait à manquer.

Les informations données dans cet article proviennent des interventions et discussions qui ont eu lieu durant le colloque, plus particulièrement des présentations de : Christophe Chaix (Mission Développement Prospective de Savoie), Christian Vincent (LGGE, UJF, Grenoble), Wilfried Thuiller (LECA, Grenoble) et Philippe Bourdeau (UJF, Grenoble). La liste exhaustive des intervenants et leur organisme de rattachement sont spécifiés sur la plaquette du programme de l’événement. Les illustrations graphiques proviennent de l’intervention de Philippe Bourdeau, Enseignant-chercheur PACTE et UJF. Des remerciements particuliers lui sont adressés pour nous avoir autorisés à utiliser ses illustrations.
Nos remerciements à Laureline Coindoz, ingénieur d'études au CNRS, en économie de l'énergie et de l'environnement pour ce compte rendu complet du colloque de le FRAPNA.

42 commentaires

Sirius74

inscrit le 20/10/09
Article intéressant dévoilant les enjeux du réchauffement climatique vis à vis des stations. Je pense qu'il est trop tard pour inverser le processus, on ne peut que le stabiliser pour espérer skier encore longtemps dans les alpes !

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REDvex

inscrit le 19/12/13
Matos : 1 avis
Je trouve qu'ils ont une vision plutôt négative des choses, certes il y a un réchauffement climatique mais je ne pense pas que ça va engendrer la disparition totale de neige !
La proportion de neige varie suivant les hivers, d'ailleurs il me semble que l'année ayant eu le moins de neige était vers la fin du 20ème siècle (je ne me rappel plus de la date) et celle-ci ayant eu le plus de neige au 21ème !
Mathouf74

inscrit le 24/01/12
Matos : 1 avis
le plus de neige, et le moins, ok mais sur quelle période tu te base ?
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REDvex

inscrit le 19/12/13
Matos : 1 avis
Entre Décembre et février, j'aurais bien aimé donner mes sources avant de raconter plein de choses mais je ne les retrouves pas dsl !
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KillaWhale
Statut : Gourou
inscrit le 05/02/06
Stations : 3 avisMatos : 25 avis

Staff depuis le 04/10/17
Surtout le plus de neige où ? Tu te bases donc sur le fait que simplement parce que l'année la plus chargée en neige (où donc ? France ? Suisse ? Monde ? Col de Porte ?) a eu lieu après la plus déficitaire, ce ne serait pas si catastrophique ?

Personnellement, les -12cm en moyenne par décennie depuis 1960 enregistrés au col de Porte m'inquiètent. Et c'est une tendance qu'on retrouve dans d'autres stations météo des Alpes. Les hivers "exceptionnels" (en bien ou en mal en terme d'enneigement) influencent certes les moyennes mais ne sont pas forcément significatifs de la tendance générale).
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REDvex

inscrit le 19/12/13
Matos : 1 avis
Ouais bon j'ai lu l'article sur le quel je me base il y a un petit moment mais c'était dans les Alpes.
Après je ne dis pas qu'il ne faut pas s’inquiéter, d’ailleurs comme tu le montre les statistiques sont une preuve évidente du réchauffement climatique.
Je pense jute que la neige n'aura pas disparu de la surface de la terre dans 50 ou 60 ans comme le dit l'article.
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KillaWhale
Statut : Gourou
inscrit le 05/02/06
Stations : 3 avisMatos : 25 avis

Staff depuis le 04/10/17
L'article ne dit pas qu'il n'y aura plus de neige sur Terre dans 50 ou 60 ans, il s'inquiète pour l'avenir des stations de basse et moyenne altitude, c'est quand même pas pareil. Et quand on connait la place du tourisme hivernal dans l'économie des vallées, à mon avis en tout cas il y a de quoi s'inquiéter.
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REDvex

inscrit le 19/12/13
Matos : 1 avis
C'est le dernier schéma de l'article qui ma fait penser ça puisqu'ils disent que la montagne va devenir, en 2060, une destination d'été et la mer, une destination d'hiver.

En tout cas c'est sur qu'il y a de quoi s'inquiéter vu l'évolution des hauteurs de neige.
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KillaWhale
Statut : Gourou
inscrit le 05/02/06
Stations : 3 avisMatos : 25 avis

Staff depuis le 04/10/17
Eh bien je me disais pareil, mais le col de Porte est passé de plus de 150cm de neige cumulée en moyenne par hiver à 80 environ entre 1960 et 2013, donc sur une cinquantaine d'années. Si on prolonge cette courbe jusqu'en 2060 en extrapolant, soit dans 45 ans, sachant qu'on ne sait pas si cette tendance va se freiner, stagner ou s'accélérer, bah c'est vite effrayant... Et sachant aussi que c'est un endroit assez froid à 1300m d'altitude. Une station avec 30cm de neige par hiver en moyenne elle aura du mal à être rentable... Et les canons ne sont pas une solution, à la fois écologiquement et parce que l'isotherme remonte.
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Tagazok72

inscrit le 26/12/14
Matos : 2 avis
c'est concret et ça donne plus d'infos que ce qu'on a l'habitude d'entendre, très bien. Faut l’humanité bouge son fion!!

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Kipoo

inscrit le 24/11/07
Matos : 1 avis
Beaucoup de vrais mais: pourquoi ne parle t'on jamais des données qui sont beaucoup plus nombreuse et précise maintenant qu'au début du siècle voir même depuis les 50 dernières années ? Dans des domaines scientifiques telles que la climatologie et la météorologie cela semblent terriblement important ...
Prorider74
Statut : Gourou
inscrit le 13/09/09
Stations : 3 avisMatos : 23 avis
Les stations météo avec une période de données continues sur les dernières année sont nombreuse ( voir très nombreuses avec le matos d'infoclimat normalisé;), mais avec une série temporelle suffisante pour faire des stats, beaucoup moins.
Après toutes les représenter, surtout dans un article comme celui-ci qui n'est qu'un constat, ne serais pas forcément intéressant pour celui-ci ( et après entraine les discutions du genre "oui mais la ça baisse, oui mais la ça monte " ...)
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ronron

inscrit le 20/10/05
Bon article. Mais il semble encore difficile de prévoir l'évolution des climats européens sachant qu'on dépend énormément du Golfstream, et qu'on ne sait pas encore qu'elle sera son évolution dans les prochaines années. Certains scientifiques tablent sur un ralentissement de la circulation océanique, ce qui aurait des conséquences bien plus grave qu'un simple réchauffement.

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larapiette

inscrit le 29/12/11
Matos : 6 avis
l'invention du thermomètre à mercure et de la mesure Farheneiht remonte à 1717.
Quand, aux précipitations, même mesurés en pieds romains, je vois pas ce que ca change Kipoo. Et puis si ils avaient mesuré moins souvent, le graph serait inversé XD (joke)

L'article victimise largement les stations, et je peux le comprendre. Mais en grande majorité, elles contribuent très généreusement au problème. Il serait tant que ca se bouge de ce côté là d'autant que les solutions à l'échelle locale sont loin d'être aussi complexes que les enjeux énergétiques à l'échelle mondiale...

Sinon, on fait comme si on savait pas jusqu'au bout, et quand on est tous au chomage, on pleure comme des lavettes, OUAIS !

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claymore

inscrit le 30/10/09
Matos : 1 avis
Il faut pas confondre météorologie et climatologie. La climatologie se base sur des moyennes ce qui n'est pas le cas de la météorologie dont les données sont mesurées toutes les 2-3h. TU as jamais remarqué qu'on arrive prévoir le climat sur 150 ans alors que la météo à 7 jours c'est la galère? Cela vient justement du fait que la météorologie utilise pas des données moyennes.
En soit comme le dit larapiette, cela ne change rien car les éléments pris en compte sont toujours les mêmes pour la climatologie.
ronron

inscrit le 20/10/05
On arrive pas à prévoir le climat sur 150ans, cela voudrait dit qu'on est sur de l'occurence de la prévision, ce qui est impossible... On fait des hypothèses sur les climats futures.
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Prorider74
Statut : Gourou
inscrit le 13/09/09
Stations : 3 avisMatos : 23 avis
Pour être tatillon tu fait aussi des moyennes en météo. Tu ne peux pas mesurer les données en chaque point du globe, donc tu moyenne. C'est la période de récurrence de ces moyennes qui est plus courte, et permet d'utiliser des modèles qui du coup on une précision plus grande ( parce que maille de modélisation plus petite) mais une période de modélisation plus courte (parce que maille de modélisation plus petite donc plus de calcul, est plus d'incertitude induite par les données moyenné en entrée)
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claymore

inscrit le 30/10/09
Matos : 1 avis
@Ronron, prévoir signifie aucunement que l'événement est sûr. On pense que ce futur est probable mais pas certains, cela dépend de comment on agit maintenant.

@Prorider74 Non en météo tu fais pas des moyennes désolé. Tu regardes différents paramètres à un moment donné et tu fais une prévision par rapport à l'état actuel des différents paramètres (pression, courant, température, humidité, rayonnement, vent). Tandis que le climat, tu regardes des moyennes sur différentes années de différents paramètres et tu élabores des scénarios, du pire au moins et tu regardes comment le climat change. De ce fait l'état de l'atmosphère change plus rapidement et est plus instable qu'une moyenne ou une donnée statistique.
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FastNico

inscrit le 16/04/08
Matos : 5 avis
Très bel article, clair...
Sur le coup, je suis entièrement d'accord avec ronron, l'évolution de notre climat en Europe est extrêmement dépendant du Golfstream...

Rares sont ceux qui vont s'aventurer à prévoir son évolution, ça relève un peu de la boule de cristal !
ronron

inscrit le 20/10/05
Surtout que s'il venait à ralentir, voir ne plus remonter aussi haut, les conséquences sur le climat serait catastrophique pour l'Europe du Nord, bien pire que le réchauffement. On se retrouverait avec un climat similaire à New York, voir Montreal. On ne peut pas prévoir son évolution, mais on peut prévoir les conséquences.
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Gardèche

inscrit le 07/10/15
Matos : 1 avis
Joli résumé, à la portée de tous, ce qui est essentiel. La dangerosité réside aujourd'hui dans les personnes qui se refusent à entendre le message et se complaisent dans l'attentisme quand il faudrait être dans l'action.

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le fab
Statut : Confirmé
inscrit le 26/11/99
Matos : 5 avis
ronron a dit "les conséquences sur le climat serait catastrophique pour l'Europe du Nord, bien pire que le réchauffement. On se retrouverait avec un climat similaire à New York, voir Montreal."
du coup, c'est pas si pire ! ;)
ronron

inscrit le 20/10/05
Pour les skieurs, ce serait top, quoique froid mais pas énormément de neige. Mais il parait que y a pas que le ski dans la vie...
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yone74

inscrit le 02/01/08
Stations : 4 avis
Pour rappel, Montréal est à la latitude de Bordeaux et l'atltitude est peu élevée proche du niveau de la mer. Il y a eu des modèles simulant l'inversion du Gulfstream en cas de réchauffement climatique... Les stations de ski françaises actuelles seraient inexploitables du fait des températures négatives extrêmes et des quantités de neiges rendant la sécurité des domaines impossibles.
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vainvainsf

inscrit le 31/10/08
Merci pour cet article qui montre à la fois les conséquences du réchauffement climatique sur un milieu particulier et le fait que mon site préféré de t-shirt n'a pas qu'un cerveau défoncé à la poudreuse. En remerciement si ça vous intéresse, un article sur le changement climatique sur le site que je tiens pour mon amap : http://www.amaplescourgettes.eu/agriculture-et-changement-climatique.html
Bonne soirée et bon hiver à tous

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mere_michele_prod
Statut : Confirmé
inscrit le 16/02/11
Stations : 2 avisMatos : 1 avis
Si l'homme est capable de provoquer ce "dérèglement climatique", on peut s'imaginer qu'il sera également capable de s'y adapter, à moins qu'il soit en train d'entraîner sa propre disparition. J'ai du mal à croire que nos gouvernements peuvent y changer quelque chose.
Une chose est sûr, comme le dit l'article, notre activité qu'est le ski (sur neige naturelle) est amenée à disparaitre si l'évolution des températures continue dans cette dynamique.

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LeDahuSkieur

inscrit le 27/01/12
Matos : 1 avis
A propos du même sujet, le magasine Science et Vie a publié un hors-série à propos du dérèglement climatique en france

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yone74

inscrit le 02/01/08
Stations : 4 avis
Cela dit, même en cas d'inversion du Gulfstream, ça serait une sacrée grosse merde car en France métropolitaine aucun équipement d'infrastructure et de gestion structurelle n'est adapté pour résister à des températures négatives extrêmes. Et je parle même pas des réseaux électriques et alimentation en eau qui pètent dès la première semaine à -10 degrés (cf Annecy il y a quelques hivers).

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Jerem623

inscrit le 24/01/12
BOnjour,
Je suis tout à fait conscient du réchauffement climatique.
L'article est intéressant mais incomplet. En effet, les études exposées ne font état que des Alpes, hors ce n'est pas le seul macif que nous avons en France ! Comment le réchauffement s'applique-t-il sur nos Pyrénées ?! Car ces dernières saison (à part la dernière à la limite qui n'était pas très fournis en neige) nous avons battu tous les recors, notamment l'année 2013 ! Et ce ne fut pas la seule puisque la saison suivante était du même ordre !
Je pense que le réchauffement nous ferait ici une saison de neige plus courte mais plus intense ? Dommage que l'article n'en parle pas...
(http://lci.tf1.fr/france/pyrenees-record-de-neige-a-cauterets-7815358.html .
KillaWhale
Statut : Gourou
inscrit le 05/02/06
Stations : 3 avisMatos : 25 avis

Staff depuis le 04/10/17
Nous avouons totalement qu'il est incomplet pour la raison suivante : comme dit en introduction, c'est un compte-rendu de ce qui s'est dit lors du colloque de la FRAPNA, la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature. Par conséquent, il traitait essentiellement des Alpes du Nord. Cependant en ce qui concerne la France, je peux te garantir que la tendance (au sens augmentation de la T° moyenne et donc remontée de l'iso 0°, modification de la répartition de la faune et la flore, etc.) peut-être généralisée aux autres massifs, Alpes du Sud, Pyrénées, Massif Central, Vosges et Jura.

En ce qui concerne les Pyrénées, je te conseille de lire ce PDF qui traite de leur cas (similaire globalement sur les problèmes liés aux changements climatiques mais avec la particularité territoriale des PY qui est considérée, notamment les secteurs autres que le tourisme avec la problématique de l'eau) : http://www.opcc-ctp.org/images/espacedocumentaire/publications/ADAPTATION/adaptation_synthsefinale_fr_dfinitive.pdf

Source OPCC (Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique) : http://www.opcc-ctp.org/

Tu y trouveras des visuels assez proches de ceux utilisés dans l'article ;-) Les problématiques globales sont les mêmes... Pour l'enneigement je n'ai pas sous la main de statistique d'enneigement dans les PY telle que celle du col de Porte (en terme de quantité en cm), en revanche il semble clair au vu des études que la durée de l'enneigement est comme tu le dis de plus en plus courte. Je continue de chercher pour voir si c'est vraiment plus intense (et si ça pourrait ainsi limiter en terme de quantité la perte). J'ai juste trouvé ça pour le moment (dimanche soir hein...), d'autres pourront confirmer ou infirmer : "Contrairement aux températures, la variation de la quantité des précipitations est moins évidente. La tendance au cours de ces 50 dernières années est négative, de l’ordre de 28 mm par décennie. Néanmoins, une grande variabilité interannuelle est observée : au cours de ces deux ou trois dernières décennies, les années sèches ont prédominées, avec toutefois la présence de certaines années relativement pluvieuses. Concernant les contrastes territoriaux, la baisse des précipitations annuelles est plus importante sur le versant sud que sur le versant nord, mais ces différences ne sont pas importantes." (Source : http://www.opcc-ctp.org/images/images_2014/actions/Resumen_CLIMA_FR.pdf)

Il faut se méfier aussi des "impressions" et des gros hivers : ils font des records et peuvent permettre de limiter la casse mais la tendance globale doit être observée sur le long terme et là pour le moment, c'est pas très réjouissant...
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Jerem623

inscrit le 24/01/12
Très bien Killawhale je vais parcourir l'observatoir Pyrénéens. Je vois que mon impression sur l'enneigement n'est pas mauvaise.
De toutes manières ce réchauffement ne peut être que néfaste... En fait, il n'y a pas vraiment besoin d'études pour s'en rendre compte, il suffit de voir la croissance démographique mondiale, l'évolution des technologies... Le point de non retour à était franchie il y a bien longtemps... Maintenant les études peuvent permettre de ralentir tous ces effets et il faut de toute façon y croire car sans neige que la vie serait bien triste !
Depuis petit que j'allais skier dans les Pyrénées, j'ai toujours entendu dire qu'il n'y aurait à court terme plus de neige et que les stations fermerait, comme on le pensait pour Artouste ! Pourtant, la neige est toujours là et les stations aussi !
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jojoski

inscrit le 05/12/03
J'avais pas vu cet article, les commentaires en 2015 tels que sans Gulf Stream on aurait le climat de Montréal en France m'ont bien fait sourire .
http://www.larecherche.fr/savoirs/climatologie/gulf-stream-fin-mythe-01-02-2003-75176
issu de ça
http://www.ldeo.columbia.edu/res/div/ocp/gs/pubs/Seager_etal_QJ_2002.pdf
Rque . Pour les précipitations, pas de baisse en hiver sur les Alpes Suisses

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jojoski

inscrit le 05/12/03
PS il écrivait en 2003 'la fin d'un mythe'' 12 ans après la réponse est non le mythe est encore bien là .
( cela dit 3 ou 5 ° de moins ça ferait déja pas mal de changement )

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lessismore

inscrit le 12/11/14
Matos : 1 avis
Rien sur les causes? L'inconsistance de la prospection de cet article rend ses orientations suspectes.
KillaWhale
Statut : Gourou
inscrit le 05/02/06
Stations : 3 avisMatos : 25 avis

Staff depuis le 04/10/17
Tu as lu l'introduction ?
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lessismore

inscrit le 12/11/14
Matos : 1 avis
J'ai lu et je n'ai vu mention nulle part des causes. Je n'attends pas le grand procès du CO2 et des activités humaines, car ça n'est pas l'objet. Mais cela n'empêche pas d'évoquer en une petite phrase les causes et d'avoir une approche un peu moins timide et timorée par rapport à la problématique du changement climatique. Sans non plus verser dans le militantisme de bistrot.
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