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Traversée Bionnassay-Mont Blanc-3 Monts
Voici quelques photos de ZE course de cet été pour moi et mon père : La traversée Bionnassay-Mont Blanc...et descente par les 3 monts.
C'était fin juillet, vers la fin de ce séjour à Cham où, oui, miracle, ila fait beau et chaud pendant...un mois. Pas de pluie, rien. Grosses chaleurs même. La canicule quoi. Mais un temps idéal, bien différent des autres années. Après quelques randos, un Buet et une Vallée Blanche avec mon père et celui de da gogglette, nous partîmes donc pour cette traversée. A deux. Entre hommes, avec mon popa.
Première benne aux Houches, à 7h30, avec déjà pas mal de monde pour le Mont Blanc. Arrivés à Bellevue, tout le monde a pris la direction du TMB, pour monter au Nid d'aigle, puis au Goûter et nous, nous avons continué notre chemin, traversé les rails dudit TMB pour nous retrouver tranquillou au fond de la vallée de Bionnassay. Direction : Le col du Tricot pour rejoindre le refuge Durier.
Sous Tricot, les Dômes de Miage apparaissent.
Et au Col, on les voit bien. pas moyen de les louper...et de ne pas penser à l'expé ski de rando du sieur Biniou, de manuman, de Tom...On surplombe les chalets de Miage, on a une vue imprenable sur l'arête Mettrier.
Après le Col, direction donc Durier, via le refuge de Plan Glacier, en parcourant plus ou moins à flanc un sentier maginifique, sauvage, avec personne dessus.
Petit à petit, sur ce chemin quand même un peu casse pattes qui fait tirer la langue et qui déjà nous fait réfléchir à notre consommation d'eau, le vert fait place au gris des moraines. Des cailloux, partout, l'envers de aiguilles de Tricot, l'odeur caractéristique des coins plein de pavasses, de sable morainique, d'eau qui court. C'est super beau, déjà. Mais il nous faut monter tout là haut, au Col de Miage ((3888m...)
Etape au refuge de Plan Glacier, petite cabane cachée au pied d'un pilier, sans doute introuvable l'hiver si tu connais pas le coin. Mais c'est clair, ça doit valoir le coup de monter ici à ski.Pour info, la pente du toit a été revue pour laisser passer les avalanches et "éviter" que le refuge ne disparaisse.
On quitte ensuite le refuge pour cheminer dans les pierriers et des terrains foireux. Le gardien au refuge nous avait conseillé de mettre les casques. On monte sur des ressauts, on traverse quelques névés, on descend dans des systèmes de vires...bref, faut traverser pour rejoindre le glacier du Miage et traverser sur une zone de plat, au pied d'une cassure. On met les crampons, encordement à bonne distance...et en route !
Pour la suite...euh..il faut se dire que monter à Durier, c'est comme aller au Goûter : pas mal de déniv' à prendre dans un terrain pourri ou vraiment pas grand chose ne tient, si ce n'est le bout d'arête, de bastion sur lequel tu remontes pendant pas mal de temps. Les topos parleraient de "rochers délités" . Sur 700 ou 800m de déniv (je n'ai pas la carte du coin... ), c'est vite longuet. Alors nous remontons tout ça doucement. On prend des photos, on filme. On est parti depuis 7h30, les sacs se font sentir...
M'enfin bon...nous arrivons tout de même au refuge. Au petit refuge Durier, posé tout là haut entre les Miage et la Bionnassay, notre objectif de demain. Comme au Goûter, on a l'impression de voyager, d'être dans un cube qui se transforme en avion quand les nuages passent. D'un côté, on a les Contas, les Chalets de Miage, de l'autre, eh oui, c'est l'Italie et l'immense vallée du Glacier de Miage -italien cette fois, vous me suivez ?. On devine même, tout au fond, le lac du Miage, le lac Combal qu'on longe lors du tour du Mont Blanc.

la suite la suite !

Et nous, on est là, au Col de Miage, avec au bout de l'arête le Col Infranchissable, les Miages, la Bionnassay. Trop beau.
Mais il va falloir penser aux choses sérieuses...Lever à 3 heures, départ au radar, forcément...et à la frontale. On chemine dans les éboulis, on passe des dalles polies par le glacier, quand il y en avait encore un...et c'est la traditionnelle chenille de points lumineux, de bruit de chaussures mal réveillées qui cognent dans les blocs, des pas mal assurés. Il faut chercher les cairns...mais pour une fois, je m'en tire pas trop mal et c'est sans encombre que nous emmenons, mon père et moi, les 6 autres gugus qui nous suivaient jusqu'au départ de la voie.
Un coup d'oeil vers la droite et oui, il est déjà là. Le Mont Blanc, tout là-bas. Il va falloir y aller, se traîner jusque là-haut, tirer un peu la langue.
Et après une selle neigeuse, assez aérienne, sorte d'apéro gazeux, avant gout de ce qui nous attend après la Bionnassay, on s'élève de 300m, en escalade "facile" cotée 3 : systèmes d'écailles, de vires, qui donne un ensemble pas trop pourri, et agréable à grimper. Attention, nous sommes déjà à 150m sous le sommet, à environ 3900m..et donc pas en salle Tout au fond, on voit les Miages et le col, point de départ de la course.
C'est ensuite une pente de neige à 40/45° ? qui nous attend, le regel, à cette altitude, a bien fait son boulot. On devine le sommet de la Bionnassay (4052m).
Aiguille de Bionnassay ! 4052m ! Sommet pour mon père ! je ne suis pas peu fier. je regarde cette montagne d'en bas, depuis que je suis tout petit. Et aujourd'hui, je suis en haut. Le pied. Il fait beau, pas de vent. la journée est parfaite. Le sommet n'est pas large. la course d'arête commence.
En bas, le vallon de Bionnassay, le Col de Voza...les Houches...
Quand je vous dit que c'est une course d'arête...
Moi, au passage caractéristique de la corniche. Depuis le temps que je la voyait d'en bas celle-ci !
je pense que TT aurait pu avoir l'idée saugrenue de se ballader dessus...
Nous sommes maintenant passés à l'ombre. Le Dôme du Goûter nous cache du soleil. Derrière moi, le piton des italiens (4002m), sortie de la voie normale italienne, via le refuge de Gonella.
Et on continue. Là, je ne vous cacherais pas que ca va doucement. Nous prenons notre temps, sans nous arrêter mais on garde un rythme tranquille, régulier. On pourrait vite se cramer. Le Mont Blanc, 2ème objectif du jour est encore loin.
Nous sommes là entre le Piton des Italiens et le Col du Dôme, toujours dans les 4000.
On se rapproche ! Refuge Vallot (4362m). Les gars de la voie normale du Goûter sont pour la plupart descendus. Il reste tout de même pas mal de monde qui profite du temps, du panorama.
L'altitude et la fatigue commencent à se faire sentir. les hélicoptères tournent, les Viets ne sont pas loin . Mon père et moi n'avions pas fait un max de courses pour se mettre en altitude...alors forcément, vers le passage des Bosses, on se traîne un peu et les chaussures sont en plomb. Hymalayesque, non ?

Sommet ! 4810m...il est midi et demi...déjà 9 heures de course. Grosse émotion pour moi...sans doute l'un des plus grand souvenir de ma vie jusqu'ici. On est encore là haut, tous les 2, avec mon popa

Nous sommes -je crois- tellement émus qu'on en oublie de faire une photo au sommet, tous les 2. Je fais quelques images. De toute façon, je sais qu'on reviendra. La course est superbe, le temsp parfait...Physiquement, on est pas au top top. C'est pas l'arrache non plus, mais on va doucement.
Et c'est la descente par les 3 Monts...Mont Blanc, Mont Maudit, Mont Blanc du tacul...petite promenande entre 4810 et 3800...C'est beau mais c'est monstre long. On ne se parle pas beaucoup, on souffle, on ouvre grand les nyeux.
Rimaye du Mont Maudit, après le col de la Brenva.
On passe le Maudit...on traverse ce long plat du Col du Maudit, puis la remontée...et nouvelle descente, la dernière : celle du Tacul. C'est magnifique...mais on n'a pas pris de photos. L'heure était déjà bien avancée, et cet endroit, il pue des fesses . Les séracs sont comme des immeubles, et toi, tu te sens tout petit petit. On a tracé, sans s'arrêter, pour vite sortir de cette pente. Du coup...sur ce grand plat au Col du Midi...ouah...je contemple la chose, sceptique.
On a plus d'eau, le temps devient glauque, on est fatigué...que c'est dur. A la descente, l'arête de l'Aiguille du Midi, c'est easy. Bah à la remotée, quand vous en avez plein les pattes, c'est un calvaire. Interminable. Chaint. Usant. démoralisant...surtout par un temps pareil qui ne va pas vous aider à garder le moral.
l'ambiance est toujours aussi glauque. la Rimaye sous la grotte de Glace s'est effondrée laissant un trou de 3m de profondeur

.
OUf ! Il est 17h45...Juste le temps de prendre la dernière benne. Nous n'avons plus d'eau depuis trop longtemps, mais quelle course ! 3h30-17h45...une belle bambée comme dirait Gaston !
De l'eau, vite !! Et ma chérie qui nous retrouve !
Voilà. Ca y est. Nous sommes en bas, après une des plus belles courses que je connaisse. Du gaz, de l'altitude, un long parcours d'arête comme on aime, se retrouver à 2 là-haut...trop bien. Merci à daddy, et à la météo...et à la benne !
A vous, Cognacq-Jay !
super merci pour le partage
courses d'aretes ... le genre de truc que je pourrais jamais faire ... trop le vertige ! je l'ai eu rien qu'en regardant tes photos ...
merci pour les photos et le recit on sent que ca vient des tripes du coup on se plonge bien dedans ...
jolie "ballade" !!!

Beau reportage, qui met bien dans l'ambiance...
belle course et chaude ambiance!
et bravo à ton père(qui doit être de mon âge!!!!)
c'est vrai que l'aiguille de bionnasay,elle a de la gueule!!
dommage,c'est trop tard pour moi avec le genou que j'ai pour refaire des grandes courses;heureusement qu'il y a les imaes!!
Chapeau !!!
Superbe course de haute montagne trés bien illustrée, ça donne vraiment envie.
C'est beau quand même les Pyrénées



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Domage que les Alpes soient si lointaines, sinon...
Félicitations! Très belle course, superbes photos! Merci d'avoir partagé celà!
(Par contre, impressionant le trou sous la grotte de glace ...
)
Ah ben merci pour ce joli reportage qui fait bien plaisir!
J'adore le 1er refuge!
Félicitations pour cette très belle course, d'autant plus quand on peut la faire en famille! Félicitations surtout au Papa!
Le seul conseil que je ne saurais te donner: essaie d'y remonter en hiver avec les skis!
Bravo, c'est super beau !!!
Jôli, et bien belles photos.
Sur la dernière on dirait que vous faites moins les malins...
Superbe récit, on s'y croirait

Félicitations pour la durée de la course, impressionnant de marcher aussi longtemps à cette altitude !
bravo c'est un superbe reportage, quand tu dis que c'est pas le top de la forme....je suis déjà essouflé quand je descends les escaliers des grands.
bravo bravo et encore bravo
tres belles photos,recit impeccable, aventure humaine, parcours génial:
Bravo!!
juste waaaaaaaouuuuuuuuuuuuu !!! Je me dois de faire ca quand j'aurais le temps tu dois te sentir tellement bien la haut

Superbe ! Une des courses au programme pour... plus tard...
Merci pour les photos, faut prendre le temps de les faire quand on est lancé...
Super reportage et magnifique course. Bravo !
Ca donne envie d'y monter. Enfin pour la traversée de l'Aiguille de Bionnassay, je n'en suis pas si sur ?!! C'est qu'il y a du gaz là-haut !
C'est aussi beau que c'est haut...
Une trés belle course et un beau récit, bravo ! Tu m'as fais passer un tres bon moment...
Joli tout ça. Tain, la rimaye, c'est pas beau à voir!
Tu peux nous en dire un peu plus sur le niveau des difficultés, les déniv, s'il y a des topos sur cette course!!

Merci
Alors euh...
Question difficulté, la course est cotée IV/AD mixte, pour les experts des cotations topos

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Sinon, beh, c'est sûr que c'est long, ne serait-ce que pour monter à Durier. Pour ceux qui connaissent, ca vaut bien une montée à Adèle Planchard en partant côté La Grave. Y'a en plus, quand même, le facteur altitude qui est à prendre en compte, l'éloignement (qui donne je pense la cote "IV"

, les arêtes bien éfilées, corniches possibles, pentes un peu raides par endroits...ca donne un parcours engagé quoi.
Surtout pour la partie Durier/ Col du Dôme.
Ensuite, on reprend la voie normale par le Goûter, qui ne pose pas de difficultés particulières, si ce n'est l'altitude.
Le parcours de descente est plus foireux de toute façon. Le secteur descente du Maudit-descente du Tacul est assez expo, surtout aux heures chaudes de l'après midi. On le voit hélas chaque été
M'enfin ça reste une course à dominante neige, pas technique dans le sens où faut sortir les piolets tractions, faire péter les broches et toute la quincaillerie ('tention tout de même sous le maudit au passage des cordes fixes. 2 rappels possibles, anneaux et cordes fixes en place)...mais on rentre dans ce qu'on appelle je pense les "Grandes Courses" et, je me répète, c'est un parcours engagé.
Vouili voilou.
A vot'bon coeur !

Superbe sortie. L'arête de Bionnassay est vraiment extraordinaire.
Vous n'avez pas eu envie d'enchaîner depuis la traversée des Dômes, plutôt que de monter à Durier par Plan-Glacier?
Ca peut faire un enchainement top: plus de 10 kilomètres d'arêtes entre 3500 et 4800. Les plus belles arêtes du massif, en plus.
Dans mes objectifs depuis un moment...
Beh depuis...oui, j'y pense
Avec une nuit aux Cosmiques pour enchaîner l'arête du même nom...et midi plan.
Ou Arête des Cosmiques, bivouac avec des potes qui te ramènenent de la bouffe à l'attaque des arêtes de rochefort. Bivouac à canzio. Puis traversée des Jorasses.
Petit programmme, sur quelques jours quoi

Ouais, y'en a des trucs à faire...
en trois petit mots " c'est ENORME"
Sympa !
Moi j'ai fait le Mont Viso (3841m) c'est moins haut mais je pense que nous avons eu le même ressenti ! Le plaisir d'être en montagne ...
@+
Superbe! J'espere le faire un jour!
Magnifique! Bravo! Superbe! En voilà une qui me fait envie... C'est dla belle course!
La "grande" traversée en plus... Bon, il manquait les Miages, mais ce n'est pas le morceau de bravoure...
Et "petite ambiance familiale" qui doit être super à vivre!
Une journée au top, une bien belle arête et merci pour le récit de l'intérieur, ça fait bien envie..

les photos sont superbes, et le récit emouvant ! Merci et felicitation. Et bravo au papa aussi

Quelle course !!!
Superbe !!!
Beau récit et magnifiques photos !!!!
Et dire que j'étais au pied de cette Bionnassay il y a quelques années, et à cause d'un monstrueux orage, on a plié plus vite que prévu à la maison ..... Grrrrrrrr .... dommage !!!!
L'aiguille de Bonnassay est difficile techniquement ??
T'en as bavé ?
Faut dire qu'elle en impose ....
"Techniquement", c'est pas difficile. je sais pas si t'as lu plus haut, mais j'ai décrit un peu l'ensemble des difficultés.
"Physiquement", ça allait bien. Tu grimpes à 4000, mais c'est surtout l'amplitude de la course derrière qui nique bien.
++
Tiens j'avais pas vu que t'avais poste ca ici aussi

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Ouep, belle course, promis, on ira faire les cons ensemble un jour la haut !
Ca promet ça

!