Salut à tous,
J'aurais besoin d'infos à propos de l'EPFL, et vu que quelques uns qui trainent ici semblent être en formation à cette école, autant le demander!
Je vous rassure, c'est pas pour moi, mes études sont depuis qq temps bien finies, mais pour la fille de mon employeur, qui est sur Lyon, et qui a bien du mal à choper des renseignements sur cette école.
Donc si ils pouvaient dans un premier temps discuter un peu de tout ça par tel avec ce serait super, ils sont même prêt à venir sur Lausanne pour rencontrer des personnes qui auraient suivi cette formation. Moi je fais juste le pont, si ca peut aider...!
Voili voilou, leur fille va passer son bac S à la fin de l'année, et se pose des questions si elle doit faire une prépa, comment intégrer l'école, quels ponts peut-il y avoir entre les différentes formations, quelle reconnaissance en France ou à l'étranger du diplome, quelle ambiance entre les étudiants et les enseignants, bref, c'est le flou et ils aimeraient y voir un peu plus clair!
Merci d'avance!
Julien.
(mon tel par MP)
J'ai un pote qui enseigne là-bas... Envoie-moi un mail, avec toutes les questions, et je lui transfère...
snowfun (30 janvier 2008 10 h 18) disait:
J'ai un pote qui enseigne là-bas... Envoie-moi un mail, avec toutes les questions, et je lui transfère...
idem pour moi...
elle pourra choisir entre faire des bateaux pour allinghi ou des avions pour piccard

Je n'y suis pas mais les cours semblent d'etre d'un tres bon niveau, j'ai souvent trouvé de tres bon cours sur le net à l'EPFL
J'ai terminé ma formation à l'EPFL (en environnement), mais Ak a déjà merveilleusement bien résumé la situation...
Derrière les projets phares d'Alinghi et de Piccard (éclairés bien plus par l'autocongratulation constante d'Aebischer que par leurs valeurs intrinsèques), il n'y a pas grand chose. L'école engage d'éminents chercheurs, en négligeant l'enseignement: la pédagogie fait trop souvent totalement défaut à ces as de la publication. De surcoît, mon master a été marqué par une redondance béatifiante de cours... Pour le ski, c'était sympa, mais je doute que ce soit très formateur!
Attention toutefois: mon jugement est peut-être à modérer en fonction des sections...
Pour un point de vue décalé (pour initiés), mais mettant habilement certains disfonctionnements de l'EPFL en avant:
Le journal presque officiel de l'EPFL ; le "Trash" en lieu et place du "Flash"
Eh bé, ça envoie du gros ! Et je ne veux pas dire, mais quand on lit la prose de certains directeurs d'écoles (sans compter la Pécresse), ici en France, on se demande si on ne va pas droit vers tout ça

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J'y ai enseigné 6 ans (2001-2006), et je confirme tout ce qu'a écrit diablerets_isenau (excellent le "trash" !!!).
Je suis pas très surprise de ce qu'il dit concernant la redondance entre les cours : en 2004-05 quand on est passé au système dit de Bologne (Bachelor-Master-Doctorat) comme partout en Europe, il a fallu, un peu à l'arrache, mettre en place des programmes de Master. Dans la section où j'étais (info), on avait eu 2 réunions, fin 2003 et début 2004, à l'issue desquelles on avait décidé quelle forme de master on proposerait, et puisqu'on y proposait des spécialisations, lesquelles. Je devenais en charge d'un cours de 6h/semaine sur un semestre, faisant partie d'une spécialisation où les élèves devaient obtenir 30 crédits (correspondant à 30h de cours/semaine), choisis parmi une quarantaine possible. Pour construire cette spécialisation, on avait pris des cours et des profs qui existaient déjà et on avait collé les morceaux ensemble pour faire un programme, mais y'avait pas vraiment eu de réflexion en amont pour assurer pertinence des morceaux et cohérence interne de l'ensemble. Je m'étais dit que bon, à l'arrache on pouvait pas faire mieux, mais que sûrement on se reverrait dans le courant de l'année universitaire 04-05 pour affiner, corriger, etc... ben non... en discutant avec des étudiants j'avais bien vu que mon cours comportait des redondances avec d'autres, que y'avait des trucs qui s'articulaient mal entre les cours, etc. J'avais contacté 2 profs, que j'ai vu individuellement pour en causer un peu, mais on a jamais eu d'autre réunion avec les autres profs et le responsable de la spécialisation ou celui du Master, et l'année d'après, rien n'avait changé....
pour le fait qu'ils en aient RAF de l'enseignement et concentrent tous leurs moyens à recruter des stars en recherche pour faire briller la vitrine, c'est vrai, mais à leur décharge faut savoir que les classements internationaux des établissements d'enseignement supérieur sont basés sur les performances de leurs profs en recherche (évaluées sur la base des prix qu'ils obtiennent, nobel et autres moins prestigieux, et de leurs listes de publis), mais pas du tout en considérant la qualité des enseignements.... l'EPFL cherche cette notoriété internationale... (et quand on dit qu'ils mettent les moyens, c'est financier et politique, et ça inclut du phagocytage local : depuis 2004, ils se sont quand même "acheté" l'ISREC="Institut Suisse de Recherche Expérimentale sur le Cancer", et ont créé un département des "Sciences du vivant", auparavant domaine réservé de l'Université de Lausanne...)
roulio, pour la question concernant la reconnaissance des diplomes en france et ailleurs, le but du
processus de Bologne , c'était d'uniformiser le système de diplomes universitaires en Europe (Bachelor-Master-Doctorat) en généralisant le système de
crédits ECTS (en gros 1 an correspond à 60 crédits, donc bachelor= 3 ans = 180 crédits et master = 1 à 2 ans = 60 à 120 crédits). Normalement ça permet à un étudiant de faire valoir des crédits obtenus dans n'importe quel établissement d'enseignement supérieur en Europe, dans n'importe quel autre... et faire reconnaitre un diplome obtenu n'importe où, partout en Europe...
Après, c'est sûr les masters d'une même branche ne se vaudront pas tous sur le marché de l'emploi selon où ils ont été obtenus... mais là pour l'EPFL ben à prori ça dépendra des sections (pitêtre que le master en environnement est hyper-coté alors que celui en info, spécialisation biocomputing, vaut rien du tout...).
Enfin, comme l'EPFL est dotée d'énormes moyens et qu'ils ont décidé de les mettre exclusivement dans la vitrine (Aligni)et le recrutement de futurs prix nobel, en principe, quelle que soit la qualité des enseignements qui y sont proposés, l'école devrait avoir une excellente réputation internationale...
et pas compris ta question sur la prépa, y'a pas besoin de faire une prépa pour rentrer à l'EPFL... mais je crois qu'ils ont un système de prépa interne, pour ceux qu'auraient pas le niveau pour rentrer direct, je crois...
slow_rideuze -> comme tu le soulignes, le classement des écoles et universités auquel tout le monde se réfère, celui de Shanghai, porte sur la recherche et non sur l'enseignement. L'EPFL est une caricature de ce que peut engendrer la croyance aveugle en la pertinence d'un tel classement, vu ce que toi et l'auteur du "trash" montrez.
Quand donc y aura-t-il quelqu'un pour dire tout haut (et se faire entendre) que ce classement est du pipeau ?
Au passage, par mes activités associatives, j'ai eu quelques relations (indirectes quand même) avec le modèle de "Bertrand Poseur". Il a coulé un de nos projets, en tentant de le détourner à son profit. Et je crois bien que c'est par lui que nous a été donnée cette affirmation, selon laquelle l'EPFL s'intéressait davantage à la bourse bien garnie des étudiants, qu'aux autres vétilles telles que leur niveau.
dans
ce film (contre la loi Pécresse), ils causent du classement de Shangai...
Tu es sûrement au courant que jejmule y a fait ses études et y travaille encore, mais si c'est pas le cas comme ça c'est fait

cool, merci à tous pour ces premiers éléments de réponses, je leur transmet tout ca!
.J-louis, j'ai cherché ton tel mais je le trouve plus, tu peux me le refiler siteuplé?
Val', ouais, j'ai pensé à jej, je lui ai envoyé un mp via la barj hier

hop, petit message de l'intéressée:
Merci à tous d'avoir répondu à l'appel à propos de l'EPFL.
Suite à vos témoignages, je pense que je vais abandonner cette idée d'EPFL…ça m'a pas mal éclairée sur la réalité de cette école, qui n'est en effet pas si exceptionnelle que ça…et je vais me contenter de rester en France, où il y a aussi de bonnes, voire de très bonnes écoles.
Mais c'est que j'ai eu pas mal de difficultés à trouver des témoignages autres que ceux du site de l'EPFL, cad ceux sélectionnés par l'école même et donc pas très objectifs. Et en plus en France, on ne nous parle pas trop des écoles à l'étranger…
Donc voilà… et encore merci!!!
comme ça on dira pas que des français ont participé à la prochaine victoire d'alinghi
