Merci jojoski pour ces précisions intéressantes. Dans mon bahut plutôt tranquille (il a intérêt à le rester, puisque que le fiston du gominé y étudie sans faire de vagues malgré sa situation ; cela mérite d'être dit), je vois les "anciens" partir en masse (une douzaine par an, pour un effectif d'environ 150) et dire au pot de fin d'année qu'ils sont bien contents de mettre les voiles. Mais ils ont presque tous atteint le dernier échelon de la hors-classe, et malgré tout, entre la possibilité de partir et l'attrait de quelques sous supplémentaires s'ils jouent les prolongations, ils optent majoritairement pour le premier choix. En général aussi, et c'est ce qu'il y a de plus symptomatique de l'état de débandade dans la maison, ils partent le plus près possible de leur date d'anniversaire, et ne finissent pas l'année scolaire.
Peu des "survivants" envisagent une reconversion, non parce qu'ils en seraient intrinsèquement incapables, mais parce qu'ils connaissent les préjugés liés à la profession dans le "monde extérieur". La seule vraie porte de sortie consiste à passer un concours administratif, mais cela concerne aussi, à l'intérieur de l'EN, ceux dont la principale compétence est l'aptitude au fayotage, et qui postulent aux carrières d'inspecteur : "quand on ne sait pas faire quelque chose, on l'enseigne, et quand on ne sait pas l'enseigner, on l'inspecte"

. Les emplois de chef d'établissement n'ont pas la cote, à cause des emmerdes sans fin auxquelles on peut s'y attendre, qu'elles viennent d'en-haut ou d'en-bas. De plus, les postes ouverts au concours sont en nombre insuffisant par rapport aux besoins, on assiste désormais à des regroupements d'établissements, et à l'emploi de "faisant fonction de".
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