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A l'automne 1994,le lac de la Cour fut donc achevé(photo1)...
A l'été 1995,le plus grand chantier destiné à la neige de culture qu'ait connu la station jusque là se poursuivit par la création d'un réseau complet sur la piste des Terres Rouges(débaptisée depuis).
Ce réseau monofluide ,réalisé par la société Montagner(celle qui installa les téléskis du Chouly,du Prarian et de l'Almet dans les années 1970 et qui s'est un temps reconvertie dans la neige de culture avant de disparaître)fut relativement simple à mettre en oeuvre,étant donné qu'il n'y avait que des canalisations d'eau à y faire passer(photo 2).
Le mini réseau du Chinaillon fut quant à lui modernisé :une ligne de canalisations fut tirée des bords de la piste de la Floria(devenue « Pessotays »)jusqu'au Châtelet,en passant par la Bournerie.
Le lac de la Cour,retenue collinaire assez importante d'une capacité de 55 000 m3 ,fut rempli par la surverse issue des diverses sources alimentant le ruisseau de la Cour.
Il fut relié au nouveau réseau des Terres Rouges,équipé de nombreux enneigeurs,mais pas à celui du Chinaillon,qui se fournissait encore dans le torrent au grand dam des associations de pêcheurs...
Tout fut fin prêt pour le début de la saison d'hiver 1995/96 :ceci constitua un excellent argument publicitaire(photo 3).
Le marché de l'immobilier ne s'y trompa pas :les chalets individuels,alors en vogue,commencèrent à miter toute la vallée du Chinaillon tandis que les immeubles-chalets,toutefois plus petits et mieux intégrés que ceux des années 1970/80,firent leur discret retour.
En cas d'absence de neige,les skibus accéderaient facilement aux Terres Rouges en empruntant la récente extension de la route des pistes.
Mais la neige ne manqua pas cette saison !
C'était un bon début,mais cela ne suffisait pas à la S.A.E.M(photos 4 et 5)qui à partir de 1997 allait poursuivre ses investissements non seulement dans la neige de culture(en dépit des déperditions du lac de la Cour),mais aussi dans le renouvellement du parc des remontées mécaniques .
Après 11 ans d'interruption,on eut enfin le plaisir de voir de nouvelles installations !!!
Ce fut le télésiège quadriplace fixe du Châtelet ,premier quadriplace du Grand Bornand,qui ouvrit le bal(photo 6).
Cet appareil à haut débit(2400 personnes à l'heure en théorie,et 2250 en pratique)est doté(comme les Terres Rouges et le Crêt )d'une gare Alpha bleue à 6 vitres(mais à pieds écartés),de sièges « Arceau »(les mêmes que ceux du Crêt,mais en 4 places)et d'un tapis d'embarquement.
Il remplaça téléski et le télésiège du Châtelet sur un tracé inédit.
Parallèlement,le bas de la piste de la Tolar ainsi que la piste du Lac furent à leur tour équipés d'enneigeurs monofluides garantissant ainsi l'aller et le retour vers les Terres Rouges.
Le mini réseau du Chinaillon fut enfin relié au lac de la Cour,ce qui permit un accroissement de la production sur ce secteur.
En 1998,le télésiège fixe quadriplace « des Gettiers »,en tous points analogue à celui du Châtelet,vint remplacer les trois téléskis du Baby et du Mini-Schuss et téléski des Outalays mais surtout,sa piste fut intégralement équipée d'enneigeurs monofluides à basse pression Montagner (photo 7).
Ce nouveau réseau (qui se relia au lac de la Cour depuis le sommet du Châtelet en se branchant sur celui de la piste du Lac)permit également d'enneiger le chemin menant du Châtelet au sommet des Gettiers,mais aussi le haut et le bas des Outalays.
On disposa dès lors de trois pistes enneigées(Terres Rouges,Gettiers et Outalays) « reliées »entre elles,à ceci près toutefois qu'il était impossible de rallier le Châtelet(donc le Maroly)depuis les Gettiers !
En 1999,la S.A.E.M installa le nouveau télésiège quadriplace fixe de la Tolar en remplacement de l'ancien télésiège biplace.
Cet appareil diffère des deux précédents quadriplaces par sa gare(toujours une Alpha,mais avec 7 vitres fumées noires et à pieds droits)et ses sièges,des « Doudouk » quadriplaces.
Son tapis d'embarquement ,comme pour ses deux confrères quadriplaces,lui confère un débit théorique de 2400 personnes heure qui est presque atteint(photo 8).
Son arrivée au sommet de la Floria et non plus en contrebas permit la transformation sans terrassement de deux itinéraires hors piste .
Ces pistes « supplémentaires »,la rouge « des Dames » et le couloir « de la Sonnerie »(autrefois connu sous le nom de « noire des Bouts »),furent dédiées au ski sportif délaissé depuis longtemps par la station .
Tout ceci s'accompagna de l'enneigement artificiel,toujours en réseau monofluide et par basse pression,du haut de la Floria.
Ainsi,le haut de la Tolar fut (enfin)enneigé deux ans après le bas,le haut de la combe de la Floria (aussi nommée « les Languières » puis "Lanches)ainsi que la piste passant sur l'épaule et dans le goulet(la rouge « de la Floria »)furent aussi équipés jusqu'au sommet des Outalays.
Le domaine enneigé artificiellement prenait une nouvelle dimension,devenant de facto plus attractif.
En l'an 2000,une « usine à neige » permettant de fabriquer de l'air comprimé fut construite au sommet du télécabine du Rosay.
Elle permit d'équiper la liaison Gettiers/Côte de canons « perche »bifluides à haute pression (technologie analogues à celle des premiers canons installés 20 ans plus tôt au pied de la piste des Envers)lesquelles sont plus productives que les canons monofluides,mais plus onéreuses à l'entretien et à l'installation(il faut créer un réseau souterrain de distribution de l'air comprimé).
Ce furent également les débuts des travaux de terrassement de la future « piste 2000 »au sommet du Lachat(dynamitage et reprofilage du goulet )qui allaient durer cinq années :un record pour une création de piste!
En 2001,l'optimisation du domaine passa à la vitesse supérieure:à partir de là,fini les télésièges fixes...
Ainsi,le télésiège biplace fixe du Lachat,obsolète,saturé et à bout de souffle fut enfin remplacé...par un télésiège débrayable 6 places !!!
Le nouvel appareil fut installé non sans mal par la société Pomagalski :il fallut en changer le tracé suite à la découverte d'une faille géologique!(photos 9 et 10)
L'appareil de type « Phoenix 6 »,doté de gares « Satellit »(dont la gare aval entièrement tavaillonnée sur demande de la commune)et de sièges « Doudouk »six places équipés des pinces débrayables « Oméga » ouvrit le 31 décembre 2001,en plein après midi.
La clientèle se précipita pour essayer la nouvelle merveille,dont l'installation avait été attendue depuis des années et dont l'ouverture l'était depuis le début de la saison !
Bien sûr,il y eût de petits couacs classiques(erreurs de cadencement des sièges dues au rodage,arrêts prolongés avec évacuation par le moteur de secours)mais l'appareil enchanta tout le monde : on ne parla que de lui dans les mois qui suivirent.
Ce fut une révolution sans précédent sur le domaine.
Filmé,il devint même le fer de lance de la nouvelle image du Grand Bornand à travers un spot publicitaire télévisé dont le slogan était « Le Grand Bornand change d'allure » !!!
Du jamais vu !
Parallèlement,afin de garantir l'accès à cette pure merveille,le bas de la piste des Languières fut terrassé et équipé des fameux enneigeurs en perche bifluides.
Il en fut de même sur le chemin de retour Côte/Outalays qui permettrait désormais le retour au Chinaillon tout au long de la saison.
Et depuis le sommet du Lachat,les skieurs purent emprunter une nouvelle « piste 2000 »,inachevée et dangereuse,mais pleine de promesses!(photo 11)
Tout ceci contribua à provoquer l'accélération du bétonnage et la spectaculaire hausse des prix de l'immobilier,également initiée par les campagnes de publicité ciblées de la station à destination de la clientèle étrangère notamment belge et anglaise qui arriva dès lors de plus en plus massivement.
Le Grand Bornand,effectivement, « changeait d'allure »(photo 12),reniant progressivement la clientèle qui l'avait créé.
En 2002,les investissements furent restreints(on le comprend aisément)à la modification du réseau du bas des Outalays par prolongement de celui évoqué ci-dessus : les perches vinrent supplanter les canons monofluides(tendance qui se généralisa dès lors,photo 13).
En 2003,à partir du réseau d'eau des Gettiers,on dériva une branche vers la Mulaterie ce qui permit l'enneigement de la liaison par les désormais incontournables perches bifluides(remplaçant là encore les canons monofluides au pied du Châtelet).
Mais surtout,le bon vieux téléski du Maroly céda la place au nouveau télésiège débrayable 6 places Poma du même nom,le second du domaine,dont les caractéristiques techniques sont identique à celles du Lachat(gares « Satellit »,sièges « Doudouk » 6 places).
Son débit provisoire de 2250 personnes à l'heure renvoya dès son inauguration au rang de souvenir les queues au pied des installations du secteur,qu'il concurrença dès lors très fortement(photo 14).
Sa réalisation s'accompagna de travaux de terrassement titanesques sur le haut du plateau de la Nouvelle(300 000m3 de terre déplacée !!!)dont la partie la plus spectaculaire fut le rabotage de la crête du plateau dans l'unique but d'offrir aux touristes une superbe vue sur les Aravis hélas bientôt gâchée par la pose de filets !
L'appareil fut ,comme celui du Lachat,aussitôt adopté et loué par la clientèle,contribuant à dorer davantage l'image de la station et à y faire flamber les prix.
Cette année vit aussi disparaître les téléskis de la Cour:alors que celà avait été envisagé,ils ne furent pas remplacés...
En 2004,seules furent installées quelques perches sur la Floria au niveau du bois sur la piste des Pessotays(ex « noire des Pylônes »),à partir du réseau Côte/Mulaterie déjà cité et 2005 vit la poursuite de l'extension des réseaux de neige artificielle à la Floria,sur la piste des Eglantines,ainsi que la restructuration du vieux réseau du bas de la piste des Envers.
A cette occasion,le bas de cette piste a également été heureusement restructuré,notamment du fait d'une déviation de la piste.
Ca a pas mal déménagé aussi au Maroly,avec de nouveaux terrassement sur la piste rouge des Chardons,et l'achèvement (enfin !)de la piste 2000 dont le bas a été créé de toute pièce dans le mur du Maroly, sur l'emplacement du raidillon du vieux téléski.
Et bien sûr,il y eût le creusement du nouveau lac artificiel géant destiné offrir à terme la possibilité d'enneiger 80% du domaine actuel d'une capacité de 303000 m3 sur le plateau de la Nouvelle,commencé en 2005 et achevé(photo 15) après un long chantier plein d'imprévus à l'été 2007.
2007 qui vit également le retour du téléski "en dur" et à enrouleurs qui plus est au Bois des Raîches .
Cet appareil de 460 mètres destiné aux débutants et desservant une jolie piste verte permet d'assurer également le retour vers la Joyère et le village,délestant ainsi le téléski de la Côte et chose inédite au Grand Bornand depuis 1945,il a été construit par un constructeur étranger,l'autrichien Doppelmayr!(photo 16)
Doppelmayr qui remporta du même coup le marché de la construction du troisième télésiège 6 places débrayable du domaine,la Floria,dont le chantier commença en octobre 2007 pour s'achever en octobre 2008 en supprimant au passage le téléski de la Bournerie ainsi que lele télésiège triplace de la Floria rendant au passage le front de neige du Chinaillon méconnaissable(destruction de bâtiments historiques dont celui de la Beausite,rasage de la forêt du bas)contribuant une fois encore à l'augmentation du chiffre d'affaire de la SAEM...(photo 17)
« Le Grand Bornand change d'allure » :ce slogan était il prémonitoire ?
Le Grand Bornand ,c'est un fait ,à change d'allure à toute allure notamment durant cette décennie 2000 finissante.
J'espère qu'il a fait les bons choix même si je les désapprouve à titre personnel au point d'avoir quitté « ma » station de coeur...
(janvier 2007)
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En décembre 1984,la clientèle découvrit avec joie au Maroly le nouveau télésiège triplace fixe des Terres Rouges ,doublant désormais le Chouly pour le plus grand bonheur des monoskieurs de plus en plus nombreux.
Au passage,le téléski du Maroly fut raccourci,ce qui permit de sécuriser le bas du secteur en évitant que la piste venue de la Cour et de la Tolar n'ait à le traverser.
Ce télésiège (pourvu des familiers sièges''Goutte d'eau'')ainsi que celui du Crêt (pourvu lui de tous nouveaux sièges nommés ''Arceau'')renvoyèrent pour un temps au rang de souvenirs les queues du Chouly et du sommet de la Joyère : il est vrai que la vague de froid record de janvier et février 1985 ralentit hélas un peu les ardeurs des skieurs!
Dès lors,le domaine skiable avait atteint ses limites actuelles,offrant plus de pistes et d'itinéraires que jamais auparavant :il ne s'agrandirait plus !
Par contre,au milieu des années 1980,les fameux ''immeubles-chalets''(désormais devenus ''typiques'' ailleurs dans les Alpes françaises)continuaient à miter à toute allure aussi bien le village(notamment sur Villavit et au pont de Suize) que le Chinaillon(notamment au Samance et au coeur même de la station,dans la rue principale),soutenant toujours les finances de la commune qui devait faire face aux remboursements des crédits contractés pour l'extension du domaine skiable.
La machine désormais bien rôdée fonctionna à ce moment là à plein régime :au grand dam de quelques nostalgiques,rien ne lui résista,pas même le vieux village du Chinaillon ni la route de la Côte,le long de laquelle s'implanta le gros hôtel « Le Sonnerat »,en contrebas des rares chalets anciens ou contemporains déjà existants.
Restait un gros point noir du domaine skiable,celui de la liaison village/Chinaillon.
Le télésiège de la Taverne avait certes été doublé,mais le problème de la queue au pied de la Joyère demeurait,devenant si crucial qu'il menaçait l'attractivité même du village en saison hivernale.
C'est en 1986 qu'allait intervenir la solution miracle :un nouveau téléporté au débit jusqu'alors jamais égalé dans la station (1800 personnes/heure)allait créer une liaison parallèle,partant du pied des Envers jusqu'à la crête surplombant le hameau de la Côte !
C'est ainsi que le télécabine « du Rosay »vit le jour après un titanesque chantier à l'image de l'appareil lui même,immense télécabine de 2256 mètres de longueur dotée de 22 pylônes et de véhicules disposant de 12 places chacun !(photo 4)
L'addition,environ quarante millions de francs de l'époque, fut très salée pour la S.A.E.M donc pour la commune,qui dût acquérir une partie des terrains survolés par l'engin.
Les pylônes furent montés en novembre,juste avant de précoces et abondantes chutes de neige(40 cm environ)qui permirent l'ouverture d'une partie du domaine skiable du Chinaillon (de la Cour aux Outalays)dès le 23 novembre :du jamais vu auparavant !
Cette saison d'hiver 1986/87 se présentait donc pour le mieux :une nouvelle télécabine juste terminée en rodage(photo 5) et la neige déjà au rendez-vous.
Hélas,cela ne dura pas...
Dès le début du moins de décembre,un inhabituel et violent courant de sud perturbé déversa des trombes d'eau bien au delà de 2000 mètres d'altitude de façon durable.
Ce puissant et durable redoux fit presque intégralement disparaître la neige dont ne subsista qu'une dizaine de centimètres vers le Maroly d'en haut.
Le domaine skiable ferma juste avant les vacances de Noël au nez des vacanciers,avant que ne s'installe de façon particulièrement durable un temps ensoleillé ,sec et froid.
On rouvrit cependant la piste du Prarian :la nuit,des camions allaient chercher les névés de la route du col et amenaient la neige au Maroly d'en haut via la route des Bouts,où la dameuse allait l'étaler en un mince ruban.
Le jour,le téléski du Prarian était relié au Chinaillon par une noria de skibus rouges qui empruntaient ce même chemin caillouteux ,se croisant à peine.
Après 10 minutes de navette et ½ heure de queue,les téméraires skieurs avaient droit à quelques descentes(dont le nombre fut plafonné afin de pouvoir satisfaire tout le monde) sur un chemin amélioré au ras des rhododendrons qui se finissait sur de la paille:ce pathétique spectacle a marqué durablement les esprits.
A cette époque,les seuls canons à neige se trouvaient sur le bas de la piste des Envers et ne pouvaient pas servir à grand chose,étant juste conçus pour servir d'appoint à l'enneigement naturel qui jusque là n'avait jamais fait défaut au Chinaillon : on les fit tout de même tourner pour récupérer leur précieuse production.
On fit aussi tourner gratuitement durant toutes les vacances les deux télécabines afin de promener les gens(bien que celle du Rosay ait connu quelques couacs de rodage).
La neige revint fin janvier,mais pas en abondance suffisante pour que tout le domaine ouvre(pas plus d'une quarantaine de centimètres)et avant Pâques,elle avait déjà disparu.
Cette saison fut l'une des plus morose jamais vécue au Grand Bornand :les bénéfices dégagés ne suffirent plus à honorer les dettes record de la S.A.E.M largement gonflées par la construction de l'énorme Rosay.
Ceci eut pour effet immédiat de geler toute évolution du domaine skiable.
L'été suivant,un orage d'une rare violence abîma la topographie du domaine.
Mais surtout ,il provoqua la dramatique catastrophe du camping emporté par le Borne le 14 juillet 1987 dont les films et les photos firent le tour du monde ,écornant encore l'image et les finances de la station dont la responsabilité fut mise en cause et qui dut indemniser les familles des victimes.
Notons cependant LA bonne nouvelle de cet été 1987:pour la première fois,la mise en service estivale par la S.A.E.M de la télécabine du Rosay ainsi que du télésiège du Lachat devant le potentiel représenté par le parapente et le ''mountain bike''et la nécessité de rentabiliser ses installations!
Hélas l'hiver 1987/88 qui suivit fut différent,mais guère plus enneigé.
En effet,la station put à peine tourner à Noël :la noria de skibus vers le Prarian ,mais aussi cette fois l'Almet et le Chouly(que l'on fit tourner en téléski fixe sur la seconde moitié de son parcours,avec une vitesse lente ) reprit ...
Si il neigea un peu en janvier,le redoux fit que dès février on skiait sur des rubans de neige sale au milieu des pâturages roussis'pour finir au printemps par une ouverture des pistes en pointillé au gré des rares et faibles chutes de neige et des redoux successifs !
Les deux saisons suivantes(1988/89 et 1989/90)furent marquées par l'alternance de la neige toujours en faibles quantités,de la pluie et du soleil dans une ambiance douceâtre ce qui ne permit pas l'exploitation du domaine en continu au delà du début du printemps.
Les téléskis pour débutants du Mickey et du pont de Suize,situés jusque là au village,durent d'ailleurs dès 1989 être installés plus haut en altitude dans un secteur mieux enneigé,au pied de la gare supérieure du Rosay.
De cette époque date aussi la création de la patinoire au village,vers les Dodes,de façon à apporter une activité d'appoint qui avait disparu depuis les années 1970!
Dès lors,l'immobilier s'effondra en dépit de changements successifs du plan d'occupation des sols par la municipalité dans le but d'attirer les investisseurs.
Des recettes en stagnation,une dette qui explosait :la commune était désormais étranglée par cette succession malheureuse d'hivers sans neige.
La fin du ski au Grand Bornand ???La terrible rumeur circulait de plus en plus ouvertement.
En 1990,le ski sur herbe et la trottin'herbe firent leur apparition sur la piste du Mini-Schuss,le téléski étant à son tour rentabilisé par la S.A.E.M en étant exploité l'été!
Quel bonheur alors de faire du ski et de prendre le tire-fesse sous le soleil de juillet!
Cet été là,les évènements du moyen Orient(guerre du Golfe)mirent un coup d'arrêt à l'immobilier déjà moribond :le prix du mètre carré plongea et beaucoup de projets furent retardés de plusieurs années au Chinaillon(comme« Evalp », ou « Les marmontains »)
Il fallait d'urgence réagir :la piste du Prarian ayant deux hivers durant permis d'assurer une offre minimum en ski,il fut donc décidé à l'automne 1990 le démontage du téléski des Bouts sous exploité afin de l'installer plus haut en parallèle de celui du Prarian ainsi que l'achat d'un canon à neige basse pression mobile,pour la modique somme de 500000 francs.
L'étrange engin ressemblant vaguement à un sèche-cheveux de couleur turquoise fut installé en démonstration sur les tennis du Chinaillon.
Il était alimenté par un tuyau qui venait du torrent en traversant la route entre des planches de bois !
Sa mise en route et le panache qui en résulta suscita l'admiration béate de l'assistance,qui vit bientôt s'accumuler à son pied un tas de « neige ».
Il eût en tout cas le mérite de faire revenir la vraie neige,qui serait dès lors abondante au Chinaillon pour très longtemps!
Les années « sans neige » étaient derrière nous,mais nous ne le savions pas encore:la situation restait très critique pour la S.A.E.M qui fut contrainte au développement le plus mesuré possible.
L'essai concluant du canon à neige du Chinaillon acheva de réorienter sa politique :le développement de la neige de culture dont elle s'était jusque là peu soucié deviendrait désormais la priorité absolue dans l'aménagement du domaine skiable...
Ainsi,en 1992,elle acheta deux canons basse pression de plus bien que sur le plan des pistes ne figure pourtant pas encore la mention ''neige artificielle''.
Le 04 janvier 1993,la télécabine de la Joyère brûla malencontreusement ...l'assurance n'acceptant de payer que si un appareil identique était construit.
Or,à l'époque,les « oeufs » 4 places ne se faisaient plus :la S.A.E.M commanda donc à la société Poma une télécabine 4 places entièrement neuve(à l'exception de la gare inférieure) ,dotée des nouvelles cabines « Espace 4 » créées tout exprès pour cette occasion : elle fut d'ailleurs,avec celle de Luchon/Superbagnères, l'ultime télécabine quadriplace neuve installée en France !
De plus,la S.A.E.M déplaça le téléski de la Mulaterie lors de l'extension vers le Maroly de la route des pistes,réalisa l'installation de deux cordes pour les débutants(le « Castor » et le « Donald »)mais surtout celle de deux mini-réseaux d'enneigement basse pression enterrés,alimentés par le torrent du Chinaillon :
-le premier allait de la Bournerie au pied du Châtelet
-le second était au pied du Maroly,le long de la piste du Chouly.
Les canons étaient déplaçés à la dameuse d'un regard à l'autre,et la faible quantité d'eau prélevable dans le torrent ne permettait pas un bon rendement...
En 1994 la S.A.E.M ,dont les affaires commençaient enfin à sérieusement reprendre suite au retour de la neige,put implanter un lac artificiel sur le site du marais de la Cour afin d'alimenter de façon satisfaisante un futur réseau d'enneigement artificiel fixe sur le domaine skiable du Chinaillon,ce qui permettrait enfin l'enneigement ultérieur d'une piste complète.
Le choix de cet emplacement fut dicté par la présence d'un ensemble de sources au débit très régulier suceptibles d'êtres captées sans créer trop de dommages à l'environnement :les associations écologistes veillèrent au grain et réussirent à réduire le projet initial ;une partie du marais fut ainsi sauvée.
Avec ce lac,la S.A.E.M allait désormais pouvoir envisager son avenir avec plus de sérénité:l'optimisation du domaine skiable aux installations vieillissantes allait maintenant commencer...
(merci encore une fois à Jérôme pour les photos )
octobre 2006
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Une des premières missions de la nouvelle société anonyme d'économie mixte(S.A.E.M)fut d'achever,en 1975,la construction du télésiège de la Tolar commencée et interrompue en 1974.
Ce troisième télésiège permit,tout en offrant une jolie piste exposée au nord,un retour direct du Maroly vers le village du Grand Bornand en évitant les téléskis saturés du Chinaillon.
Cette année vit aussi la construction dans l'urgence par la Beausite d'une nouvelle remontée sur le secteur du Chinaillon:le téléski de la Bournerie.
Ce petit appareil n'était pas destiné aux débutants,mais devait permettre aux skieurs du centre du Chinaillon de gagner rapidement les installation de la Beausite sur les côtés du domaine skiable en évitant le point noir de la Floria.
En 1976 deux télésièges Montaz-Mautino au design résolument moderne(pylônes épurés et véhicules oranges)furent construits en même temps par la S.A.E.M:
1)le télésiège biplace fixe du Lachat,nouveau et vertigineux point culminant du domaine,destiné à attirer une nouvelle clientèle sportive et à donner au domaine une nouvelle dimension .
2)le télésiège triplace fixe des Outalays (photo 1),destiné à rallier directement le Grand Bornand village(voir article « Le téléski des Outalays »)en évitant les queues effroyables aux pieds des téléskis existants.
Cette même année 1976,la S.A « Chinaillon Beausite » refit parler d'elle en installant ses deux ultimes remontées mécaniques:le téléski de la Mulaterie,le long du bois de la Cour,ainsi que son premier télésiège:le télésiège triplace fixe du Châtelet.
Ce nouveau Châtelet était surtout destiné au prestige de la Beausite,qui proposait enfin à son tour un télésiège ,triplace de surcroît!
De fait,ne servant pas à grand chose ,ledit télésiège n'eut pas vraiment le succès escompté.
Après ces gros coups de part et d'autre(photo 2),les investissements allaient marquer une pause de deux ans.
En 1977,le téléski ''enfants''(à l'extrême ouest du Chinaillon)fut même démonté sous la pression immobilière toujours croissante(photo 3)...
La S.A.E.M reprit donc seule les investissements en 1979(photo 4)avec la construction du télésiège biplace fixe des Languières (photo 5),du mini téléski du Crozat,mais surtout la restructuration du télésiège de la Joyère,qui devint suite à un dramatique accident sur la ligne la télécabine quadriplace de la Joyère,la première du Grand Bornand!
Elle s'accompagna de la réalisation de la fabuleuse piste des Envers,dont le bas était bordé d'étranges tuyaux munis d'injecteurs :les premiers canons à neige venaient d'apparaître,et il n'avaient pas fini de faire parler d'eux!
En 1980,le téléski du Stade(à usage restreint)fut l'ultime téléski débrayable neuf installé au Grand Bornand,doublant celui de la Floria sur le milieu de son parcours,lequel céda la place l'année suivante au télésiège triplace fixe de la Floria.
Ce remplacement fut une première,car jusque là on doublait simplement les téléskis existants d'un télésiège,ce qui ne constituait pas une véritable optimisation du secteur.
En 1981 toujours,la méritante S.A « Chinaillon Beausite » ,qui avait dès 1974 perdu son avance et une partie de son indépendance, finit par être absorbée par la S.A.E.M vingt ans après sa fondation et suite à un long déclin,sans doute accéléré par la construction de son inutile télésiège...
Deux télésièges du même type que celui de la Floria étaient également prévus cette année là dans un tout nouveau secteur encore vierge de remontées mécaniques:la superbe vallée de la Duche.
Le but était de s'approcher de la Pointe Percée et d'en équiper les abords afin de river le clou de l'éternelle rivale La Clusaz qui,depuis 1962,narguait le Grand Bornand avec sa mythique combe de Balme.
Mais ce projet souleva la colère des militants écologistes qui le bloquèrent jusqu'en 1982,année au cours de laquelle les télésièges triplace fixe de la Duche et des Annes(photo 6) furent achevés contre la garantie de ne pas ''s'attaquer'' à la Pointe Percée !
Après une nouvelle année de pause,deux télésièges triplace fixes pourvus de nouvelles gares motrices au design repensé (le tout nouveau type ''Alpha''apparu en 1983 sous cette forme)furent construits.
Le premier,les ''Terres Rouges''(photo 7),était destiné à doubler le téléski du Chouly qui,étant l'accès principal du Prarian,de l'Almet et depuis peu de la Duche et des Annes, saturait complètement !
Conçu à l'origine pour pouvoir être transformé en télésiège triplace débrayable,cet appareil n'évoluera hélas jamais...
Le second,le''Crêt'',devait résorber le point noir des files d'attente au télésiège de la Taverne,dont le débit n'était plus en relation avec celui de la télécabine de la Joyère.
Ce télésiège(dont la station motrice se trouve en gare supérieure) accomplit sa mission en offrant en prime une nouvelle piste bleue en forêt,très agréable,dans un coin encore vierge de la Joyère.
Les remontées mécaniques de l'époque desservaient déjà toutes les pistes actuelles,même si certaines étaient en fait des hors pistes tandis que depuis déjà dix ans,les massifs ''immeubles chalets'' poussaient un peu partout...
La piste du Crêt fut ainsi la dernière d'entre elles à voir le jour en site vierge...1984 marqua donc la fin de l'extension du domaine skiable .
Ayant accompli sa mission en donnant au domaine skiable sa dimension définitive mais à nouveau endettée,la prudente S.A.E.M du Grand Bornand entra dès lors dans une nouvelle phase dite de ''développement raisonné''afin d'éviter les erreurs des S.A qui l'avaient précédée...
(merci à Jérôme pour les photos 1,3,4,6,7 et 8)
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Malgré l'installation du fabuleux téléski de la Floria qu'elle inaugura le 11 janvier 1962(photo 1),la S.A ''le téléski du Grand Bornand'' n'entendait pas se laisser distancer par cet embryon de concurrence,sentant bien chez la S.A ''du téléski de la Mulaterie'' un très fort potentiel financier,mais surtout foncier...
Elle lança donc dans la foulée la construction du téléski du Châtillon,partant du hameau de la Côte et arrivant au col du même nom d'où s'offrait une vue somptueuse sur la chaîne des Aravis(photo 2).
L'appareil,toujours un ''Poma'',marchait au mazout!
La zone ,agréable et peu technique,était fort connue des randonneurs à ski depuis les années 1930 mais jusque là inéquipée...
Le tracé particulièrement étrange de cet appareil qui existe encore avait pour but de contourner la zone avalancheuse de l'envers des Arces.
La beauté et la bonne qualité de la neige du site exposé au nord ouest ainsi que le célèbre ''Bois à Casimir''firent son succès.
Et en prime,il devint possible de rallier à skis le village via de superbes et longs itinéraires hors pistes!
En 1963 elle installa le premier véritable téléski pour grands débutants du Chinaillon,nommé ''téléski enfants''.
Il partait du bord de la route menant aux Outalays et arrivait en contrebas du chemin qui menait à La Côte.
Et le téléski de la Mulaterie déménagea au départ du hameau et fut rallongé sous le nom de "téléski de la Cour".
En 1966,la S.A « du téléski de la Mulaterie » fut recapitalisée,devenant la S.A « Chinaillon Beausite ».
Dotée désormais de gros moyens financier,la Beausite déclara alors la guerre à la S.A concurrente en installant le grand,rapide et vertigineux téléski du Châtelet destiné à faire venir une fraction plus sportive de la clientèle « volée »à la S.A « les téléskis du Grand Bornand »(photo 3).
L'année suivante,en 1967,elle s'attaqua au monopole de cette dernière sur la clientèle débutante en installant à son intention les téléskis du Venay(sur la route du col de la Colombière)et du Mini-Schuss,sur l'envers du Chinaillon(photo 5).
Les pylônes de ces téléskis peints en rouge minium ,caractéristique des installations Beausite,étaient aisément reconnaissables.
Ces appareils,du fait qu'ils ne formaient pas un domaine bien relié,n'étaient pas à même de concurrencer sérieusement le téléski de la Floria et attiraient plutôt une clientèle peu sportive et surtout plus clairsemée...
La S.A''du téléski du Grand Bornand''prit de surcroît en octobre 1967 le nom plus adapté et plus vendeur de S.A''des téléskis du Grand Bornand''...
La Beausite,désavantagée,ralentit dès lors de façon délibérée le développement de la S.A''du téléski du Grand Bornand''en n'accordant pas le passage des futures remontées mécaniques sur les terres de ses actionnaires!
Ainsi,en 1967,le projet fait par la S.A''Les téléskis du Grand Bornand''de liaison du Chinaillon avec le village tomba à l'eau...
Notez que l'appelation''Chinaillon'' était à l'époque réservée au seul vieux village.
Juste après la construction des premiers immeubles (dont ''Les Rhododendrons'' et ''La Résidence'') dans les années 1960,la station fut nommée ''Super Grand Bornand''sans doute par effet de mode mais cela ne dura pas!(voir photos 3,4,5).
Après une pause de cinq ans,le développement du domaine skiable commença à s'accélérer de façon spectaculaire en 1972 sous la pression de la S.A''Chinaillon Beausite''qui,si elle voulait éviter le dépôt de bilan à moyen terme,devait coûte que coûte augmenter sa clientèle en investissant dans l'extension de son parc d'installations...
Alors que la S.A ''des téléskis du Grand Bornand'' toujours dans son idée de relier le Chinaillon au village mais étranglée ne put qu'installer le petit téléski de la Côte et moderniser celui du Châtillon,la S.A''Chinaillon Beausite''passa à la vitesse supérieure en installant vers la vallée du Maroly(dont les terres appartenaient à ses actionnaires)trois nouveaux téléskis et non des moindres:la Cour I,les Bouts et son fleuron le téléski du Maroly,alors le plus haut de la station.
Le téléski de la Cour fut de surcroît rallongé afin d'accéder au Maroly,prenant le nom de"Cour II",ce qui fit de cette campagne d'aménagement la plus importante jamais réalisée au Grand Bornand jusque là.
On rentrait du Maroly en empruntant le téléski des Bouts puis en rejoignant le sommet de la Cour 2 via un chemin au flan de la Floria(cet itinéraire,bien que peu fréquenté,existe encore :il est même régulièrement damé).
Durant les années 1961 à 1974,il exista donc deux forfaits:les ''rouges'' et les ''gris''.
Les deux compagnies concurrentes communiquaient dans les mêmes publications,celles du syndicat d'initiative,mais dans des encarts différents dans lesquels chacune mettait en avant son atout principal:la Floria pour la S.A''les téléskis du Grand Bornand''(photo 6),et le ''nouveau domaine skiable du Chinaillon''(comprenez le secteur du Maroly!) pour la S.A''Chinaillon Beausite''(photo 7),qui ne comptait pas en rester là à en juger par sa réclame exposant la future extension du secteur du Maroly!!!
En effet,il était prévu de construire quatre téléskis:le ''téléleski(SIC) de la Sonnerie''(non réalisé,mais dont le tracé est celui de la première moitié du téléski du Chouly actuel),le téléski ''de l'Almet''(le seul qui ait été effectivement réalisé sous ce nom ),le téléski ''des Terres Rouges''(non réalisé)et enfin le téléski ''du Vacheret''(réalisé ,mais sous le nom de''Prarian'')
Toutefois,les deux compagnies présentaient leurs tarifs dans un même encart(photo 8) probablement pour en faciliter la comparaison et exacerber leur concurrence,même si dès 1968 des forfaits communs furent créés afin de satisfaire la demande de la clientèle,lassée de devoir choisir entre deux domaines skiables sur le même site(photo 9)...
Mais pour la S.A ''Les téléskis du Grand Bornand'' les bénéfices s'effondrèrent,minés par la concurrence féroce de la Beausite qui non seulement bloquait son développement mais en plus partageait une clientèle d'autant moins extensible que l'offre en lit sur la commune stagnait depuis quelques années.
Tant et si bien qu'elle fit faillite en 1973,avant d'être dissoute.
Une page était définitivement tournée et pas la moindre :celle des pionniers de l'équipement du domaine skiable.
Ne pouvant se résoudre à voir son domaine skiable lui échapper,la commune reprit en 1973 l'exploitation des installations au sein de la régie existante et s'engagea dans une fuite en avant sans précédent dont le financement (ce fut là le vrai coup de génie de la municipalité de l'époque)provint de la multiplication des permis de construire jusque là très limités.
Ils furent principalement accordés dans les zones déjà urbanisées donc utilisant l'infrastructure existante (routes,approvisionnement en eau,etc).
Les résidences neuves offrant des surfaces moins généreuses donc plus accessibles aux acheteurs y poussèrent comme des champignons générant de ce fait de grosses recettes à court terme via les taxes,particulièrement élevées au Grand Bornand...(photo 11)
Et à partir de ce moment là,le front de neige fut enfin desservi par la toute nouvelle route des pistes le long du torrent du Chinaillon,qui permit de faire exploser l'offre de stationnement.
Toujours en 1973,furent construits les deux premiers télésièges de la station: biplace débrayable de la Joyère (le quatrième installé en France par la société Poma,et le biplace fixe de la Taverne(photo 10),les deux maillons de la liaison Village/Chinaillon attendue depuis 1967 !
Deux téléskis ,le Roc des Arces et les Combes,furent également construits cette même année au niveau de la station intermédiaire entre les deux télésièges,sur le plateau de la Joyère afin d'offrir enfin aux skieurs débutants des pistes prévues pour eux et ensoleillées en accès direct depuis le village(l'offre jusque là était ridicule).
Le record du plus gros chantier de 1972,détenu par feue la Beausite,était désormais battu.
La fréquentation du domaine explosa donc dès l'hiver 1973/1974 ,comme l'immobilier soutenu par une crise pétrolière désormais durablement installée.
Tous les bénéfices furent aussitôt réinvestis en 1974 par la régie dans la poursuite de l'aménagement de la vallée du Maroly,dans laquelle furent installés trois nouveaux téléskis par le constructeur haut-savoyard Montagner.
Il s'agissait des téléskis du Chouly(voir l'extraordinaire photo 12),du Prarian et de l'Almet.
Le Chouly était d'ailleurs,avec ses 1850 mètres de long,la plus longue des remontées mécaniques du domaine skiable.
Ces trois appareils furent les derniers grand téléskis installés à l'usage du public sur le domaine.
En effet les télésièges,apparus sur le domaine l'année d'avant,allaient désormais les supplanter de façon définitive sur les longs parcours.
D'ailleurs,le troisième d'entre eux,La Tolar,fut commencé cette même année seulement,la neige précoce de septembre 1974 ne permit pas son achèvement!
Le 03 octobre 1974,une nouvelle société d'économie mixte,la S.A.E.M ''Les téléskis du Grand Bornand'' fut constituée.
Elle regroupa la régie communale (qui possédait le Terret,la Joyère ,la Taverne,le roc des Arces et les Combes ainsi que le Chouly,le Prarian et l'Almet alors encore en construction)et les anciens actionnaires de la S.A « les téléskis du Grand Bornand »(qui possédaient la Côte,le Châtillon,les Outalays,le Baby et la Floria).
Elle fit la part belle à ces derniers,dont le rôle pionnier dans l'aménagement du domaine fut reconnu à sa juste valeur...
La S.A « Chinaillon Beausite »,quant à elle, sortit victorieuse de la guerre et survécut :ses investissements massifs sur la vallée du Maroly avaient été payants,faisant significativement décoller son chiffre d'affaire.
Dès cette époque,ses installations rouges qu'on accusait de polluer visuellement le Chinaillon (ce qui était un comble étant donné le nom de cette S.A) furent repeintes en vert foncé !
Toutefois,consciente de sa fragilité et de ses intérêts,la S.A « Chinaillon Beausite » se rapprocha très sensiblement de la nouvelle et puissante S.A.E.M avec laquelle elle s'associa de façon à ne plus proposer désormais qu'un seul forfait de ski ,valable sur toutes les installations:enfin!
(Merci à Jérôme pour les photos 10 et 11 ainsi que pour les exceptionnelles photo 1 et 12 que lui a aimablement fourni M.Félicien Missillier)
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Le 12 décembre 1944, les commerçants du Grand Bornand constituent la S.A''du téléski du Grand Bornand''pour doter enfin le village d'un équipement de tourisme hivernal.
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