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Verbier Ride

Saison 2002-2003
Reportage complet sur l'épreuve de Freeride qui s'est tenue le 11 mars 2003...

La Verbier Ride fait fondre le Mont Gelé....
(Romain Raisson, et sa façon particulière d’assurer un run, gagne la compète freeride de Verbier)

Du beau spectacle ", ont été les trois mots prononcés par Francine Morillon (à droite sur la photo), directrice technique de l’événement, gros sourire aux lèvres, après le deuxième et dernier run lundi, peu de minutes après que Romain Raisson ait envoyé deux des plus grosses barres de la face du Mont Gelé.
Deux jours, deux runs, 36 coureurs, du beau temps comme on en voudrait toujours après une bonne tempête et une neige bien conservée sur une face bien exposée sous les câbles de ce télécabine de Verbier.



Romain


Romain (photo Nacho)

La ligne choisie par le freerider des Arcs a été payante, mais c’est surtout sa fluidité, sa maîtrise et sa technique qui lui ont servi pour convaincre les juges. Romain a inclus deux sauts de barres époustouflants, l’un d’entre eux pas encore vu dans les autres runs, deux jumps qu’il a maîtrisé, en l’air et à l’atterrissage. A croire que son expérience comme moniteur de parapente lui fait être à l’aise là haut, dans les airs.
Entre les deux sauts, une ligne croisée, commencée à gauche en descendant, puis en allant taquiner la partie centrale de la face, avec un des deux gros sauts de la journée, pour ensuite, une fois encore retourner sur la partie gauche de la montagne.
Romain, qui teste des skis Quechua et a Cébé et Quicksilver comme sponsors, avouait après avoir reçu son prix de mille euros qu’il n’a pas trop engagé par peur de tomber.
" Je ne voulais pas me prendre une boîte et finir dernier de la finale. Je voulais faire quelque chose de différent, des choses que j’étais sûr de pouvoir poser ", a-t-il affirmé, pendant que le journaliste et freerider allemand Martin Hesse et moi même restions bouches bées...
Le rider français n’a pas seulement choisi une ligne très engagée, mais il a aussi été l’auteur des jumps plus impressionnants de la finale.

Pas de gros sauts pour le deuxième classifié, Thomas Diet. Thomas, lui, a préféré et a suivi un conseil intérieur qui lui dictait prudence, vitesse et maîtrise. Et il a suivi le conseil à la lettre. Premier ex æquo avec Romain la veille, le système de jugement lui assurait une bonne place lundi s’il finissait le run sans chuter. Et c’est ce qu’il a fait.
" C’est dur psychologiquement de tout foutre en l’air au deuxième run. Ça m’est arrivé quatre fois dernièrement. Je voulais vraiment assurer. Maintenant je peux repartir à bloc ", nous a confié Thomas à la fin de la journée.
Petite astuce morale et leçon psychologique qui lui ont valu la deuxième place du podium et de bonnes chances qu’il fasse un carton dans les prochains évènements, comme celui de Courchevel. Il part avec le moral à bloc.
Le système de jugement, c’est à dire l’addition des notes du run de classification et de la finale, ont aussi été payants pour la norvégienne Marte Lise Karlsen, tombée lundi, lors de la finale, mais bien au dessus de ses concurrentes la veille.
Beaucoup de gens dans le public et moi même pensions que la victoire finale serait pour la sympathique allemande Steffi Frank.
Steffi a défié les lois de la gravité lundi, ouvert une nouvelle ligne jusqu’à alors inexploitée complètement à gauche en descendant et surtout c’est la seule à ne pas être tombée lors de la dernière descente.
Deuxième place pour la freerideuse qui avait décroché la meilleure boîte lors du dernier Red Bull de Chamonix. Elle s’en tire plutôt bien et on espère qu’elle sera encore plus haut la prochaine fois.


Nacho à le reco...



Chez les hommes, notre ligne préférée a été celle de Jonas Delonge. Le canadien n’a pourtant pas su convaincre les juges et n’a fini que 10ème.
Un autre canadien a démontré encore une fois qu’il ne faut pas sauter des grosses barres pour être entre l’élite. Ross Janzen a cherché l’originalité, une descente technique dans du raide et entouré de nombreux rochers. Ross a finit neuvième.
" Beaucoup de nouvelles lignes dans cette face " nous signalait Francine. " J’espère seulement que nous n’aurons pas donné trop d’idées aux touristes qui ont regardé la compétition " a-t-elle répété à la fin de l’événement.
Spécialement parce que, des touristes, à Verbier, il y en a des masses. Nous ne savons pas si beaucoup d’entre eux ont été tentés de suivre les traces des freerideurs présents, bien que beaucoup ont bel et bien été tentés par notre sweatshirt Tartiflette. D’un côté, pas étonnant, vu la passion des suisses pour le fromage, d’un autre côté… un exemple de plus que la Tartiflette fait un tabac en Suisse, en France et partout dans le monde.
Cyril Meynet, l’autre français qualifié pour la finale, sans oublier William Kocher, nous a fait un peu peur avec une chute spectaculaire, tête première contre le seul rocher du couloir central du Mont Gelé, après un superbe run, pourtant.
Du spectacle, la Verbier Ride nous en a donné. Quatre base jumpers ont ouvert le bal en sautant d’un hélicoptère qui survolait le Mont Gelé. Le quatrième a fait frémir tous les spectateurs qui profitaient d’un soleil flamboyant… Tête première dès son départ, il a vraiment ouvert son parapente au dernier moment…

Peter Bolstad
Pas de grosse casse à la fin de cette épreuve freeride. Un disqualifié lors du run de classification, Nacho Ferrer Catena, moi même… encore vivant et sans une égratignure, mais pas fier de moi, après un " wipe out " qui aurait pu me casser une bonne partie du squelette.
" Nous avons eu très peur avec certains concurrents… , mais la compète a vraiment été cool " en concluait Géraldine Fassnacht, la charmante snowboardeuse du jury qui comptait aussi avec les yeux experts de Dominique Daher, de Skieur Magazine, et de Dino Raffault, l’organisateur de la Freeride des Arcs.

Heureusement que le docteur Paul McCrossin, un chiropracteur australien spécialement embauché par la Verbier Ride, est venu tout droit de Londres pour tout nous remettre en place.
Lundi soir, fête à la piscine, au centre sportif de Verbier… en fait, dans quelques minutes, mais nous n’en sommes pas encore là… Ça sera une bonne occasion pour certains pour se détendre et pour d’autres pour saccager un peu le système nerveux, histoire d’avoir une excuse pour retourner voir Paul, alias Pablito, demain soir !


Texte et portraits : Nacho Ferrer Catena (ndlr : grand merci pour ce superbe reportage!)
Remerciements : Phil Martin de l'organisation pour les photos d'action.

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